[81] Atouts Tarn n°90 mai/juin 2012
[81] Atouts Tarn n°90 mai/juin 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°90 de mai/juin 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Tarn

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : la gestion et l'eau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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portraits Ph. : M.-P. Volle. Le Conseil général a accompagné ces travaux de restauration de façades Les travaux de restauration de la façade de l’orangerie du Parc Foucaud à Gaillac pour lesquels Hervé Langlois a été récompensé lors du concours des métiers d’art rentraient dans le cadre de l’aménagement d’une structure multi-accueil communautaire (crèche, halte-garderie) d’une capacité de 42 places. Le Conseil général a accompagné ces travaux dans le cadre du Contrat Atouts Tarnavec la Communauté de Communes Tarnet Dadou. Montant de la participation du Conseil général : 394 000 euros. 24/atoutstarnn°90 Hervé Langlois Restaurateur de trésors cachés Il peut accueillir dans son atelier un très vieux rétable ou restaurer un décor mural vieux de quelques siècles. Visite chez Hervé Langlois, conservateur - restaurateur de peintures murales et bois polychromés et dorés. P arisien il fut, Gaillacois il est devenu. Hervé Langlois s’est installé sur les bords du Tarnil y a maintenant cinq ans, depuis qu’il a posé son atelier dans un ancien chai qu’il a lui-même aménagé. Il est loin le temps de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. « On y suivait alors un cursus très formateur, on travaillait sur différents ateliers, la peinture, la gravure, la sculpture, la lithographie », se souvient Hervé Langlois. Un choix de vie l’emmène dans l’Ariège. « J’avais avec moi mon bagage de plasticien, d’historien de l’art, mon expérience dans un cabinet d’architecte et j’ai pu m’orienter vers ce goût particulier que j’avais pour le patrimoine. » Sa carrière passe aussi par une collaboration suivie durant plusieurs années avec trois ateliers de conservation restauration, à Paris, à Blois ou à Avignon en tant que travailleur indépendant. Il va là où sont les œuvres à restaurer ou à conserver, et là où se trouvent les hommes auprès desquels il prend toujours le temps d’écouter la grande histoire et leurs anecdotes. Hervé Langlois développe ainsi l’expérience nécessaire à la création de sa propre entreprise dont l’effectif est aujourd’hui de quatre personnes. « Travailler à l’intérieur de ces ateliers m’aura permis de développer les connaissances acquises dans ce domaine-là. Mon métier est conservateur-restaurateur. Le volant de l’opération de restauration nécessite d’appréhender toutes les techniques nécessaires. Reconnaître les matériaux c’est une chose, mais savoir identifier la nature des altérations et leur traitement est du pur domaine de la conservation. Les choix des produits et du mode opératoire sont des choses auxquelles on est confronté et qu’il va falloir apprendre. » « Il va là où les œuvres sont à restaurer ou à conserver. » Déjà lauréat de la Société d’Encouragement des Métiers d’Art au niveau départemental en Ariège puis au niveau régional, Hervé Langlois a une troisième fois été primé dans le Tarncette fois pour la reconstitution d’un décor à fresque de l’orangerie XVIII° du Parc de Foucaud à Gaillac. Avec son équipe et l’accompagnement d’Hervé Thillard, enseignant à l’Ecole de l’Art et des Matières à Albi, il a reconstitué l’ensemble du décor, en respectant la technique de la fresque. « Un projet exceptionnel, car pour nous, praticiens, c’était les retrouvailles avec des techniques anciennes très rarement employées de nos jours en extérieur. Il a duré six mois. J’ai développé le projet avec l’architecte de la maîtrise d’œuvre, puis regroupé autour de mon atelier les compétences complémentaires avec le savoir-faire de matiéristes pour la réalisation des enduits à la chaux. » Malgré une longue activité professionnelle, Hervé Langlois aime comme au premier jour donner à chacun l’occasion de redécouvrir un décor ou un objet dans toute sa beauté originelle. La Cathédrale Sainte Cécile à Albi ou l’église Sainte Catherine de Labastide-Dénat ont bénéficié de son savoir-faire. L’atelier Langlois s’est également vu confier un travail de recherche de décors originaux au Palais de la Berbie. n Hervé Langlois 15, rue Aristide Briand 81600 Gaillac 05 63 57 10 27 www.herve-langlois.fr/atelier.html
L’artisan du temps Lauréat du prix départemental des métiers d’art, l’horloger castrais Serge Nicouleau a accumulé les expériences professionnelles avant de se tourner un peu par hasard vers l’horlogerie. Autodidacte, il a appris son métier sur le tas et est récompensé pour la qualité et la finesse de son travail. Il est aujourd’hui maître artisan d’art. I l le dit lui-même. « Mon cursus professionnel est un peu hétéroclite… » Dans son échoppe de la rue Sabaterie à Castres, Serge Nicouleau raconte sa vie, ou plutôt ses vies, celles qui l’ont amené à se poser là comme horloger. Au mois de mars dernier, Serge Nicouleau a obtenu le prix départemental des métiers d’art, concours organisé par l’Institut National des Métiers d’Art et soutenu conjointement par le Conseil général et la Chambre de métiers et de l’artisanat du Tarn. Prix obtenu pour la restauration d’un cartel Louis XV. « Une pendule à poser en bois peint, avec une garniture en bronze », explique l’horloger. C’était une pendule en très mauvais état et c’était un gros défi à relever que de redonner vie à un tel objet. Une cartouche du cadran était cassée, le bronze était oxydé, le mécanisme était rouillé et oxydé. J’ai donc du démonter tous les bronzes et les garnitures, démonter entièrement le mécanisme, restaurer les bouchons et pivots, rectifier les différentes pièces usées, fabriquer le verre de la porte avant et restaurer le cadran… » Le résultat a su séduire les membres du jury. Pas mal pour un autodidacte. Car Serge Nicouleau, 56 ans aujourd’hui, est devenu horloger presque par hasard. À la base, il est imprimeur. À l’imprimerie Privat à Toulouse. Mais l’amour a eu raison de son avenir professionnel dans le secteur et le voilà granitier dans l’entreprise du père de son épouse à Lacrouzette. L’horlogerie viendra plus tard, il y a une vingtaine d’années. « Démonter et remonter les montres m’intéressait, explique l’intéressé. J’ai appris sur le tas, en demandant conseil ici ou là. J’ai repris un ancien magasin de vente et de réparation de bijoux à La Salvetat-sur-Agout. Et j’ai découvert un univers à ma mesure ! L’atelier avait abrité trois générations d’horlogers. Tout était en l’état ! Outils, pièces, engrenages. » Serge Nicouleau, qui a toujours fonctionné au coup de cœur, se passionne pour son nouveau métier, cherche de l’aide auprès d’anciens horlogers, passe ses nuits à dévorer des ouvrages sur le métier d’horloger. Le métier rentre progressivement, il peaufine sa technique, prend de l’assurance, et va même jusqu’à fabriquer les pièces manquantes. « À La Salvetat-sur-Agout, j’étais bijoutier et horloger. À Castres, où je suis installé depuis 2000 dans la même boutique, je ne fais que de l’horlogerie. » « Il faut remonter à l’enfance de Serge Nicouleau pour expliquer cette habileté, cette adresse manuelle » Serge NICOULEAU Sans doute faut-il remonter dans l’enfance de Serge Nicouleau pour expliquer cette passion, cette adresse, cette habilité manuelle. « À la ferme, chez mes grands-parents, il fallait savoir tout faire, tout réparer ou créer la pièce ou l’outil manquant. Je me suis donc mis très vite à démonter les objets, regarder à l’intérieur pour essayer de comprendre. Et plus l’objet était petit, plus il m’attirait. » Serge Nicouleau redonne donc une seconde jeunesse aux horloges comtoises et autres montres à gousset ou montres modernes que lui confient ses clients. Et le voilà aujourd’hui sur le devant de la scène. « Les horlogers, nous travaillons souvent dans l’ombre. Ce prix est une reconnaissance et surtout un encouragement supplémentaire à toujours viser l’excellence. » n Serge Nicouleau - 19, rue Sabaterie, 81200 Castres 05 63 72 54 33 Le Conseil général soutient l’artisanat Le secteur de l’artisanat propose une large gamme de services qui permettent, par la proximité avec la population et plus particulièrement en milieu rural, de participer à la dynamique économique. C’est dans une volonté de soutien à l’artisanat tarnais que le Département a mis en place, en janvier 2004, en partenariat avec la Chambre de métiers et de l’artisanat du Tarn, un fonds d’aide à la reprise ou à la création d’entreprises artisanales en milieu rural. En 2011, 19 dossiers ont été acceptés, représentant un montant de 91 000 e de subventions. Service du Développement 05 03 45 66 20 Chambre de métiers et de l’artisanat, 05 63 48 43 53 atoutstarnn°90/25



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