[81] Atouts Tarn n°88 sep/oct/nov 2011
[81] Atouts Tarn n°88 sep/oct/nov 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°88 de sep/oct/nov 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Tarn

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 10,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'été, faites étape dans le Tarn.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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portrait 16 atoutstarnn°88
NICOLAS LECORDONNIER Meilleur ouvrier de France LE SOUCI DU DETAIL « Un des Meilleurs Ouvriers de France » dans les métiers de la communication, du multimédia, de l’audiovisuel – imprimerie communication graphique, multimédia, ça en jette sur une carte de visite. Nicolas Lecordonnier, récent lauréat d’un concours de très haut niveau, pourrait rouler les mécaniques ou s’en vanter haut et fort. Sa simplicité naturelle ne le pousse pas forcément à se raconter mais le sens du détail avec lequel il explique à la fois son métier et le concours qui l’a consacré MOF laisse imaginer la minutie dont il doit faire preuve au quotidien. Nicolas Lecordonnier, 33 ans, est mû par les challenges. Celui de reprendre une imprimerie alors en dépôt de bilan (la SIEP à Puygouzon) fut le premier. « Je n’avais aucune disposition à faire de l’imprimerie, explique l’intéressé, même si mon père était commercial pour un imprimeur. » Son bac électrotechnique en poche, Nicolas obtient un BTS Force de Vente. Mais l’idée de tenter l’aventure dans l’imprimerie avec papa le taraude un peu. Il apprend sur le tas, mais il apprend vite, au contact de deux « pointures » de l’imprimerie : Jean-Louis Potron, alors en poste à la SIA (devenue Art et Caractère) à Lavaur et Guy Etchegoinberry, responsable du Pôle Arts Graphiques au Lycée Jolimont à Toulouse. « Monsieur Potron m’a appris le métier. C’est mon mentor. Grâce à lui j’ai eu le meilleur bagage technique quand j’ai voulu voler de mes propres ailes. » Le 2 janvier 2000, les Lecordonnier père et fils s’installent dans les locaux de la SIEP. Pendant huit ans, ils vont s’attacher à pérenniser l’entreprise avant de se rapprocher et de se regrouper avec l’imprimerie Reliefdoc à Balma. Le père a pris la retraite, le fils est désormais directeur technique et responsable de l’atelier. Il est aussi MOF. Ce fut son second gros challenge. « Guy Etchegoinberry est pour beaucoup dans mon envie de tenter le concours des MOF. C’est un bonhomme qui me faisait Au-delà des rencontres, ce sont les challenges qui font avancer Nicolas Lecordonnier. rêver dans son approche du métier. Il avait toujours la bonne réponse, le bon conseil, et puis ce souci du détail. Il me disait souvent d’essayer de passer le concours des MOF, qu’il était à ma portée… » Un plus pour l’entreprise Tenter un concours pour être Meilleur Ouvrier de France demande du temps, du travail et beaucoup d’énergie. Il s’inscrit une première fois mais ne donne pas suite. « Trop dur, dit Nicolas. J’étais alors en plein développement de l’entreprise. » Trois ans plus tard, il retente sa chance, mais ne va pas au bout du concours. « Il faut se dégager une fenêtre de tir dans sa vie pour se consacrer uniquement au concours, se dégager du temps, je n’ai pas su le faire. » La troisième tentative sera la bonne. « Je sentais que c’était mon tour, le développement de l’entreprise était ok, on venait d’investir dans du bon matériel. C’était le bon moment. » Il passe les qualifications, qui impliquaient de facto le passage à la norme ISO 12647. « Cela a nécessité le recalibrage complet de la chaîne graphique de l’entreprise… » Le sujet est complexe. Il consiste en la composition et à l’impression (1000 exemplaires) d’une affiche avec un logo et une image imposés, tout en y intégrant des couleurs au choix du candidat (bleu, bronze et or pour Nicolas Lecordonnier). La suite, ce sont 3 mois de calibrage machine, 170 heures de travail pour arriver au résultat final, des dizaines d’essais d’impression et de superposition de trames, 10 heures pour imprimer 1000 affiches (« j’ai recommencé deux fois…), 12 heures pour réaliser une caisse spécialement destinée au transport du produit fini… À l’arrivée, l’obtention du diplôme MOF est bien évidemment une immense « satisfaction personnelle » mais aussi un gain technique et technologique incroyable pour l’entreprise. « C’est surtout une réussite familiale. Il faut avoir le soutien de tout le monde. » Pendant les six mois de préparation au concours, Nicolas Lecordonnier aura tout de même trouvé le temps d’assister à l’accouchement de son épouse et de participer à trois semi-marathons. Et de penser au prochain challenge qu’il allait pouvoir relever. Il sera sportif celui-là. Ce sera le marathon de New-York en 2012. n atoutstarnn°88 17



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