[81] Atouts Tarn n°85 sep/oct/nov 2010
[81] Atouts Tarn n°85 sep/oct/nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°85 de sep/oct/nov 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Tarn

  • Format : (199 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11 Mo

  • Dans ce numéro : spécial collèges.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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environnement Vallée du Thoré, espace forestier et trame bocagère. La haie comme un symbole… Elément souvent évoqué dans la lecture des paysages, la haie symbolise à elle seule les enjeux relatifs à la biodiversité. Héritage de pratiques agricoles ancestrales ou développées spontanément à l’orée des champs cultivés, elle abrite de nombreuses espèces animales et végétales. Depuis sa bordure enherbée, puis son « ourlet », s’enchevêtrent graminées et arbustes. Sa partie centrale où s’élèvent des arbres de haut jet, offre un véritable écosystème propice à une très grande variété d’espèces animales et végétales. À l’orée des champs, parfois peu éloignées des bois, elles piègent les graines portées par les vents ou les oiseaux, offrent le couvert des arbres ou la bande ensoleillée de leurs lisières aux plantes aimant l’ombre ou la lumière, essaiment à leur tour. Refuge et abri, riche en nourriture de toutes sortes, lieux de nidification ou de mise bas, la haie abrite toutes sortes d’animaux... a bien y regarder, les espèces n’y sont pas vraiment spécifiques. La haie ressemble à la place du marché. On y vient de partout, des bois, des 32 atoutsta r n n°85 prairies, des landes voisines. Insectes, invertébrés, mammifères et oiseaux, reptiles… Chacun y trouve son compte : petits habitats ombragés au cœur du fourré, micro zones humides, rocailles, vieux troncs d’arbres et buissons garnis de baies… Sa lisière à la porte des champs ou sur le bord du chemin est une aubaine… Proximité de la table, tiédeur d’un soleil matinal, repos dans une ombre bienfaitrice et, surtout, refuge à deux pas en cas de danger. Lorsqu’elles s’organisent en trame plus ou moins dense sur l’espace rural, les haies deviennent un véritable complexe providentiel. Elles offrent en effet, un réseau idéal de communication, de déplacement et d’échanges génétiques entre populations. Sous son couvert ou le long de sa bordure les petits mammifères, les oiseaux peuvent se déplacer à l’abri de l’oeil perçant du prédateur. Refuge et abri Elles offrent ainsi ces « corridors écologiques » qui garantissent aux espèces la relation avec les boisements voisins, trajet direct quelquefois ou cheminements de zones de bocage en ilôts boisés jusqu’aux lisières des grandes forêts, là-bas aux pieds des versants de la montagne… Partout les paysages tarnais abritent ce foisonnement et cette vie discrète des haies champêtres. Courant sur le plateau du ségala avant de plonger vers des ravins boisés, bardées de houx et d’aubépine dans les pâtures des Monts de Lacaune, semées de tilleuls, d’érables et d’églantiers, de noyers et prunelliers dans les collines et leurs coteaux. Héritage de pratiques agricoles, marquage de la propriété foncière, elles dessinent une trame ordonnée ou aléatoire et dessinent parfois les trait les plus fins du visage des territoires. Elles accompagnent le pas du randonneur, font le bonheur des cueilleurs de mûres ou de repontsous. Ressources en bois, brise vent, ombrage pour les troupeaux, elles portent la mémoire des terroirs. Barrière contre l’érosion, capables de réguler les eaux, pièges à nitrates, elles combinent les atouts paysagers aux bienfaits écologiques et économiques. Il en va ainsi de la biodiversité, précieuse à plus d’un titre et porteuse de bien vivre pour la nature comme pour l’homme. n Ph. : P.Urbano
Des actions de l’Agenda 21 pour une prise en compte de la biodiversité... La nature est partout, dans les sols de chaque terroir, dans l’arbre, comme dans le tas de bois, près de l’étang et dans la flaque d’eau, dans les herbes au bord du chemin, au bord de la route, sur le talus, dans le fossé... Dans le cadre de l’Agenda 21, le Conseil général a mis en place un groupe de travail sur la gestion de l’espace et il apporte son concours à la Contact prise en compte des paysages et de la biodiversité dans les documents d’urbanisme (SCOT ; PLU) en s’appuyant notamment sur les relais de terrain de ses « Pôles Aménagement » (ex. Subdivisions de la DDE). La Direction des routes développe de nouvelles pratiques de fauchage des bords de voierie départementale (fauches tardives, préservation et/ou replantation des hauts de talus) À savoir *- Pour le fauchage : limitation des largeurs de fauche au maximum (seulement accotement et dégagement de visibilité) pour laisser le plus possible d’espace naturel non coupé. Une réflexion est en cours pour diminuer encore la largeur fauchée au niveau des accotements larges. - Pour le débroussaillage : les talus de plus de 2 mètres ne sont pas débroussaillés dans la partie haute. Cette zone-là fait même l’objet de plantation ou de protection de jeunes arbres en cours de développement : depuis 7 ans 14 000 sujets ont ainsi été plantés ou sauvés. - Entretien des plantations : une autre action consiste à ne faire sur toutes les plantations d’alignement (40 000 sujets) aucune taille de branche saine pour ainsi conserver intact le bouquet des arbres. Seules les tailles de sécurité sont effectuées (branche morte, dégagement de gabarit et de visibilité). Conseil général - Direction de l’eau et de l’environnement Service espage et paysage - Tél. 05 63 48 68 57 patrick.urbano@cg81.fr Haie sur le « chemin des droits de l’Homme ». atoutsta r n n°85 33



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