[80] Vivre en Somme n°93 mar/avr 2015
[80] Vivre en Somme n°93 mar/avr 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de mar/avr 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Somme

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : élections départementales... les 23 nouveaux cantons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26 UNE SOMME DE DÉCOUVERTES Vivre en Somme n°93 - mars 2015 MÉMOIRES DE SOMME Le 25 avril 2015, sera célébré le centenaire de l’ANZAC DAY en souvenir des soldats australiens et néo-zélandais tombés pendant la Grande Guerre pour défendre la liberté. 100 ans après, l’émotion demeure intacte. Anzac Day, se souvenir 100 ans après 25 avril 1915, dans la péninsule de Gallipoli en Turquie. Le corps d’armée australien et néo-zélandais connu sous le nom d’ANZAC, Australian and New Zealand Army Corps, débarque au lever du jour. S’ensuivra une guerre de position de 8 mois jusqu’en novembre 1915, où toutes les forces alliées sont évacuées de Gallipoli. Au total, 8 709 soldats de l’Anzac périssent et 19 441 sont blessés. Cette défaite marquera à jamais les toutes jeunes nations que sont l’Australie et la Nouvelle Zélande. Les Anzacs y acquièrent une réputation d’audace, de bravoure et de camaraderie. En 1921, le gouvernement australien décide de commémorer ce sacrifice majeur en instituant le 25 avril comme journée nationale. Les Australiens dans la Somme 25 avril 1918, à Villers-Bretonneux dans la Somme. Après d’intenses combats, la Brigade australienne n°13 du général Glasgow et la Brigade n°15 du général Elliott repoussent les Allemands. Hasard du calendrier, Villers-Bretonneux est libérée le jour anniversaire de la défaite de Gallipoli. Cette bataille décisive mettra fin à l’offensive allemande lancée en mars et évitera la prise d’Amiens. 1 200 soldats de l’Anzac périssent. L’armée australienne s’illustrera encore à de nombreuses reprises dans la Somme. Le général australien Monash et ses troupes remporteront le 4 juillet 1918 la bataille de Le Hamel. Pozières sera également libérée le 7 août 1916 par la 1 ère division australienne. Au Mont Saint-Quentin (petite commune rattachée en 1962 à Péronne), une poignée de soldats australiens réussiront le 1er septembre 1918 à prendre une des plus importantes positions défensives allemandes et à libérer Péronne. Un hommage indéfectible Alors que le pays comptait moins de 5 millions d’habitants, ce sont près de 422 000 soldats volontaires australiens EN SAVOIR + qui sont venus combattre pour défendre la liberté. Si des cérémonies commémoratives vont se dérouler dans toutes les villes d’Australie et dans plusieurs endroits dans le monde, le sacrifice des soldats de l’ANZAC sera également honoré le 25 avril au mémorial de Villers- Bretonneux lors d’une cérémonie dite du « Dawn Service » - avant le lever du jour. Le site sera ouvert dès 2h du matin pour une cérémonie officielle à 5h30 afin de rendre hommage aux 11 000 soldats australiens morts pendant la Grande Guerre. Cent ans après, cette cérémonie émouvante où sont attendus plus de 6 000 Australiens continue de marquer les esprits et la mémoire collective. Car comme il est encore écrit sur les murs de l’école Victoria de Villers Bretonneux : « Never forget Australia », « N’oublions jamais l’Australie ». Sébastien Duquenne Retrouvez le programme détaillé de l’Anzac Day, mais aussi les animations organisées à l’occasion des rencontres australiennes à Villers-Bretonneux du 19 au 26 avril 2015 sur somme14-18.com Des navettes sont également affrétées par Somme Tourisme pour se rendre au Mémorial au départ d’Amiens, d’Albert, de Péronne et de Longueau. Informations et réservations sur anzac-france.com Garry
iii RENCONTRE Vivre en Somme n°93 - mars 2015 VES Que représente le 8 mars pour vous ? N.K. : Même si le droit des femmes est un combat de tous les jours, il me semble que le symbole est important. C’est l’occasion de faire un bilan de la situation et de rappeler qu’encore aujourd’hui les femmes sont victimes de violences et de discriminations. Il est essentiel cependant de souligner que nous vivons dans un pays démocratique où l’égalité entre hommes et femmes est reconnue. Il ne s’agit pas d’un combat contre les hommes, il doit au contraire tous nous réunir. VES L’année 2015 marque les 70 ans du vote des femmes françaises et les 40 ans de la loi Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse. En quoi ces lois ont-elles permis une ouverture durable de la société ? N.K. : Ces lois ont agi comme un déclencheur, la France est l’un des derniers pays européens à avoir accordé le droit de vote aux femmes alors même qu’il s’agit de la première manifestation de la citoyenneté. Il est effarant de penser qu’une femme pouvait devenir ministre, ce qui fut le cas en 1936, sans avoir le droit de vote ! Il a néanmoins fallu attendre 1974 pour qu’une sous-préfète soit nommée et 1981 pour qu’une femme accède à la fonction de préfet. Ces évolutions ont contribué à faire changer l’image des femmes et casser les stéréotypes dont elles étaient victimes. Mais rien UNE SOMME DE DÉCOUVERTES Nicole Klein préfète de Picardie À l’occasion de la journée internationale du 8 mars, Nicole Klein, première préfète de Picardie, revient sur les lois qui ont marqué l’histoire des droits des femmes mais aussi sur les innombrables chantiers qui restent à ouvrir. n’est jamais acquis, il faut continuer à défendre des droits qui peuvent toujours être remis en cause. VES Doit-on passer par des obligations légales comme la parité pour faire progresser les droits des femmes ? N.K. : Beaucoup de femmes étaient persuadées qu’elles n’en avaient pas besoin, mais sans la parité, elles auraient sans doute eu beaucoup plus de difficultés à accéder à la scène politique. Cette obligation était une nécessité. D’ailleurs, il faut rappeler qu’aujourd’hui certains partis préfèrent encore payer des amendes plutôt que de respecter cette règle. Une fois de plus, ce n’est pas un combat contre les hommes, l’égalité est dans l’intérêt de tous. VES Quels chantiers restent à ouvrir pour faire progresser les droits des femmes et l’égalité hommes-femmes ? N.K. : Il faut travailler sur tous les chantiers possibles, que ce soit l’éducation, l’entreprise, la politique. Les femmes n’ont pas le même calendrier que les hommes. Nous devons mener une réflexion collective notamment sur la conciliation des temps de vie et les hommes doivent être partie prenante de ce changement de société. L’État est impliqué sur toutes ces questions. D’ailleurs, au sein de la préfecture, nous avons une Délégation régionale et départementale aux droits des femmes et à l’égalité qui agit sur l’ensemble des politiques publiques. Diane La Phung 27 Comdesimages B.Teissedre



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