[80] Vivre en Somme n°89 octobre 2014
[80] Vivre en Somme n°89 octobre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de octobre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Somme

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : sapeurs pompiers mobilisés pour la sécurité des Samariens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
28 expression des groupes politiques Vivre en Somme n°89 - octobre 2014 Dans les 10 ans qui viennent, la vie des habitants de la Somme dépend de la réponse à cette question d’apparence anodine. Sous l’impulsion du Président de la République, le gouvernement a décidé de faire disparaître les départements en 2020. Voilà qu’il tente de revenir sur cette position en prenant plusieurs hypothèses. À l’origine, quelques élites parisiennes bienpensantes imaginent une réforme de grande ampleur  : regroupement des régions, disparition des départements, fusion des communautés de communes avant sans doute, la disparition des communes. Pour faire passer la pilule, certains vont même jusqu’à chiffrer l’économie à plusieurs milliards d’euros sans, naturellement, apporter la moindre preuve de ce qu’ils avancent. Il nous est impossible de les croire sur parole. Il faut dire que supprimer les départements est une idée vieille de 30 ans, qui revient périodiquement dans les grands débats sur la réforme de notre pays. Le gouvernement envisage donc de supprimer les départements là où il y a une métropole européenne, de les conserver dans les territoires ruraux comme la Creuse ou la Lozère, et d’inventer un nouveau système là où il y a À la fin de l’été 2013, on nous avait promis une pause fiscale. Un an plus tard, la promesse n’a pas été tenue une fois de plus. On est passé du ras-le-bol à l’overdose. Nombre de contribuables qui viennent de recevoir leurs avis d’imposition se retrouvent dans l’incapacité de payer. Et il ne s’agit pas de cigales imprévoyantes, ou de phobie administrative, mais de familles devenues imposables, de retraités, des classes moyennes qui doivent acquitter de l’essentiel de 4 milliards d’euros de Au moment où nous écrivons cette tribune, nous ne pouvons ne pas évoquer l’ouverture de la chasse dans notre département. C’est également le moment en cette période de chasse de faire partager à tous dame nature par notre bonne cohabitation. Aussi le groupe Indépendants en Somme souhaite tout d’abord une Malgré quelques progrès, des pans entiers de nos territoires ruraux restent des déserts numériques. Est-il encore acceptable en 2014 qu’une entreprise de transport de 30 personnes n’ait pas accès au haut débit ? Qu’il soit impossible de tenir une conversation téléphonique sans coupure dans groupe du Centre et indépendants Sommes-nous dans un département rural ? des communautés de communes fortes. Et c’est là que se pose la question de savoir où classer notre département. Nous pensons tous que nous vivons dans un département à dominante rurale autour de notre capitale départementale et régionale. Mais ceux qui nous gouvernent ont-ils la même idée ? Si nous étions classés parmi les départements ruraux, les actions sociales en direction des personnes âgées, des personnes souffrant de handicaps, des enfants maltraités, ou encore le soutien aux clubs sportifs et à nos 782 communes, pourraient demeurer des décisions prises localement. À l’inverse, et nous pensons que ce n’est pas une bonne chose, ces actions comme les travaux sur les routes départementales ou dans les collèges, seraient décidés bien loin de chez nous. Où sera l’efficacité ? Où seront les économies ? Cela reste un mystère pour tous les spécialistes. À moins que le gouvernement ne change une nouvelle fois d’avis. En l’espace de 2 ans, le gouvernement aura mis à mal la relative stabilité dont bénéficiaient jusqu’à présent les conseils généraux. Qu’il en change le nom en conseils départementaux en 2015, soit ! Mais il a inventé des binômes de groupe UMP et apparentés L’overdose fiscale ! prélèvements obligatoires votés fin 2013. Résultat, les centres des impôts sont assaillis de demandes de report ou de remise. Et le pire, cela était prévisible, depuis 2011 les demandes ont bondi de 20%. Seulement, au sein de l’Exécutif, personne n’a compris cette ampleur. Au contraire, par l’augmentation de 30 milliards d’euros d’impôts supplémentaires dont la fiscalisation de la majoration de 10% des pensions des retraites, on alourdit la facture de milliers de personnes âgées. groupe INDÉPENDANTs EN SOMME Chasse en Somme ! bonne saison de chasse mais souligne également à toutes et à tous d’avoir un respect mutuel et une grande tolérance afin de profiter dans la sérénité de ce merveilleux patrimoine naturel de notre département de la Somme. A tertous chasseurs et non chasseurs que cette période automnale vous soit agréable en Somme. groupe avenir EN SOMME Restons connectés à la réalité ! de nombreux villages ? Ne laissons pas nos concitoyens s’épuiser sur les serveurs vocaux des opérateurs, ou ils finiront par s’inscrire définitivement aux abonnés absents. conseillers départementaux à la place d’un conseiller général, dont on n’imagine toujours pas comment ils vont pouvoir travailler. En outre, il a reporté les élections cantonales de mars 2014 à mars 2015 puis à décembre 2015 avant, nous venons de l’apprendre, de revenir à mars 2015. Qu’il faille clarifier les compétences des collectivités pour que les habitants s’y retrouvent, nous y sommes favorables. Qu’il faille faire des économies dans notre pays surendetté, nous en avons pleinement conscience. Mais de là à faire renaître le syndrome de « Paris et le désert français », nous nous y opposerons de toutes nos forces car il y va de l’intérêt des habitants qui vivent, travaillent et étudient dans notre département. groupe du Centre et indépendants 53, rue de la République 80000 AMIENS Tél.  : 03 22 71 83 47 - Fax  : 03 22 71 97 53 Prétendre que ces mesures sont de la « justice sociale » est un scandale, les choix faits depuis 2 ans et demi sont incohérents et ont des effets bien plus nocifs pour notre pays. Groupe UMP et apparentés 53, rue de la République 80000 AMIENS Tél.  : 03 22 71 83 38 -ump.cg80@yahoo.fr Groupe Indépendants en Somme 53, rue de la République - 80000 AMIENS Tél.  : 03 22 71 80 36 Groupe Avenir en Somme 53, rue de la République - 80000 AMIENS Tél.  : 03 22 71 80 36 Conformément à la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, cet espace
Vivre en Somme n°89 - octobre 2014 Le Département est un acteur essentiel de l’action sociale  : il finance et met en œuvre des politiques sociales locales aussi importantes que celles liées à l’autonomie des personnes âgées et handicapées, à la protection de l’enfance et de la famille, à l’insertion des personnes durablement éloignées de l’emploi. La réforme territoriale en cours discutera de sa place dans l’édifice des institutions de la République. Aussi, avec cette tribune, nous voulons souligner certains des enjeux qui sont, du point de vue de l’acteur social qu’est le Département, au cœur de cette réforme. Les débats qui animeront la réforme territoriale doivent restaurer la légitimité de l’action sociale. Il suffit en effet de parler avec certains de nos concitoyens pour voir que la confiance dans l’action sociale vacille. Et ceci dans un contexte où la pauvreté s’est accrue en France depuis 2008, avec un taux de pauvreté qui atteint les 15%. Ces opinions résultent d’une information souvent tronquée. Qui sait que la moitié des allocataires potentiels du RSA activité ne font pas valoir leurs droits ? Qui sait que l’affirmation selon laquelle la dépense publique équivaut à 57% du PIB – laissant supposer qu’il ne resterait que 43% pour la dépense privée – est une ineptie, puisqu’une moitié de celle-là est constituée de prestations sociales (retraites, médicaments, allocations logement et familiales…) et est versée aux ménages pour leurs dépenses privées ? Initialement supposés permettre un meilleur respect du rythme de l’enfant et la diversification de la pédagogie de l’Ecole publique, les nouveaux rythmes scolaires continuent d’aggraver les inégalités. D’abord parce que leur instauration repose sur les communes. À peine compensé par un « fonds d’amorçage » provisoire de 50 euros par enfant, leur coût contraint certaines mairies à mettre les familles à contribution. Ainsi, par endroit, des activités obligatoires dans le cadre de l’enseignement public deviennent payantes. Ensuite, par le régime de faveur dont bénéficient les écoles privées  : celles-ci restent libres Ce qui vient de se passer à la tête de l’Etat est grave. Le nouveau gouvernement tourne le dos aux engagements du candidat à la présidentielle de 2012. Le Medef ne se sent plus de joie et se réjouit à l’idée de pouvoir enfin démanteler le code du travail pour accroître ses profits. Cette politique nous conduit dans la récession avec partout les mêmes résultats en termes de reculs sociaux. Nous sommes confrontés au quotidien expression des groupes politiques groupe Somme à Gauche, Élus PS, PRG, DVG, EELV L’action sociale et la réforme territoriale La légitimité de l’action passe aussi par un langage attentif et honnête quant à la dépense sociale et aux réalités de la précarité. Cette réforme doit s’accompagner d’une définition plus affirmée des objectifs de nos politiques sociales. Ainsi, dans un documentaire d’Alexandra Riguet et Pauline Legrand, diffusé récemment sur France 5, sur la protection de l’enfance, on entend un pédopsychiatre, Maurice Berger, dire que, dans certains cas et pour ne pas rompre les liens familiaux, on laisse certains enfants aux parents, même très perturbés et à cause de cela, maltraitants. Et l’on entend dans cette même émission de nombreux professionnels nous dire le manque d’évaluation des structures d’accueil et de suivi des enfants et des jeunes… Et l’on entend un président fort respecté d’un Conseil général dire qu’il n’a pas, jusqu’ici, accordé toute l’attention qu’il convient à cette importante politique qu’est la protection de l’enfance… Cette réforme doit permettre un travail social plus lisible. Ainsi nous pensons que le niveau départemental est pertinent, entre la Région et les regroupements de communes, pour mener une action sociale efficiente. En regroupant l’ensemble des travailleurs sociaux, nous devrons pouvoir permettre aux usagers de mieux faire valoir leurs droits. Cette réforme doit dessiner un Conseil dépar temental qui pourra combiner solidarité sociale et groupe gauche solidaire et communistes d’organiser leur emploi du temps comme elles le souhaitent. Une différence de traitement qui incite les parents hostiles aux nouveaux rythmes à retirer leurs enfants de l’Ecole publique. Provoquant ainsi l’augmentation du forfait communal versé par les Mairies aux écoles privées. En effet, celui-ci est indexé sur le coût moyen d’un élève du Public, qui augmentera du fait de la mise en place des nouveaux rythmes (Le Canard enchaîné, 17/09/2009). Alors que les communes peinent à financer des activités périscolaires de qualité pour les élèves du Public, elles seront donc contraintes groupe Front de Gauche, PCF et apparentés Un tournant droitier inacceptable ! aux difficultés grandissantes des Samariens car on nous confisque les moyens politiques et financiers de déployer les politiques publiques indispensables. Des voix s’élèvent dans toute la gauche pour exiger une autre politique ouvrant la voie à une croissance durable et sortir de la crise. est réservé au droit d’expression des groupes politiques du Conseil général de la Somme. 29 solidarité territoriale. Il ne peut y avoir d’un côté le social et d’un autre côté l’emploi. Le nouveau Conseil départemental doit pouvoir organiser la mise en rapport des personnes qui rencontrent des difficultés avec le monde du travail, celui des artisans, des moyennes entreprises… Cette réforme implique la nécessité impérieuse d’innover dans le financement des allocations individuelles de solidarité. L’actuel mode de financement par les Départements est injuste et déséquilibré. De plus leurs finances atteignent un point de rupture qui menace la pérennité du RSA, de la PCH comme de l’APA... Il convient alors que nous trouvions une autre source de financement pour ces allocations, et elle ne peut que relever de la solidarité nationale. groupe Somme à Gauche 61, rue de la République 80000 AMIENS Tél.  : 03 22 71 97 05 - Fax  : 03 22 71 80 69 ggroupesommeagauche@somme.fr. Quand le Gouvernement pénalise l’Ecole publique et gratuite de subventionner davantage l’Ecole privée. La question reste donc de savoir si c’est à dessein que le gouvernement remet en cause la gratuité de l’enseignement public, l’égalité des territoires, tout en favorisant l’enseignement privé. Gauche Solidaire et Communistes 53, rue de la République - 80000 AMIENS Tél.  : 03 22 71 84 10 -c.ponchel@somme.fr Groupe Front de Gauche, PCF et apparentés 61, rue de la République 80000 AMIENS Tél.  : 03 22 71 97 40



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :