[80] Vivre en Somme n°120 sep/oct 2019
[80] Vivre en Somme n°120 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°120 de sep/oct 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de la Somme

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14,5 Mo

  • Dans ce numéro : en Somme avec les ados.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LE DOSSIER Prévenir les grossesses non désirées Ces dernières années, le nombre de grossesses chez les moins de 18 ans est en baisse dans la Somme ainsi que le taux d’interruption volontaire de grossesse chez les mineures. Sur les 22 jeunes femmes de moins de 18 ans qui ont accouché en 2018, aucune n’avait moins de 15 ans. « Nous menons des 16 Vivre en Somme n o 120 Septembre - Octobre actions de prévention, d’éducation à la vie affective et sexuelle pour les 3e, les 2nde et auprès des publics en difficulté. Nous leur donnons un maximum d’informations sur leur physiologie, sur les moyens de contraception et nous déconstruisons les idées reçues. Le but est de les rendre responsables de leurs Iminance actes  : respecter le consentement, prévenir les grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles en se protégeant », souligne le docteur Martine Morellec, responsable prévention en faveur des jeunes au Département de la Somme. 651 animations collectives ont eu lieu en ou hors Centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) en 2018, en lien avec de nombreux partenaires de terrain et institutions. Les CPEF sont ouverts pour des renseignements, un accompagnement et une écoute et pour s’y procurer une contraception gratuite pour les mineurs, sous le secret médical. G.Y. En savoir + www.somme.fr/centres-planif Un pas vers l'autonomie  : le contrat jeune majeur Actuellement, 150 jeunes sortant de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) bénéficient d'un contrat jeune majeur. Ce dispositif leur permet de trouver du travail, de poursuivre des études ou une formation diplômante tout en leur permettant de se loger et de subvenir à leurs besoins. À 18 ans, un jeune accompagné par véritable « coup de pouce » pour l'ASE sort du dispositif. Afin de lui permettre au jeune de 18 à 21 ans de donner toutes les chances de s'insérer bien démarrer sa vie d'adulte. Il doit socialement et professionnellement, en faire la demande, par le biais de le Département peut, dans certains son éducateur référent, auprès de cas, accorder un contrat jeune l'inspecteur de l'ASE. Si accordé, ce majeur. Ce contrat représente un dispositif d'accompagnement peut Le saviez-vous ? Dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, le Département accentue ses efforts pour l'insertion des jeunes majeurs issus de l'ASE. 6 nouveaux postes de référents insertion des jeunes vont être créés et permettront de suivre 300 jeunes supplémentaires. consister en une aide financière, un hébergement à titre temporaire, un soutien éducatif et/ou psychologique. S.D. Retrouvez en vidéo l'interview de Sullivan, jeune sorti de l'ASE et bénéficiant d'un contrat jeune majeur sur somme.fr/video-adf
Tisser du lien pour construire l'avenir LE DOSSIER La prévention spécialisée, mission de la protection de l'enfance, s'adresse aux jeunes en difficulté. Le Département a confié cette mission à l'Association Yves Le Febvre (AYLF) et à l'Association picarde d'action préventive (APAP). Rencontres avec des spécialistes de la relation... L’objectif de la prévention spécialisée est de repérer les jeunes en difficulté afin de prévenir leur marginalisation. Elle intervient dans les quartiers prioritaires politique de la ville. Le service prévention spécialisée de l'APAP se compose de 12 éducateurs sur les quartiers Amiens-Nord, Étouvie et de Saint-Maurice. « Nous utilisons plusieurs modalités d'actions  : le travail de rue, les actions collectives, les accompagnements individuels et le travail en partenariat  : secteur associatif, services du Département... », explique Juliette Barnoud, cheffe de service à l'APAP. L'association tient ainsi une permanence de 17h30 à 19h30 sur le quartier Amiens-Nord réservée aux jeunes filles de 15 à 18 ans. « Ici, elles trouvent un endroit pour dialoguer librement et obtenir des réponses sur les sujets qu'elles ne peuvent pas toujours aborder avec leurs proches. Cette action est menée en co-animation avec une assistante sociale du Département », indiquent Frédérique Tryoen et Karine Martin, éducatrices spécialisées à l'APAP. Prévenir les ruptures en territoire rural Des premières expérimentations sont menées en territoire rural. L'AYLF qui intervient sur les quartiers amiénois de Phileas Lebesgue, Pierre Rollin, La Salamandre et Condorcet, dédie 3 de ses 7 éducateurs au territoire albertin. DR « Nous avons d'abord étudié le territoire pour comprendre ses spécificités et poser un diagnostic », explique Gregory Hembert, chef de service à l'AYLF. Est ensuite venu le temps du travail de rue et du repérage des jeunes les plus en difficulté. « Il faut trouver l'accroche en partant de rien. Un des principes de la prévention spécialisée est la libre-adhésion. Rien n'oblige le jeune. C'est à nous de le convaincre, note Camille Rech, éducatrice spécialisée à l'AYLF. Pour nous y aider, nous travaillons en immersion dans le territoire. Il faut être connu et reconnu des jeunes, de leurs familles, des amis, des voisins, des commerçants, bref faire parti du décor ! » Pour aider les jeunes, les éducateurs spécialisés les accompagnent dans de nombreux domaines, personnels, familiaux, scolaires, sociaux ou environnementaux. Un travail de longue haleine, mais qui souvent s'avère payant ! Sophie Desmaret Le saviez-vous ? Le Département a finalisé un travail commun avec l'APAP et AYLF par le biais de la signature d'une charte départementale Vivre en Somme n o 120 Septembre - Octobre 17



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