[78] Yvelines n°27 mar/avr/mai 2019
[78] Yvelines n°27 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Yvelines

  • Format : (200 x 290) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 20,1 Mo

  • Dans ce numéro : le moteur de recherche qui respecte votre vie privée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE Tout savoir sur le véhicule autonome Depuis 2010 et la sortie de la Google Car, le véhicule autonome alimente tous les fantasmes des constructeurs et des automobilistes. Si la technique avance, il faudra patienter encore quelques années avant de croiser des voitures sans chauffeur dans nos villes. Autonome, ça veut dire quoi ? Un véhicule autonome est un véhicule automobile apte à rouler sur voie publique sans intervention d’un conducteur. Son intelligence artificielle lui permet de s’orienter seul et d’interagir avec l’environnement pour adapter sa conduite. Comment ça marche ? Outre un GPS et un système anti-franchissement de lignes, on trouve à bord des caméras qui détectent les obstacles, les feux de signalisation et les panneaux. Il faut ajouter à cela des radars et un télémètre à ultrasons, pour repérer l’environnement à courte ou longue portée et pour mesurer les distances entre les obstacles. La machine traite en temps réel toutes les données fournies par les différents capteurs afin de fonctionner de manière totalement indépendante du conducteur, qui devient alors passager. LE DÉPARTEMENT ENGAGÉ Opérateur d’investissement puissant au service des acteurs locaux majeurs, le Conseil départemental a alloué une enveloppe de 20 M € à l’Institut VEDECOM sur la période 2014-2023 afin de financer ses recherches sur les mobilités innovantes. Son objectif  : créer un environnement favorable à la prospérité des entreprises, en développant les infrastructures dont elles ont besoin pour renforcer à terme l’attractivité du territoire. 32 I YVELINES - PRINTEMPS 2019 2040 Date à laquelle le véhicule autonome de niveau 5 sera capable de rouler sur voie publique (2025 sur voie privée) selon une estimation de l’INRIA. Pour quoi faire ? L’intérêt principal, c’est la sécurité. La majorité des accidents de voiture sont provoqués par des erreurs humaines. La voiture autonome doit permettre de faire baisser les statistiques. Elle va pouvoir aussi répondre à trois autres enjeux sociétaux  : la lutte contre les embouteillages (régulation du trafic), le développement d’une conduite éco-responsable, et l’accessibilité des mobilités (avec des navettes autonomes en zones rurales par exemple). Où en est-on ? Les acteurs de l’industrie automobile identifient cinq niveaux d’autonomie, sachant que seul le niveau 5 correspond à une autonomie totale (lire p.23). Aujourd’hui, les constructeurs ont atteint un stade entre les niveaux 2 et 3 pour les véhicules commercialisés. Si les premiers systèmes de transports automatisés devraient apparaître à partir de 2025, ils devraient rester cantonnés à des sites privés ou à accès contrôlés. L’apparition sur voie publique de Dans les Yvelines, l’institut VEDECOM réalise régulièrement des essais sur les pistes de Versailles Satory. véhicules totalement autonomes n’est pas programmée avant 2040. Pourquoi faut-il être patient ? Parce que le véhicule autonome cristallise de nombreux défis défis (technologiques, juridiques, économiques). Les équipements électroniques et informatiques haut de gamme coûtent extrêmement cher et consomment beaucoup d’énergie, ce qui est un problème pour des véhicules électriques avec une autonomie limitée. Surtout, il existe encore trop de situations où l’intelligence de la machine ne peut remplacer l’intuition de l’homme (que va faire ce véhicule qui zigzague devant moi ? Est-ce que ce piéton va traverser ou pas ?). Ces véhicules auront un grand avenir le jour où ils pourront être commercialisés par des sociétés de taxis ou VTC, des opérateurs de transport urbain comme la RATP, ou bien les sociétés de livraison à domicile. Toute la filière automobile s’y prépare, les Yvelines et leurs 45 000 emplois dans le secteur en tête.C. MO.
CINQ NIVEAUX D’AUTONOMIE NIVEAU 1  : le conducteur donne à la machine soit le volant, soit les pédales (accélération et freinage). NIVEAU 2  : la machine prend le volant ET les pédales sur certaines phases comme le « park assist » (tous les constructeurs sont à ce niveau). NIVEAU 3  : la conduite et la surveillance sont gérées par le véhicule. En cas de défaillance, ce dernier avertit à l’avance pour que le chauffeur reprenne la main. NIVEAU 4  : le véhicule est totalement autonome avec ou sans quelqu’un à son bord. S’il ne sait pas gérer toutes les situations, il est capable de s’arrêter seul à l’arrivée d’un danger (aucun véhicule de ce type à ce jour sur le marché). NIVEAU 5  : Une voiture complètement autonome peut effectuer des manœuvres de son propre gré ou refuser une commande si elle la juge trop dangereuse. Le conducteur n’a plus aucune influence sur la conduite, sauf pour indiquer son trajet. UN LABORATOIRE DE LA VOITURE DU FUTUR À VERSAILLES Le mobiLAB regroupera à terme 300 chercheurs dédiés aux mobilités innovantes. Jean-François Raynal, Vice-président du Conseil départemental délégué aux mobilités Depuis le début de l’année, le département des Yvelines dispose d’un pôle d’innovation dernier cri dédié aux mobilités innovantes, le mobiLAB. Implanté à Versailles, sur le plateau de Satory, cet ensemble immobilier de 7 100 m² regroupe des espaces de recherche et de formation, des ateliers et des laboratoires. Il accueille d’ores et déjà 250 chercheurs (300 à terme), issus majoritairement de trois entités références en matière de mobilités  : l’opérateur mondial Transdev, l’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE « DÉVELOPPER DES INFRASTRUCTURES DÉDIÉES » Que va changer l’arrivée du véhicule autonome sur nos routes ? Elle va totalement faire évoluer nos habitudes de transport. Pour les déplacements vers les grandes villes ou grands bassins d’emplois, il va y avoir un transfert de la voiture personnelle vers le transport collectif pour rejoindre les gares et pôles multimodaux. Pour les déplacements internes, c’est encore la voiture personnelle qui dominera. Mais des solutions de transport collectif améliorées verront le jour. Qui dit véhicule connecté dit route intelligente, non ? Il faudra effectivement, par endroits, repenser nos infrastructures et développer des axes dédiés. La réussite du véhicule autonome va dépendre de sa faculté à s’intégrer dans notre quotidien. Nous allons donc devoir aménager l’environnement pour recevoir ces nouveaux services de mobilité  : robots-taxis, navettes collectives, véhicules adaptés à la demande… Le Département des Yvelines est-il prêt à opérer ce virage ? Il en a en tout cas la volonté. En contribuant à l’aménagement de la ville, le véhicule autonome va devenir un facteur d’attractivité et de compétitivité. Les Yvelines sont le 1er département automobile de France et elles tiennent à le rester. Nous travaillons déjà sur l’utilisation des données issues des véhicules connectés afin de contribuer aux diagnostics d’amélioration du fonctionnement de la route. Par ailleurs, nous accompagnons les porteurs de projets expérimentaux comme Autopilot ou Tornado menés en lien avec les collectivités et acteurs dans ce domaine (VEDECOM sur Versailles Grand Parc et Rambouillet Territoire en collaboration avec Renault). de l’aménagement et des réseaux), et VEDECOM, un Institut pour la transition énergétique qui regroupe 50 membres et partenaires, véritable trait d’union entre l’industrie et la recherche publique. « Nous avons le lieu, des pistes à proximité et des laboratoires d’essai, se réjouit Philippe Watteau, directeur de VEDECOM. Nous sommes désormais en boucle courte entre la partie recherche, l’expérimentation et la mise en œuvre. Dès que nous avons une idée, nous pouvons la prototyper, l’essayer et vérifier sur circuit si elle fonctionne bien. » « Nous voulons que ces entreprises travaillent ensemble pour accélérer l’innovation et développer des projets de mobilité inédits », confirme Marie- Célie Guillaume, Vice-présidente du Département des Yvelines déléguée au développement économique et PDG de la SEM Satory Mobilité. C’est cette société, associant public et privé, qui a porté la construction du mobiLAB, avec un investissement de 17 M € (Soutenu par le Département et Versailles Grand Parc). Un mobiLAB appelé à devenir la vitrine du futur cluster des mobilités innovantes et à porter haut les couleurs des Yvelines dans la bataille du véhicule autonome. YVELINES - PRINTEMPS 2019 I 33



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