[78] Yvelines n°25 sep/oct/nov 2018
[78] Yvelines n°25 sep/oct/nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de sep/oct/nov 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Yvelines

  • Format : (200 x 290) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,2 Mo

  • Dans ce numéro : les moteurs de l'innovation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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RURALITÉ Des centaines d’Yvelinois, jeunes, séniors ou bénéficiaires du RSA ont participé aux ateliers numériques. Une offre départementale qui va se poursuivre et s’enrichir Nouveau ! Le Job Bus 78 pour l’insertion 16 I YVELINES - AUTOMNE 2018 C’est une des innovations dont le coup d’envoi est prévu au premier trimestre 2019. Le Job Bus 78, financé par le Département, équipé d’ordinateurs connectés, va aller à la rencontre des personnes exclues du marché du travail pour les aider dans leur démarche d’insertion. « Un des objectifs est bien sûr d’apporter une réponse nouvelle dans l’accès à l’emploi et à la formation. Mais c’est aussi une manière de rompre l’isolement dans lequel se trouvent de nombreux Yvelinois. Éloignés du monde du travail, ils n’ont souvent pas de moyen de locomotion pour se rendre dans les agences de Pôle emploi, les missions locales ou les forums emploi/formation », explique Alexandra Gamelin, Responsable de pôles. À son bord, une équipe spécialisée dans l’insertion professionnelle aura pour mission d’informer, d’orienter et d’accompagner les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires du RSA mais également les entreprises locales en quête de maind’œuvre. C’est une première dans les Yvelines qui vient compléter le nouveau dispositif Job 78 (lire p.30). Le bus pourra desservir jusqu’à 22 communes rurales. Il circulera 5 jours par semaine, effectuera 32 passages par mois et pourra recevoir 8 à 12 personnes par demi-journée. Les ateliers numériques cartonnent ! Pétillante septuagénaire, « presque octo » comme elle le précise dans un éclat de rire, Monique est ravie des cours qu’elle a suivis à Freneuse. Elle ne parle pas de jardinage, de yoga ou de zumba, mais de son initiation au numérique, dans le cadre d’un atelier gratuit proposé par le Département. « C’est mon petit-fils qui m’a encouragée à y aller car je paniquais à l’idée de faire mes impôts en ligne. C’est lui qui s’occupait de tout ça. Maintenant je ne l’appelle que quand surgissent des messages en anglais, je n’y comprends rien ! » Comme Monique, des centaines d’Yvelinois ont participé cette année à ces ateliers initiés par le secteur Terres d’Yvelines, et avec la participation d’Activity’(Voir magazine Yvelines N°22 - Hiver 2018) pour permettre au plus grand nombre de maîtriser les clics et les claviers. De Maule à Méré et Freneuse, de Rambouillet à Saint- Arnoult, de plus en plus de communes vont recourir à ces cours « itinérants » qui suscitent l’engouement des maires et des participants. Pour réduire la fracture numérique, source d’exclusion sociale, professionnelle et culturelle, le Département prévoit d’enrichir l’offre de proximité dans les zones rurales  : déploiement de ces ateliers dans d’autres communes et création de cyber espaces pour que toute personne ne disposant pas d’ordinateur ou de tablette puisse se rendre dans un lieu identifié en libre accès pour se connecter. Prochaines sessions des ateliers numériques animés par Crayons & Claviers et L’Usine à Chapeaux  : octobre à décembre à Maule, Freneuse, Méré, Rambouillet et Saint- Arnoult-en-Yvelines. Contact Terres d’Yvelines  : 01 61 31 29 01. Un « Idée J Bus » pour sensibiliser les jeunes En partenariat avec les PEP78 (Pupilles de l’enseignement public), un bus d’un nouveau genre va prochainement faire halte dans des cours d’écoles et de collèges  : « L’Idée J-Bus ». Une sorte de « Paroles truck » qui ira dans les établissements pour sensibiliser et prévenir les enfants et les ados sur la santé au quotidien (hygiène de vie, sommeil), la nutrition, les conduites à risques (drogues), la citoyenneté, l’usage des réseaux sociaux, la vie affective et relationnelle, la sexualité… Autant de thèmes qui seront abordés en groupe de 6 à 15 élèves, dans le bus aménagé comme un espace de paroles, d’écoute, de réflexion et d’échanges. Des expérimentations déjà menées par le réseau des PEP montrent que dans de tels espaces, la parole se libère plus facilement que dans une salle de classe. Pour l’heure, plusieurs collèges du secteur rural sont pressentis pour 2018/2019. S.G. CHIFFRES CLÉS DU TERRITOIRE RURAL YVELINOIS 220 200 habitants soit 16% de la population yvelinoise 79 200 personnes ont plus de 60 ans et 115 000 moins de 20 ans. Les actifs en zones rurales représentent 15% des actifs yvelinois 34% des actifs résident et travaillent dans les Yvelines 16 collèges Source ADIL 2018
ÉCLAIRAGE Fusion Yvelines-Hauts-de-Seine  : « À deux, on va plus loin » Les deux Départements ont beaucoup en commun. Ils poursuivent leur rapprochement dans le but de constituer le « moteur économique » de l’Île-de-France. L’an dernier, les Départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine se sont engagés dans un processus de fusion que leurs élus veulent irréversible  : le 30 juin 2017, leurs assemblées ont voté ce projet dans des termes identiques. « Ce n’est pas un projet technocratique mais le fruit d’une ambition commune à nos deux Départements. Nous voulons constituer le moteur économique de la région francilienne, résume Pierre Bédier. Nous partageons une même vision  : de faibles dépenses de fonctionnement, pour permettre de fortes dépenses d’investissement, qui vont elles-mêmes engendrer plus de croissance, donc peu d’impôts, tout en Pierre Bédier et Patrick Devedjian, à l’occasion d’une conférence de presse le 28 juin dernier. conservant un haut niveau de protection sociale. C’est un cercle vertueux. Tout le monde en profitera, les Yvelinois comme les Alto- Séquanais. » Éducation et santé, nouvelles convergences Les deux Départements ont déjà créé l’Établissement public interdépartemental 78-92, qui intervient dans trois secteurs très différents  : l’archéologie préventive, l’adoption et l’entretien du réseau routier départemental. « PLUS DE LIBERTÉ » POUR LES COLLECTIVITÉS LOCALES Le projet de fusion entre les deux Départements respecte en tous points la loi. Il n’attend plus que l’approbation de l’État… qui ne vient pas ! Pourtant, l’an dernier, Emmanuel Macron avait affirmé lors de la conférence des territoires qu’il souhaitait offrir aux collectivités territoriales des « libertés » nouvelles  : « Je pense notamment à la création – si c’est souhaité – de communes nouvelles, aux regroupements qui sont portés par les collectivités, aux volontés de rapprochement de certains départements, s’ils sont souhaités par ces derniers, avec cette conviction, c’est que quand la logique est portée par les territoires et qu’elle correspond à la simplification de l’organisation territoriale, aux dynamiques de bassins de vie, d’emploi, de bassin économique, elle est pertinente. » Mais, puisqu’« à deux, on va plus loin », les présidents des deux Conseils départementaux ont lancé une nouvelle étape de cette fusion le 28 juin dernier. Des rapprochements ont été décidés dans deux domaines  : la commande publique (la mise en place d’une politique d’achat unifiée permettra d’importants gains financiers) et l’éducation, ce qui favorisera la mise en œuvre de projets nouveaux, comme la création d’internats et le développement de partenariats avec l’enseignement supérieur. Ce rapprochement se traduira aussi par la convergence des pratiques dans le domaine de la santé  : les deux assemblées ont adopté, fin septembre, un schéma interdépartemental d’organisation sociale et médico-social qui fixe, pour cinq ans, les orientations politiques en matière d’autonomie, de protection maternelle et infantile (PMI), d’enfance et d’insertion. Enfin, les deux Départements s’engagent dans des initiatives communes. Les Hauts-de-Seine vont adhérer à trois structures yvelinoises  : l’agence d’insertion Activity, le Campus de l’innovation et le Syndicat mixte ouvert Yvelines Numériques ; et les Yvelines vont créer un « pass » pour les collégiens, sur le modèle altoséquanais. Des initiatives qui prouvent que « l’État n’a pas le monopole de l’intérêt général », souligne Pierre Bédier. F.M. YVELINES - AUTOMNE 2018 I 17 CD92/Olivier Ravoire



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