[78] Yvelines n°24 jun/jui/aoû 2018
[78] Yvelines n°24 jun/jui/aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de jun/jui/aoû 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Yvelines

  • Format : (200 x 290) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,6 Mo

  • Dans ce numéro : terre de vélo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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REPORTAGE Rénovation urbaine  : comment agir sans l’État ? Les retards du programme national de rénovation urbaine ont incité les élus yvelinois à renforcer l’action du Département en faveur des quartiers. Le plan d’amorce, adopté fin décembre, complète les dispositifs existants. Une première convention vient d’être signée avec GPS&O. Aux Mureaux, l’aménagement du Pôle Molière – avec des écoles, une crèche et des espaces ouverts aux habitants – est emblématique de la rénovation urbaine. Il faut se souvenir de certains quartiers de Mantes-la-Jolie, Trappes, Les Mureaux ou Chanteloup-les-Vignes avant la création de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine en 2004 par Jean-Louis Borloo, alors ministre délégué à la Ville. La première phase de ce programme, qui a duré dix ans, a permis de transformer profondément des quartiers à l’abandon. Aux Mureaux, par exemple, dans le quartier de la Vigne-Blanche, le pôle Molière – qui comprend des écoles, une 23 M € Le montant de la subvention départementale accordée aux 22 opérations, à condition qu’elles soient lancées avant fin 2019. 18 I YVELINES - ÉTÉ 2018 crèche, un restaurant, des espaces associatifs, culturels, sportifs – a remplacé la tour du même nom. C’est tout le quartier autour qui s’est transformé. « Les gens n’osaient pas rentrer dans ce quartier, se souvient Hamid, jeune retraité de l’usine Renault de Flins-Aubergenville. Ils ont créé des espaces publics, des trottoirs, ils ont rénové ou reconstruit des immeubles et de beaux espaces verts. » Dans ce parc urbain de 70 hectares, un cours d’eau, le ru d’Orgeval, a même été remis à ciel ouvert, symbole d’une volonté d’harmonie entre la ville et la nature. « Pourtant, la ville reste marquée par son image de banlieue difficile, celle qu’on voit plus souvent dans la rubrique « faits divers ». On ne voit pas arriver beaucoup de nouveaux habitants. Et tous les quartiers n’ont pas eu droit aux travaux », tempère Hamid. Un gros grain de sable dans la machine de l’attractivité Alors que le prolongement du RER E (Eole), attendu pour 2024, promet une accessibilité à Paris – La Défense plus rapide pour toute la Vallée de Seine, le nouveau programme national de rénovation urbaine tarde, depuis près de cinq ans, à se mettre en place. Dans la machine vertueuse de l’attractivité, qui combine transports et logements pour mieux séduire les acteurs économiques et créer de l’emploi, ce retard est un gros grain de sable. PREMIÈRE PHASE DU PLAN D’AMORCE 22 opérations dans huit communes  : Les Mureaux, Mantes-la-Jolie, Chanteloup-les-Vignes, Limay, Carrières-sous-Poissy, Ecquevilly, Poissy et Vernouillet. 11 opérations d’aménagement des espaces publics et des voiries, sous maîtrise d’ouvrage GPS&O (15 M € de travaux dont 10,3 M € de subvention départementale) ; 4 opérations de construction ou restructuration d’équipements publics, sous maîtrise d’ouvrage communale (23 M € de travaux dont 8 M € de subvention départementale) ; 7 opérations de restructuration du parc locatif, en lien avec les bailleurs sociaux Les Résidences Yvelines Essonne, Osica et Efidis, qui assureront la maîtrise d’ouvrage (28,3 M € de travaux dont 4,7 M € de subvention départementale).
Le constat d’urgence sur ce sujet a pris une résonance plus grande encore en mai dernier avec la publication du rapport Borloo qui fustige « une ambition originelle perdue » de l’ANRU, où « la bureaucratie a pris le pas sur la dynamique des projets ». Dans les Yvelines, les élus du Conseil départemental n’ont pas attendu le rapport du père fondateur de l’ANRU pour réagir. Fin 2017, ils ont adopté un plan yvelinois d’amorce à la rénovation urbaine qui complète les autres dispositifs de soutien aux communes, d’aménagement du territoire et d’aide aux bailleurs sociaux. Ce plan a pris une tournure concrète en mars dernier avec l’adoption d’une convention entre le Département et la communauté d’agglomération de Grand Paris Seine et Oise (GPS&O) qui prévoit de soutenir 22 opérations de transformation urbaine et sociale dans des quartiers de la politique de la ville, qu’ils soient ou non concernés par un soutien de l’ANRU. Montant total des travaux  : 66 M € . Le Département apportera une contribution de 23 M € avec comme ambition de lancer tous les chantiers avant fin 2019. « Il ne s’agit pas de se substituer au programme ANRU 2, mais d’impulser des projets en préfiguration et de créer un effet levier. Le retour des grues dans « Le retour des grues dans les quartiers doit redonner de l’espoir. » Catherine Arenou, Vice-présidente du Conseil départemental les quartiers défavorisés doit redonner de l’espoir », explique Catherine Arenou, Vice-présidente du Conseil départemental, et maire de Chanteloup-les-Vignes.L.V. LOGEMENTS SOCIAUX  : LE DÉPARTEMENT AIDE LES COMMUNES CARENCÉES REPORTAGE Des trottoirs neufs, de la place pour la nature et des équipements publics. Si tous les quartiers n’ont pas encore été rénovés, il reste à réussir la mixité sociale, aux Mureaux comme dans les autres quartiers concernés par la politique de la ville. Produire près de 9 000 logements d’ici fin 2019 pour réduire le déficit de logements locatifs sociaux dans les Yvelines, c’est l’objectif du Plan départemental d’appui aux communes carencées voté en mars. Depuis 2013, la loi Duflot a durci les obligations de la loi Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU) en relevant le taux obligatoire de logements locatifs sociaux à 25% et en accélérant le rythme de rattrapage, avec des objectifs croissants (33% pour la triennale 2017-2019 ; 50% pour la suivante) afin d’atteindre le taux de 25% en 2025. Dans les Yvelines, 59 communes yvelinoises sont aujourd’hui en non-conformité avec l’article 55 de la loi SRU. Début 2018, 19 d’entre elles ont même fait l’objet d’un arrêté de carence pour la triennale en cours au motif que les objectifs quantitatifs de la période 2014-2016 n’ont pas été atteints. YVELINES - ÉTÉ 2018 I 19



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