[78] Yvelines n°24 jun/jui/aoû 2018
[78] Yvelines n°24 jun/jui/aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de jun/jui/aoû 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Yvelines

  • Format : (200 x 290) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,6 Mo

  • Dans ce numéro : terre de vélo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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REPORTAGE Palpitations au cœur des villages Une vraie dynamique traverse nos campagnes. Celle de la revitalisation de leurs cœurs de villages. Ici et là, des communes redessinent leur centre, créent des logements, ouvrent des classes. Les villages s’animent en douceur. Grâce aux contrats ruraux, les villages peuvent créer des médiathèques et centres sportifs, agrandir les crèches, rénover les écoles et cantines, améliorer la voirie, restaurer leur patrimoine. Une scène inhabituelle ébroue la placette. Une camionnette livre des légumes et des packs de boisson à la petite épicerie. Cela faisait bien longtemps que cela n’était pas arrivé. Mais tout change. Le village se réveille, un commerce a ouvert, d’autres vont suivre dans ce coin du Pays houdanais. Requalifier les espaces Créer un véritable cœur de village sans sacrifier le patrimoine existant, développer les services publics et améliorer la qualité de vie, président aux projets mis en place dans de nombreux villages des Yvelines. Le protocole « Ruralogy » du Département permet de financer des logements sociaux en centre-bourg. 16 I YVELINES - ÉTÉ 2018 L’agence IngénierY (lire cicontre) accompagne les communes dans ce sens. À l’instar du ravissant village de Saint-Rémy-l’Honoré, blotti entre forêts et prairies. Ici, le cœur de bourg re-palpite à bon rythme. Le maire veut aller plus loin  : créer une piste cyclable qui relierait le centre-bourg à la gare des Essarts-le-Roi distante de 3 km. Et modeler un véritable cœur de village paysagé et piétonnier, bordé de commerces pour développer convivialité et harmonie. À Dammartin-en-Serve, un beau projet verra le jour en 2019  : la requalification de l’esplanade de la mairie pour y créer une ambiance La présence des commerces de proximité dynamise les cœurs de bourg. centre-bourg. Jolis pavés, jardins accessibles à tous, aires de jeux pour les enfants, le lieu deviendra le centre vital du village. Réhabiliter l’ancien Bureaux de Poste désaffectés, fermettes à l’abandon, logements d’instituteurs inoccupés…, de nombreuses petites communes réhabilitent de vieux bâtiments pour y créer des appartements. Mézy-sur-Seine, par exemple, a un projet conduit avec IngénierY et un bailleur social pour créer 11 logements sociaux. Toutes ces métamorphoses concourent à l’attractivité des villages  : côté pile, cela fait venir de nouveaux habitants, plus jeunes, entraînant l’ouverture de classes, l’agrandissement des structures sportives, bref à l’animation de villages assoupis ; côté face, cet « afflux » de nouveaux habitants peut provoquer un phénomène « d’embolisation » des petites gares rurales, pas adaptées à cette croissance démographique inédite. D’où la volonté, ici et là, de développer des alternatives  : transports à la demande, pistes cyclables… et, très visible depuis les grèves de la SNCF, la création d’espaces de co-working. Les idées ne manquent pas dans nos campagnes. S.G.
REPORTAGE Philippe Benassaya, Président d’IngénierY, « Nous sommes au service de la ruralité » Les maires des zones rurales se sentent délaissés par les pouvoirs publics. Comprenez-vous ce sentiment ? Le sentiment d’abandon est réel. Je crois vraiment que la ruralité française est la grande sacrifiée du XXI e siècle. Elle subit la baisse des dotations, l’abandon de l’État. Elle fait face à la désertification médicale, au repli des bassins d’emploi qui entraîne le départ des habitants… Les élus sont souvent désemparés, isolés. Et pourtant, si l’on regarde la situation dans les Yvelines, on constate que, grâce au Conseil départemental et à la Région qui ont pris la place laissée vacante par l’État, cela marche mieux ! Le Département n’abandonne pas la ruralité, au contraire. Il y est très attaché. Nos communes réalisent que lorsqu’elles ont des projets, nous leur permettons de les concrétiser. Vous êtes également maire d’une commune non rurale (NDLR  : Bois d’Arcy). Est-ce plutôt un atout ou un handicap pour présider IngénierY ? En fait, les maires que je rencontre sont très contents car nous exerçons le même métier. Je pense que cela les met en confiance. Bien que les échelles soient différentes, entre une commune de 300 habitants et Bois d’Arcy (14 000 habitants), notre engagement reste le même  : faire mieux pour nos concitoyens dans un contexte budgétaire difficile, améliorer leur quotidien, répondre à leurs attentes en matière de service public… Et puis, la campagne, je ne la découvre pas d’aujourd’hui. J’aime le monde rural, je m’y sens bien et les rencontres avec mes confrères sont passionnantes. Quel est le bilan d’IngénierY, quatre ans après sa création ? La création d’IngénierY, en juin 2014 a été une initiative formidable pour lutter contre l’isolement des campagnes, développer leurs infrastructures et services de proximité. C’est la première fois qu’une institution est perçue comme un « sauveur », je n’avais jamais vu ça… Nous avons accompagné plus de 360 projets et comptons trois intercommunalités et 165 communes adhérentes sur les 185 du secteur rural. Quelles sont vos priorités ? Consolider nos actions, en maintenant ce haut niveau d’expertise et de conseils personnalisés aux communes rurales, et passer à la vitesse supérieure. Nous élargissons notre domaine de compétences. À ce titre, la mission de sauvegarde du patrimoine rural – qui comprend les lavoirs les monuments aux morts, les statues ou les monuments Ville de Bois d’Arcy en péril –, a été intégrée à IngénierY. Et puis très prochainement, l’agence va emménager à Rambouillet, INGÉNIERY, UNIQUE EN ÎLE-DE-FRANCE pour être encore plus au contact du terrain. Propos recueillis par S. Gayet L’agence départementale IngénierY propose aux communes rurales de moins de 2 000 habitants une assistance à maîtrise d’ouvrage dans les domaines du bâtiment (40% des projets), de la voirie (30%), de l’urbanisme (30%). Elle les aide aussi à élaborer les contrats ruraux. Son cœur de métier est de permettre aux communes de réaliser leurs projets d’investissement dans les meilleures conditions économiques et financières possibles. YVELINES - ÉTÉ 2018 I 17



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