[78] Yvelines n°23 mar/avr/mai 2018
[78] Yvelines n°23 mar/avr/mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de mar/avr/mai 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Yvelines

  • Format : (200 x 290) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,7 Mo

  • Dans ce numéro : face aux Yvelinois.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
ÉCONOMIE L’agriculture cherche sa place Les agriculteurs yvelinois déplorent un manque de compréhension des néo-ruraux face aux contraintes de leur métier, le travail de nuit par exemple. L’appétence de la population pour les circuits courts, le bio et la nature tranche avec le sentiment des agriculteurs yvelinois qui se sentent dépossédés de leurs terres, malvenus sur les routes et incompris des promeneurs. En mars dernier, ils ont manifesté à Mantes-la-Jolie contre le projet de la ligne nouvelle Paris-Normandie (prévue pour 2030) auquel ils reprochent de « consommer 10 à 12 ha de terres agricoles » pour chaque kilomètre de ligne ferroviaire créé. Le tracé de la SNCF ne convient d’ailleurs pas non plus au Président du Conseil départemental, Pierre Bédier, ni à celui de la communauté urbaine GPS&O, Philippe Tautou. 40% du territoire yvelinois En Île-de-France, 200 ha de terres agricoles sont encore grignotés chaque année au profit de la ville. Et si, dans les Yvelines, le Conseil départemental prône un développement équilibré qui préserve les 80% d’espaces 28 I YVELINES - PRINTEMPS 2018 naturels de son territoire – dont la moitié sont des terres agricoles –, le sujet reste tout de même prégnant. Lancées en 2015, les Assises de la Ruralité ont débouché sur des mesures essentielles en faveur des villages et de leurs habitants à l’échelon yvelinois, comme le déploiement du Très Haut Débit en zone rurale ou le dispositif d’aménagement des maisons médicales. Mais c’est au sein de cette nouvelle ruralité que les agriculteurs nourrissent l’impression de déranger. « Les préoccupations de nos agriculteurs ont été mises en lumière lors des Assises. Nous les accompagnons pour répondre à ces problématiques qui tiennent pour partie au décalage existant entre la perception de la vie à la campagne des néo-ruraux et la réalité quotidienne d’un secteur qui rassemble encore plus de 2 000 emplois dans les Yvelines », explique Pauline Winocour-Lefèvre, Vice-présidente du Conseil départemental déléguée à la Ruralité. Une filière de plus de 2 000 emplois « Cette activité économique, qui façonne nos paysages, est essentielle pour préserver notre qualité de vie. C’est pourquoi favoriser les produits locaux dans les cantines scolaires est aussi une priorité ». Damien Vanhalst, céréalier à Houdan, regrette pour sa part l’incompréhension de bon nombre d’habitants  : « nos engins agricoles ont de plus en plus de mal à circuler sur les routes sans créer de bouchons. Les entrées de ville ne sont plus adaptées aux tracteurs. Se déplacer est devenu un calvaire.Nous ne savons plus comment expliquer à la population nos contraintes  : le travail les week-ends et jours fériés, et même la nuit parfois, le respect des espaces agricoles… » La filière se heurte enfin à une image controversée liée aux sujets d’actualité – glyphosate, PAC, quotas – qu’elle réfute. « Nous subissons une pression sociétale sur la qualité de notre production alors que c’est une préoccupation ancestrale de notre métier », explique Damien Vanhalst. Son collègue Fabien Rey, installé à Gambais, conclut  : « C’est mon grand-père qui m’a appris à travailler proprement ! Et mes céréales sont consommées par mes enfants et mes amis. » L.V.
Squiz, la revanche des gourdes Le 1er février, les lauréats du Prix de l’Entrepreneur ont été dévoilés au Campus des Mureaux. Cette première édition, organisée par GPS&O, récompense de belles initiatives yvelinoises. Les gourdes Squiz remportent la palme. Que l’on soit randonneur ou parent de bambins, les gourdes sont indispensables. D’ustensiles pratiques, elles deviennent, avec Squiz, des objets que l’on a envie de collectionner tant elles séduisent par leur « bouille » rigolote. Mais elles ne sont pas qu’un bel emballage. Les produits créés par Nicolas et Elisabeth Soubelet sont souples et réutilisables  : chacun peut les remplir de compotes, de purées voire d’onctueux smoothies et s’en servir 50 fois, ce qui a déjà permis d’éviter de générer 200 tonnes de déchets. Plus de visibilité pour les filières porteuses GPS&O Souples et rechargeables avec les contenus que l’on souhaite, les gourdes Squiz se déclinent en collections pour adultes et pour enfants. Une innovation qui s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire avec des composants sourcés localement. « C’est une fierté pour nous. Ce prix récompense notre volonté de proposer un produit à la fois pratique, écologique et éco-responsable » se réjouissent les grands gagnants. La gourde écolo, un broyeur de plastique, une canette recyclée en bombe de peinture bio…, voilà quelques innovations « made in 78 » qui ont séduit le jury. « Un des enjeux de ce prix annuel est de donner de la visibilité aux filières prioritaires du territoire », explique Pierre Bédier, Vice-président délégué aux grands projets et à l’attractivité économique de GPS&O et Président du Conseil départemental. Et d’ajouter  : « Ce prix doit permettre aux participants et lauréats, de valoriser leur projet, leur parcours et de gagner en notoriété en plus des dotations que nous offrons. » Pour Philippe Tautou, Président de GPS&O, « cet événement est une illustration de la montée en puissance de Dev&Co, un service pour tous  : les porteurs de projets, les entreprises du territoire ou celles souhaitant s’y implanter ». S.G. Remise des prix de la première édition du Prix de l’Entrepreneur à de talentueux créateurs yvelinois. ÉCONOMIE LE PALMARÈS DE L’ÉDITION 2017/2018 Prix de l’Entrepreneur 2017  : Nicolas et Elisabeth Soubelet, fondateurs de Ma Bonne Étoile à Verneuil-sur-Seine. www.squiz.co/fr Prix Spécial du jury  : Elisabeth Ogier, habitante de Poissy, étudiante en design de produits, créatrice du projet Paint XP (canettes recyclées en aérosols). Prix de l’Innovation industrielle  : Sébastien Gélineau, entreprise CTEC – 3D basée à Buchelay, pour le projet idi4d (intelligence dynamique industrielle avec maquette en réalité augmentée). Prix de l’Expérimentation  : Daniel de Sousa de Mantes-la- Ville (broyeur plastique individuel pour particuliers, entreprises et collectivités). Prix de l’Étudiant/Créateur  : Camille Paupardin, créateur de Pâtifree Gourmandises (pâtisseries fines et bio sans gluten), basée à Montalet-le-Bois. Prix des Élus  : Pierre Convert de l’entreprise Aqylon (production d’énergie verte), basée à la Fabrique 21 à Carrières-sous-Poissy. YVELINES - PRINTEMPS 2018 I 29 Squiz



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :