[78] Yvelines n°14 déc 15/jan-fév 2016
[78] Yvelines n°14 déc 15/jan-fév 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de déc 15/jan-fév 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Yvelines

  • Format : (200 x 287) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 18,7 Mo

  • Dans ce numéro : unis pour voir plus loin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4re. HISTOIRE ET PATRIMOINE Portitoyak l'abbaye contestataire Le domaine National de Port-Royal des Champs, à Magny-les-Hameaux, est un véritable témoin de l’histoire de France et du Jansénisme. Il n’en reste quasiment plus rien aujourd’hui, pourtant l’Abbaye de Port-Royal des Champs demeure l’un des sites les plus visités des Yvelines. Basée à Magny-les-Hameaux, en plein cœur de la Vallée de Chevreuse, elle a abrité pendant des années une intense vie religieuse, intellectuelle et politique, du XII e siècle à nos jours. Fondé en 1204, ce monastère fut d’abord une 40 I ŸJ -. 3 ru ce, ; ; !.. AMaye tic- earl-goyal dei Champs,/21à -//Dy, YVELINES - JANVIER 2016 simple abbaye cistercienne féminine placée sous l’autorité de l’abbé des Vaux-de-Cernay. Haut-lieu de la réforme catholique d’être le lieu de diffusion Rasée sur ordre du Jansénisme. Port-Royal Mais elle devient rapidement l’une des plus puis- devient au XVII e siècle du Conseil d’État santes du bassin parisien, l’un des hauts lieux de la réforme catholique, puis Aujourd’hui encore, la sous la direction de Mère abbesse Angélique puis de l’abbé de Saint-Cyran. l’un des symboles de la contestation politique et religieuse face à l’absolutisme royal naissant de ressources documen- mémoire du site se perpétue à travers son musée national, son centre En 1638, une communau- et aux réformes théologiques et ecclésiologiques ainsi qu’à travers l’orgataires et d’interprétations de l’Église tridentine. nisation de nombreuses Les Jésuites, par l’intermédiaire du jeune roi giques, des conférences. visites, d’ateliers pédago- Louis XIV, font chasser Enfin, des concerts et des les religieux et religieuses spectacles contribuent de Port-Royal des Champs également à valoriser en 1709. l’histoire et le patrimoine En 1712, l’abbaye est rasée sur ordre du Conseil théâtre d’une intense vie de Port-Royal qui fut le d’État sous l’autorité de religieuse, politique et intellectuelle. Louis XIV. L’influence intellectuelle et spirituelle www.port-royal-deschamps.eu du jansénisme demeure té d’hommes nommés les Solitaires s’installent à Port-Royal des Champs pour se livrer à des travaux d’érudition. Très vite, l’abbaye devient suspecte aux yeux du pouvoir De l’imposante abbaye, il ne reste aujourd’hui que l’oratoire néo-gothique (à g.) et l’imposant pigeonnier. Port-Royal, l’abbaye contestataire vive en France jusqu’à la Révolution. Le site de l’abbaye devient un lieu de mémoire, d’histoire et de pèlerinage au XVIII e siècle. Archives départementales des Yvelines
Louis Blériot, le pionnier 1916 Le constructeur et pilote de l’aviation française (1872-1936), dont on fête cette année le 80 e anniversaire de la mort, a dédié toute sa vie à la conquête du monde. Il a bâti plusieurs de ses exploits à partir de son aéroparc, à Buc. Louis Blériot, le 1er homme à traverser la Manche en avion en 1909. Louis Blériot naît en 1872 à Cambrai (Nord) et se passionne dès son plus jeune âge pour l’aéronautique. Dès 1906, il crée sa propre équipe et produit plusieurs appareils qu’il essaie lui-même au prix de nombreux accidents. En 1909, il crée la Société Blériot-Aéronautique et réalise, le 25 juillet, le premier vol au-dessus de la Manche. Son exploit lui vaut une renommée internationale. Le succès lui apporte de nombreuses commandes d’aéroplanes. Buc, centre de l’aviation française grâce à lui Archives départementales des Yvelines Pour répondre aux demandes croissantes, il loue en octobre 1909 un terrain à Levallois-Perret (Hautsde-Seine) et y installe une usine de production d’aéroplanes. En parallèle, il achète une ferme dans le Haut-Buc sur un terrain de 200 hectares et y fait construire un aéroparc avec une porte d’entrée monumentale, un aérodrome et une école de pilotage. L’aéroparc est inauguré le 13 novembre 1912. L’aviateur y développe plusieurs activités  : le tourisme aérien, la formation de pilotes civils et militaires, et le développement des essais d’appareils. En 1914, avant la Grande Guerre, la société Blériot-Aéronautique suscite de nombreuses commandes du gouvernement français. Puis, de juin 1915 à juillet 1917, l’école de pilotes de Buc est militarisée. Après l’Armistice, l’aéroparc retrouve ses fonctions originelles. Toutefois, le succès de Blériot ne dure pas ; dès les années 1920, il rencontre de grosses difficultés financières. De plus, des troubles de voisinage entre les habitants de Buc et l’aéroparc ne font qu’envenimer sa réputation. Épuisé, Louis Blériot meurt le 2 août 1936 à Paris. Entre 1940 et 1944, le site est occupé et bombardé plusieurs fois. À l’issue du conflit, le terrain est rendu dans un piètre état à la société Blériot-Aéronautique. L’activité cesse en 1966 et la fermeture définitive intervient en 1970. Seules subsistent aujourd’hui les deux portes d’entrée de l’ancien aéroparc. Partie prenante du patrimoine yvelinois, elles viennent d’ailleurs juste d’être rénovées avec l’aide du Conseil départemental. Les portes de l’aéroparc de Buc, rénovées cet automne grâce au soutien du Département. 78 personnalités pour illustrer les Yvelines Le portrait de Louis Blériot est tiré du livre « 78 personnalités illustrent les Yvelines ». Cet ouvrage, récemment suivi par un second tome, est édité par les Archives départementales. Prix public  : 15 € . HISTOIRE ET PATRIMOINE Marly-le-Roi, QG des chars de combat Après la défaite française de 1871, l’État-Major français lance une grande campagne de fortifications de Paris et de ses environs. Un ensemble d’ouvrages est notamment construit dans l’actuelle Forêt Domaniale de Marly, comprenant un fort nommé le Fort du Trou d’Enfer. C’est ici, en août 1916, que sera créé le 1er centre d’instruction pour les chars de combat, cette nouvelle arme d’abord appelée Artillerie Spéciale (AS), créée par l’artilleur et militaire français J-B Eugène Estienne (1860-1936) et apparue durant la Première Guerre Mondiale. Étaient donc réunis à Marlyle-Roi officiers, sous-officiers et hommes du rang qui allaient composer les futurs groupes de chars pour une formation sur les techniques utiles et sur tous les matériels, au fur et à mesure de leur mise en service. Mais avec le nombre d’unités de chars à créer, les capacités d’accueil du centre yvelinois ont été très rapidement atteintes. Un second centre est alors installé à Cercottes (Loiret). La rubrique « Histoire et Patrimoine » a été réalisée avec le concours des Archives départementales des Yvelines www.archives.yvelines.fr YVELINES - JANVIER 2016 I 41



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