[74] Haute-Savoie Mag n°157 nov/déc 2015
[74] Haute-Savoie Mag n°157 nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°157 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Haute-Savoie

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 8,1 Mo

  • Dans ce numéro : agir sur le long terme pour faire plus et plus durablement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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"ri En direct du Conseil départemental * ex :  : q.." ; - TI ! 7,7aef, L’Europe appuie la politique d’insertion du Département 14 Haute-Savoie mag I N°157 I INSERTION Chef de file de l’action sociale sur le territoire de la Haute-Savoie, le Département est notamment accompagné dans ses interventions par l’Europe. À travers le Fonds social européen, ce sont entre autres actions, une douzaine de chantiers d’insertion qui sont soutenus chaque année. Des dispositifs qui permettent aux bénéficiaires du RSA de renouer avec la société à travers l’activité professionnelle. « C hef de file en matière d’aide sociale, d’autonomie des personnes et de solidarité des territoires », les Départements sont plus que jamais les interlocuteurs privilégiés des publics en difficulté. Cette imposante mission, la collectivité départementale l’a prise à bras le corps depuis bon nombre d’années, imaginant et soutenant de multiples dispositifs, très souvent en partenariat avec d’autres collectivités et organismes. En marge de l’obligation qui lui est faite de verser le Revenu de Solidarité Active – près de 11 300 allocataires dont 8 000 à sa charge –, le Département a choisi de maintenir ses quatre Commissions locales d’insertion par l’emploi, dont l’une des actions prioritaires est l’accompagnement de chantiers d’insertion. Destinés à favoriser le retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA, ils permettent « d’intervenir au plus près des personnes en difficulté et de les aider à retrouver leur dignité », selon Françoise Camusso, 1 ère vice-présidente du Conseil départemental déléguée à l’action sociale, la prévention, l’insertion, la santé et le logement. « Le RSA ne suffit pas. On se retrouve en face de personnes de plus en plus pauvres dans un territoire de plus en plus riche. Cela ne nous paraît pas possible d’additionner les publics RSA sans intervenir », explique t-elle avant d’ajouter que « ce n’est pas toujours du travail « tout de suite ». Le tout est de redonner confiance et de réhabituer ces personnes à l’essentiel  : se lever à l’heure, faire sa toilette, partager avec des collègues, travailler... » Et de préciser  : « Depuis que l’on fait cela, le nombre de bénéficiaires du RSA n’a pas cessé d’augmenter mais ils restent de moins en moins longtemps en insertion. Beaucoup peuvent retrouver un emploi au bout de six mois (voire deux fois six mois). C’est notre grande satisfaction. » 40% des bénéficiaires ont repris une activité L’État a délégué au Département la gestion de l’enveloppe de crédits du Fonds Social Européen destinés au financement des chantiers d’insertion. Entre 2008 et 2014, il s’est ainsi vu octroyer près de 4,9 M € (1,9 M € pour la période 2008-2010 ; 2 991 583 € pour la période 2011-2014). Pour 2015-2018, l’enveloppe globale est fixée à près de 4 M € . Ces aides, ajoutées à la contribution départementale également d’un montant prévisionnel de 4 M € , permettent de soutenir une douzaine de chantiers par an, dont les bénéficiaires font systématiquement l’objet d’un suivi socio-professionnel assuré par Pôle Emploi, « pour lever les freins à l’emploi » rappelle Françoise Camusso. Entre 2008 et 2014, sur les 5 600 participants qui ont été accompagnés, en majorité des hommes, 2 300 ont quitté le dispositif soit pour un emploi (durable ou sous différentes autres formes comme un contrat temporaire,
saisonnier, aidé…), soit parce qu’ils ont créé leur propre activité, soit pour rejoindre un cursus de formation (qualifiante, certifiée, procédure de VAE, retour en formation scolaire…). Alpabi  : renouer avec l’emploi et retrouver l’estime de soi À La Roche-sur-Foron par exemple, l’association Alpabi œuvre depuis plus de dix ans notamment pour la réinsertion d’un public féminin. Créée à l’initiative du Secours Catholique et agréée par l’État, elle accueille 52 salariées (26 postes). Pour son équipe de permanents encadrés par Régis Masselot, l’objectif est de guider les femmes vers l’emploi, mais aussi de les sortir de l’isolement. Grâce à deux boutiques et un magasin (La Roche-sur-Foron et Sallanches), qui proposent aux personnes en difficultés financières des vêtements à prix modique, récupérés, puis triés voire reprisés, le personnel reprend non seulement une activité, mais bénéficie d’un accompagnement individuel. Plus encore, chacun retrouve peu à peu l’estime de soi. Gaillard  : un jardin pour se reconstruire Confrontée à un fort taux de bénéficiaires RSA (environ 350, chiffre le plus élevé du département au regard de la taille de Mairie de Gaillard Le Jardin de Gaillard. Alpabi à La Roche-sur-Foron. L’insertion par l’activité économique Les ateliers et chantiers d’insertion (ACI) sont des dispositifs conventionnés par l’État dont l’objet est l’insertion par l’activité économique de personnes sans emploi et qui rencontrent des difficultés sociales et professionnelles particulières. Ces personnes sont alors titulaires d’un contrat de travail (contrat à durée déterminée d’insertion - CDDI). la commune), « la commune de Gaillard veut soutenir les gens qui ont besoin d’être accompagnés vers l’emploi ou une formation qualifiante », explique Ana Braz, responsable de l’action sociale à la mairie de Gaillard. C’est donc sur un terrain lui appartenant que le « Jardin de Gaillard » est né, il y a plus de dix ans. Porté par la commune, ce chantier d’insertion nourrit lui aussi deux objectifs  : l’accueil d’une vingtaine de salariés par an (12 postes) et l’approvisionnement d’une épicerie sociale fréquentée par une cinquantaine de familles chaque semaine. En 2013, plus de quatre tonnes de fruits et de légumes ont ainsi été récoltées. Des produits de qualité, cultivés sans pesticides ni engrais de synthèse et utilisant des auxiliaires de jardin comme les coccinelles. En marge des tâches propres à la tenue du jardin (maraîchage, bûcheronnage, fleurissement…) et d’un accompagnement personnalisé, les employés en insertion participent de manière ponctuelle à la vie de la commune (déneigement des chaussées par exemple) tout en faisant partie de son personnel. « On voit clairement des personnes qui reprennent goût à la vie, qui retrouvent leur dignité », commente Ana Braz. « S’occuper d’un jardin, c’est donner vie à quelque chose, c’est valorisant » poursuit-elle. Et de compléter  : « Les personnes qui travaillent ici sont contentes que leur activité permette d’alimenter d’autres personnes en difficulté. » n « Les chantiers permettent d’intervenir au plus près des personnes en difficulté et de les aider à retrouver leur dignité. » Françoise Camusso 24 STRUCTURES PORTENT DES CHANTIERS D’INSERTION EN 2015 AGIRE 74, ALPABI, ALVEOLE, Association de gestion du lycée Horace Benedict de Saussure, Bazar sans frontières, Les Brigades vertes du Genevois, Chablais Insertion, Communautés de Communes du Pays d’Alby, de Faucigny-Glières et des Vallées de Thônes, Communes de Gaillard, Cran Gevrier et Seynod, École Nationale des Industries du Lait et des viandes, Entraide Internationale des Scouts de la Région de Cluses, Emmaüs, GRETA LAC, GAIA, Le LIEN, Les Pousses d’avenir, Ternelia les grands massifs, Ternelia entre Lac et Montagne, Trait d’Union, RE-NEE. Haute-Savoie mag I N°157 I 15 Dep74 –L. Guette Dep74 –L. Guette En direct du Conseil départemental



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