[72] La Sarthe n°157 oct/nov/déc 2019
[72] La Sarthe n°157 oct/nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°157 de oct/nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Sarthe

  • Format : (225 x 287) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : en Sarthe, l'avenir se construit au quotidien !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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I DOSSIER L’INTERVIEW Pourquoi le Conseil départemental s’engage-t-il pour la démographie médicale ? Bien que la santé et la démographie médicale relèvent des compétences de l’État, nous avons engagé une démarche volontaire dans ce domaine. Ainsi, le Département a été alerté dès 2007 par le Dr Pierre Hellier, alors conseiller général du canton de Conlie. La courbe d’âge des médecins était déjà alarmante. Il fallait se mobiliser, il en allait de l’attractivité de la Sarthe. Nous nous inscrivons dans des valeurs de solidarité pour favoriser l’accès aux soins de tous les Sarthois. Le Conseil départemental a circonscrit sa priorité sur 3 professions  : les médecins généralistes, les masseurs-kinésithérapeutes et les dentistes. Comment s’y prend-t-on pour faire venir des professionnels de santé en Sarthe ? Il faut créer les conditions d’exercice. C’est pour cela que nous favorisons, avec les Communautés de communes et les municipalités, la création de maisons de santé. Nous devons également attirer en Sarthe ces professionnels de santé le plus tôt possible dans leur cursus. Cela passe par des contrats d’engagements, des 20 l l Le magazine du Département l N°157 - Septembre 2019 Véronique Cantin, Vice-présidente de la commission Solidarité, chargée de la démographie médicale « Il y a eu de beaux succès depuis que nous avons mis en place cette politique ! » « Nous n’avons pas pour mission de nous substituer à l’État » aides à l’installation et de bonnes relations avec les universités formatrices (Angers, Nantes, etc.), l’ordre des médecins et les associations d’internes, afin que ces futurs médecins suivent leurs stages en Sarthe. Il faut enfin créer les conditions périphériques. Soutenir les innovations, comme Smokecheck ou le Cyberknife, c’est valoriser la modernité du plateau technique sarthois. Lancer le numéro unique, c’est apporter une aide sur des questions comme le logement ou l’emploi du conjoint. Quel rôle joue la campagne « Bonssoins sur Sarthe » ? Cela apporte une dynamique, de l’empathie. Lorsque l’on porte nos badges « Bons-soins sur Sarthe » sur les salons professionnels, on a des retours très positifs. La démographie médicale est, certes, un sujet sérieux et préoccupant, mais nous sommes convaincus de la qualité de l’exercice médical en Sarthe et nous souhaitons partager cette conviction avec sympathie. Plus globalement, cette campagne s’inclut dans notre action au quotidien dans ce domaine  : bilan de nos politiques, veille institutionnelle et, bien-sûr, les échanges de bonnes pratiques avec les autres Départements. LA MUTUELLE SOLIDAIRE DÉPARTEMENTALE PREND FORME Une étude publiée par l’ODENORE (1) en 2018 révèle que 27,6% des assurés sarthois ont déjà renoncé à des soins au cours des 12 mois précédents. La raison principale de ce renoncement  : le coût des soins dentaires, auditifs, ophtalmologiques et optiques. De plus, selon une étude de la DREES (2), 3,35 millions de Français ne bénéficieraient pas de complémentaire santé, notamment les retraités et les indépendants, qui ne sont pas concernés par la généralisation de la complémentaire santé en entreprise. « Ces résultats doivent nous interpeller », souligne Dominique Le Mèner, Président du Conseil départemental. « J’ai donc souhaité que soit mise en place une mutuelle solidaire départementale afin de favoriser l’accès aux soins de tous les habitants, y compris les plus défavorisés. » Lancement en 2020 À l’image du Loiret et de la Haute-Vienne, le Département de la Sarthe envisage de privilégier le modèle d’association d’assurés, un mécanisme similaire aux coopératives d’achat. « Les assurés se regroupent pour bénéficier de garanties plus importantes à un tarif plus avantageux », explique Dominique Le Mèner. « Ce modèle permet à la collectivité de jouer un rôle de facilitateur et de relais d'information auprès des habitants, sans aucune participation financière de sa part. » Cette mutuelle solidaire départementale devrait être effective au premier semestre 2020. (1) Observatoire des non-recours aux droits et services (2) Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques
Vous jouez à Bourges après avoir évolué ensemble à Coulaines en minimes France, ce n’est pas banal comme situation… Alexia Chartereau  : Effectivement, ce n’est pas commun ! Je suivais Iliana depuis que j’ai quitté Coulaines. Nous avons toujours gardé contact. Je suis très contente d’avoir partagé sa 1 ère saison en professionnel. C’est vraiment génial pour le club de Coulaines ! Iliana Rupert  : À Bourges, j’ai découvert l’Euroleague, j’ai vraiment grandi en une année ! La saison dernière, je n’avais pas encore mon permis de conduire donc c’est Alexia qui m’emmenait à l’entraînement ! Alexia, comment avezvous vécu votre titre de meilleure jeune joueuse I À LA RENCONTRE DE... ALEXIA CHARTEREAU ET ILIANA RUPERT, BASKETTEUSES SARTHOISES Les deux Sarthoises ont évolué ensemble à Coulaines, en catégorie jeunes, avant de se retrouver à Bourges et en équipe de France, où elles sont devenues vice-championnes d’Europe. de l’Euroleague ? A.C.  : Je suis contente mais je suis davantage à la recherche de titres collectifs. Ça a été une belle saison  : même si nous avons échoué en championnat, nous avons gagné la coupe de France. Comment avez-vous vécu l’Euro de basket avec l’équipe de France ? A.C.  : Les Espagnoles étaient meilleures, plus expérimentées et plus sereines que nous. Mais leur groupe est vieillissant alors que notre équipe est déjà en train de se renouveler, c’est encourageant pour les années à venir ! I.R.  : Je suis très contente d’avoir pu y participer. Intégrer l’équipe de France était un projet à moyen terme. J’ai pas mal joué en phase de poules et je suis rentrée SUIVEZ-NOUS ! Département de la Sarthe @sarthefr sarthe.fr en finale. Vivre un Euro à 17 ans, c’est du pur bonheur ! J’ai beaucoup appris. En équipe de France, on met de la rigueur dans chaque détail, de la 1 ère à la dernière minute d’un match ou d’un entraînement. Vous êtes encore très jeunes. Quels sont vos objectifs, vos projets ? I.R.  : Je veux rester en équipe de France. Il y a beaucoup d’échéances intéressantes  : les Jeux Olympiques en 2020, l’Euro 2021 en France, Paris 2024. Je veux également continuer à jouer l’Euroleague, avec Bourges puis, plus tard, avec un club étranger ! En Euroleague, j’affronte des joueuses dont j’avais le poster dans ma chambre… A.C.  : À Bourges, les objectifs sont toujours très élevés. On va essayer d’aller le plus loin possible dans toutes les compétitions. Puis, j’essaierai à courtterme de rejoindre un grand club européen. Mon rêve le plus fou, c’est de remporter un mondial et d’accrocher une médaille olympique ! Quels liens gardez-vous avec la Sarthe ? I.R.  : Ma famille est toujours à Savigné-l’Évêque. Dès que j’ai 2 jours de repos, j’essaie d’y retourner. Ça fait plaisir de rentrer chez soi, j’y ai gardé des amis de l’école primaire. A.C.  : Mes parents sont à Coulaines. Quand je rentre, je passe également au club. Ils gardent un œil sur Iliana et moi, on veut les rendre fiers ! Mes grands-parents habitent aussi dans le département  : quand je rentre, je fais le tour de la Sarthe ! tangobourgesbasket.com l Le magazine du Département l N°157 - Septembre 2019 l 21 Julien Bacot/FFBB



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