[72] La Sarthe n°157 oct/nov/déc 2019
[72] La Sarthe n°157 oct/nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°157 de oct/nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Sarthe

  • Format : (225 x 287) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : en Sarthe, l'avenir se construit au quotidien !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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SOLIDARITÉ I EN ACTION > ASSISTANT FAMILIAL  : POURQUOI PAS VOUS ! Assistant familial, famille d’accueil  : deux noms différents pour un même métier au service des enfants et de leur protection. 312 personnes salariées par le Conseil départemental accueillent des enfants dans leur famille, une mission de la plus grande importance. 10 l l Le magazine du Département l N°157 - Septembre 2019 > OPHÉLIE MANCEAU, 34 ANS, ASSISTANTE FAMILIALE DEPUIS 3 ANS Pourquoi avoir choisi le métier d’assistant familial ? C’est ma vocation. Après une formation dans les services à la personne, la vie a fait que je suis devenue assistante dentaire pendant 11 ans. Mais, à 30 ans, j’ai ressenti le besoin de revenir à ce qui me plaisait. Mes parents sont accueillants familiaux (pour les adultes), et, au cabinet dentaire, je côtoyais les familles d’accueil qui venaient avec les enfants. En 2015, j’ai participé à une réunion d’information avant de réfléchir quelques mois avec ma fille, alors âgée de 7 ans. Comment s’est passée l'obtention de votre agrément ? J’ai envoyé ma demande d’agrément et, dans la foulée, j’ai reçu des visites des services chez moi pour vérifier si j’étais apte à recevoir des enfants. À la suite de cela, j’ai reçu mon agrément et j’ai été recrutée par le Département qui m’a fourni une première formation de 60 heures. On y a abordé l’administratif, le Conseil départemental, les échanges avec les parents ou les mises en situation. C’est dense, mais cela m’a permis de diminuer mes peurs car, avant, j’avais du mal à imaginer mes relations avec les parents. Avez-vous tout de suite accueilli un enfant ? Pas immédiatement. C’est en décembre 2016 que j’ai accueilli une petite fille. Elle avait 15 mois et avait toujours vécu en pouponnière. Elle 50 c'est le nombre d'assistants familiaux que souhaite engager le Département dans les 2 prochaines années est avec moi depuis. Les 15 premiers jours, nous avons multiplié les contacts avant que je ne l’accueille totalement chez moi. Cela s’est super bien passé, mais j’ai eu à redécouvrir la petite enfance et, pour moi, les nuits sans sommeil ! Pour que cela fonctionne, j'ai compris qu'il fallait se donner à 100% et être capable d’offrir de l’amour sans faire de différence entre sa fille et les enfants accueillis. Ces enfants ont un grand besoin de sécurité et il faut être là pour eux. Cela ne doit pas toujours être simple… Certainement pas ! C’est un métier passionnant, mais qui nous prend 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 ! J’ai fait des accueils d’urgence et, aujourd’hui, j’ai une adolescente en accueil de longue durée. Il faut être très disponible. Heureusement, au bout d’un an de métier, j’ai entrepris les 240 heures de ma formation. Je suis aujourd’hui diplômée. Cela a professionnalisé ma démarche, m'a apporté une vraie reconnaissance et m'a permis de créer des liens avec d’autres assistants familiaux. Grâce à eux, en plus de ma référente professionnelle et des référents éducatifs des enfants, je ne suis jamais seule et j’échange régulièrement sur ma pratique, mes difficultés, mais aussi mes réussites et mes bonheurs dans ce métier hors du commun !
> LYDIE DUVAL, 55 ANS, ASSISTANTE FAMILIALE DEPUIS 20 ANS Avec son mari Patrick, 62 ans et pompier retraité, Lydie forme une équipe soudée. Ils ont accueilli des dizaines d’enfants depuis qu’elle a fait le choix, il y a 20 ans, de passer du métier d’assistante maternelle qu’elle aimait, à celui d’assistante familiale qui lui « apporte un sentiment d’utilité sociale ». Pendant toutes ces années, ils reconnaissent que cela n’a pas été toujours simple et qu’ils sont passés par des moments très durs. C’est leur unité et l’amour qu’ils ont toujours porté aux enfants qui les a fait continuer. « J’ai tellement de bons souvenirs », raconte Patrick. « Pour moi, ce sont les séparations les moments les plus difficiles. À chaque fois, je pleure ». « Quand nous avons commencé, mon mari travaillait encore et les enfants étaient à la maison », retrace Lydie. « Un jour on m’a appelée pour accueillir un enfant de 10 ans. J’ai demandé à mon fils, il a refusé. On m’a ensuite proposé la charge d’un garçon de 13 mois et ça l’a fait ! À tel point qu’il a 21 ans aujourd’hui et qu’il est toujours chez nous ! » Quand Lydie et Patrick parlent de ses « Nous apprenons de chaque nouvel enfant ! » réussites, de son CDI, la fierté illumine leurs yeux. Ils n’ont jamais fait de différence entre leurs enfants et ceux qu’ils accueillent. « Nous sommes là pour inculquer ce qu’est une famille à ces enfants en demande de cadre et de soutien. Nous n’avons pas la science infuse et nous apprenons de chaque nouvel enfant. Il faut savoir rester humble et parfois admettre que nous ne sommes pas la bonne famille pour eux ». Lydie et Patrick organisent la vie la plus stable possible pour leurs protégés. SUIVEZ-NOUS ! Département de la Sarthe @sarthefr sarthe.fr Pour eux, le cœur de ce métier, c'est l’écoute, l’observation, la bienveillance et la capacité à rassurer des enfants en souffrance, pour les sociabiliser, leur donner confiance en l’adulte, et servir de passerelle entre les enfants et leur famille afin de faire perdurer leurs liens. PLUS D'INFORMATIONS SUR SARTHE.FR/ASSFAM > LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL RECRUTE ! En Sarthe, les effectifs des assistants familiaux ont besoin d’être renforcés. Selon certains critères, chacun peut postuler et recevoir une formation diplômante reconnue et s’engager pour l’enfance. Vous avez un casier judiciaire vierge ? Des chambres disponibiles pour les enfants ? Des qualités de bienveillance, d’écoute, d’observation ? L’envie d’accueillir, de rassurer, de sécuriser et d’aimer un ou plusieurs enfants en difficulté ? Contactez le Département au 02 43 54 72 72. Après une évaluation des professionnels de PMI en vue d'obtenir l'agrément nécéssaire, le Département pourra étudier votre candidature. l Le magazine du Département l N°157 - Septembre 2019 l 11



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