[71] Saône-et-Loire n°29 jui/aoû 2011
[71] Saône-et-Loire n°29 jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°29 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de Saône-et-Loire

  • Format : (277 x 392) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : oui ou non au péage sur la RCEA ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 LIBREMENT T.CHASSEPOUX RCEA : le sentiment d’injustice est grand, mais nous ne baissons pas les bras Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ! C’est bien l’état d’esprit dans lequel le Gouvernement a mené son analyse pour imposer la privatisation de la RCEA, c’est-à-dire dans l’ignorance totale de la Saône-et-Loire, de ses élus et de ses habitants. Fin juin, Nathalie Kosciusko- Morizet, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, et Thierry Mariani, secrétaire d’État chargé des Transports, ont rendu leur verdict et annoncé la sanction : la réalisation de cette voirie en deux fois deux voies sera confiée à un concessionnaire qui se paiera avec des péages. Point barre ! Rien, des expressions citoyennes, de la mobilisation des associations, des propositions du Conseil général pourtant réalisables et chiffrées, n’aura été pris en compte et n’aura L’agenda culturel PAGE Des fruits, du bio, des glaces PAGE 12 N°29 JUILLET 2011 LE JOURNAL DU DÉPARTEMENT DE SAÔNE-ET-LOIRE réussi à ébranler la position de l’État. C’est dire le peu de cas qui a été fait de notre territoire et qui a abouti à un déni de démocratie. En effet, les alternatives apportées au cours du débat public local, qui s’est déroulé fin 2010 et début 2011, ont été balayées d’un revers de manche. Elles venaient de tous les bords politiques, dépassant incontestablement les clivages partisans. Elles conciliaient également des impératifs de sécurité et d’urgence, tout en garantissant un financement public, grâce à l’écotaxe sur les poids lourds, et une maîtrise d’ouvrage par l’État. Leur non-prise en compte donne le sentiment que tout était joué d’avance et que nous n’avions malheureusement pas voix au chapitre. Quelles seront les conséquences de la solution retenue sans concertation par un État centralisateur ? Incontestablement, elle se soldera par un nouveau transfert de charges sur le contribuable. On se moque éperdument qu’il ait déjà beaucoup payé, via l’impôt, puisque le Conseil général a dépensé plus de 86 millions d’euros pour l’aménagement de cette voie. On le condamne à payer encore et encore, en s’acquittant du péage et en finançant toujours via la fiscalité locale l’entretien du réseau départemental forcément dégradé par l’inévitable report du trafic. Le sentiment d’injustice est grand, mais nous ne baisserons pas les bras. Le 20 novembre prochain, nous organiserons une consultation publique comme le permet la réglementation. Si vous habitez l’une des 152 communes traversées par la RCEA, vous pourrez y participer. Vous direz si oui ou non vous souhaitez la mise en concession payante. Vous montrerez au gouvernement que vous comptez et que vous voulez être acteur de la décision… qui vous concerne. Ne laissons pas notre avenir entre les mains de ceux qui nous ignorent. Soyons mobilisés ! T.CHASSEPOUX Arnaud Montebourg, président du Conseil général SAÔNE-ET-LOIRE INFO• Directeur de la publication : Arnaud Montebourg• Co-directeur de la publication : Dominique Lotte• Rédaction en chef : Richard Llung• Conception & réalisation : Cités Plume• Impression : Maury Imprimeur• Tirage : 267 000 exemplaires• Distribution : La Poste• Dépôt légal : 3 e trimestre 2011 - Saône-et-Loire info est disponible en version braille et en cassette audio ainsi que sur www.cg71.fr. Les articles contenus dans la page Tribunes n’engagent pas la responsabilité du directeur de la publication.• ISSN : 2101-6801 PEFC/10-31-1282
Le verdict de l’État est tombé : en 2017, la RCEA sera une autoroute payante. Pour les Saône-et-Loiriens, ce choix est aussi injuste qu’infondé. C’est pourquoi le Département reste mobilisé pour la gratuité de cet axe routier. En novembre, une consultation citoyenne donnera aux usagers la possibilité de s’exprimer sur cette décision. Explications. POUR LA RCEA GRATUITE, LA MOBILISATION CONTINUE Les habitants des 152 communes des cantons traversés par la RCEA s’exprimeront le 20 novembre sur l’avenir de cette route. L’État campe sur ses positions. Le 28 juin dernier, les ministres de l’Environnement et des Transports ont annoncé leur décision de recourir à la mise en concession de la route Centre Europe Atlantique, la RCEA. Concrètement, d’ici à 2017, 160 kilomètres de cette nationale, entre Montmarault et Mâcon, seront aménagés en 2x2 voies par une société privée. Cette portion comportera plusieurs péages dits « ouverts », signifiant pour les automobilistes le passage à une ou plusieurs barrières au cours de leur trajet. Pour le Conseil général, ce choix n’est rien d’autre qu’un « déni de démocratie ». En effet, la décision de l’État ne retient aucun enseignement du débat public qui s’est tenu en T.CHASSEPOUX Saône-et-Loire de novembre 2010 à février 2011. Les riverains venus en nombre aux réunions s’étaient pourtant inquiétés des conséquences de la privatisation de la RCEA. La question des péages a été largement abordée, mais aussi celle de la sécurité : les itinéraires de substitution sont inexistants ou bien inadaptés à un trafic important. Les habitants de T.CHASSEPOUX Charolles ou de Sainte-Cécile gardent d’ailleurs le mauvais souvenir du défilé incessant des véhicules dans leur commune. Et pourtant des alternatives existent ! En mai dernier, le Conseil général a soumis à l’État une proposition de financement s’appuyant sur l’écotaxe acquittée par les poids lourds. Une infime partie du produit de cette taxe nationale — environ 1% — pourrait être affectée à la mise à 2x2 voies de la RCEA, garantissant ainsi sa gratuité et sa sécurisation d’ici à 2017. Ce projet, pourtant réalisable et chiffré, a été balayé par les ministres, une décision qui s’apparente à un « non-sens économique », selon Arnaud Montebourg, président du Département. En rejetant cette proposition, l’État se prive d’une manne de 15 millions d’euros par an qui pourrait servir à aménager la route. Mobilisés ! C’est aujourd’hui le mot d’ordre des élus du Département pour la gratuité de la RCEA. Le Conseil général s’est réuni le 11 juillet dernier lors d’une assemblée N°29 JUILLET 2011 LE JOURNAL DU DÉPARTEMENT DE SAÔNE-ET-LOIRE L’alternative du Département garantit gratuité et respect des délais En Saône-et-Loire, les itinéraires secondaires le long de la RCEA sont soit inexistants soit incapables d’absorber le trafic, comme ici à Sainte-Cécile. spécifique pour évoquer les suites données à ce dossier. Comme l’autorise le Code général des collectivités territoriales, le Département organisera une consultation publique le 20 novembre prochain. Les habitants des 152 communes traversées par la RCEA pourront s’exprimer sur ce sujet qui les touche de près. Ils devront dire si oui ou non ils sont favorables à la mise en concession sachant que le Conseil général propose une alternative garantissant gratuité et respect des délais de livraison en mobilisant l’écotaxe. Le Département a, par le passé, consacré plus de 86 millions d’euros à l’aménagement de la RCEA. Il va sans dire que le devenir de cette route aura de profondes incidences sur le territoire, aussi bien au niveau de l’aménagement des infrastructures — compétence directe du Département — que sur le développement et le rayonnement du territoire. Raison de plus pour donner votre avis ! Réagir à cet article sur www.cg71.fr EN SAVOIR PLUS le site du débat public : http://debatpublic-rcea.org la contre-proposition du Conseil général, en ligne sur www.cg71.fr un dossier public sera disponible pour les électeurs concernés, sur demande ou en consultation en mairie à partir du 5 novembre 2011. ACTUALITÉS 3 POINT DE VUE Jean-Luc Fonteray vice-président chargé du transport, des routes et des infrastructures. La situation actuelle a tout d’un dialogue de sourds. La décision ministérielle de mettre en concession la RCEA intervient après un débat public pendant lequel des élus locaux de tous bords et les habitants ont majoritairement fait part de leur opposition. Les ministres ont ignoré les conclusions de ce débat et l’alternative crédible et chiffrée que nous leur avons fournie. La décision de mise en concession ne donne aucun élément sur le nombre, la localisation des péages et les éventuels tronçons gratuits. Le concessionnaire retenu par l’État va donc choisir ! Aujourd’hui, notre position est inchangée : nous voulons la gratuité de la RCEA, car elle est possible. Nous comptons sur la participation des habitants lors de la consultation de novembre. Cette mobilisation collective permettra, nous l’espérons, d’obtenir enfin de l’État l’examen objectif et contradictoire de notre proposition que nous n’avons pas eu jusque-là. G. CIMETIERE



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