[68] Haut-Rhin magazine n°64 jan/fév/mar 2019
[68] Haut-Rhin magazine n°64 jan/fév/mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de jan/fév/mar 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 9 Mo

  • Dans ce numéro : vers la collectivité européenne d'Alsace.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 36 - 37  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
36 37
36 TERRITOIRE DANS LA PAIX ET LE SILENCE A Reiningue, près de 10 siècles d’histoire nous contemplent. Consacré en 1049 par Léon IX, le Pape alsacien, le couvent de l’Oelenberg comptait encore 200 moines, AU PAYS DE L’OR ROSE Ils sondaient la terre à la recherche de pétrole et ont trouvé de la potasse dont les dépôts remontent à une trentaine de millions d’années. De cette découverte, le 18 août 1904, la carotte de la rue de Mulhouse, à Richwiller, garde la mémoire. Unique commune du canton à avoir participé à la formidable aventure industrielle de l’extraction de la potasse, Richwiller, jusqu’alors village quasi exclusivement agricole, va connaître un fort développement économique, devenant en quelques années la première gare de marchandises d’Alsace. C’est ici, dans les ateliers centraux des Mines de Potasse, qu’est créée la première section de robotique industrielle du Haut-Rhin. Plusieurs anciens bâtiments sont aujourd’hui occupés par des entreprises ou abritent des services de la m2A. 80 prêtres et 120 frères convers, au début du 20 e siècle. L’abbaye était alors un centre religieux, intellectuel et économique de première importance. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 9 moines et 4 postulants à occuper les lieux. Jusqu’à aujourd’hui, et tout au long des siècles, l’unique monastère cistercien d’Alsace sera toutefois resté fidèle au A L’ÉCOLE DE LA GRÂCE précepte de l’ordre qui impose de travailler avec les mains. Même s’ils se sont adjoints les services de salariés agricoles, les moines continuent à exploiter leurs 80 ha de terres cultivables, leurs vergers, les nombreux ruchers… Farines, huiles, légumes de plein champ, miels… sont vendus dans le magasin de l’abbaye ainsi que de nombreux produits transformés. Une partie de la farine produite dans le moulin de l’exploitation sert en effet à l’élaboration de nouilles, torsades, petits fours, cakes… Et tout ce que l’Oelenberg ne produit pas lui-même, son magasin le propose en provenance d’une trentaine d’autres abbayes. Y compris des breuvages issus de la divine fermentation  : vins monastiques et bières trappistes ! Abbaye Notre Dame d’Oelenberg 68950 Reiningue Horaires d’ouverture du magasin sur  : www.abbaye-oelenberg.com Le talent n’aura pas attendu le nombre des années. Créée il y a une quarantaine d’années au sein du club de gymnastique « Espérance Pfastatt », la section de gymnastique rythmique est devenue très rapidement une référence, tant au niveau régional que national. Avec ses 300 licenciés, essentiellement des jeunes filles même si plusieurs garçons font partie des groupes de Baby-gym et d’éveil gym, le club s’est imposé parmi l’élite française, depuis plus de 10 ans, se hissant même sur la première marche du podium en 2010, 2013 et 2015. Tous les ans, plus de 15 gymnastes se qualifient au championnat de France où bon nombre d’entre elles remportent des médailles. La gymnastique rythmique est une discipline sportive tout à fait particulière qui nécessite à la fois de grandes qualités sportives mais qui demande également souplesse, élégance, grâce ainsi que beaucoup de dextérité pour manier la corde, le cerceau, le ballon, le ruban et les massues.
ALI BABA ET LES 40 TRACTEURS Pour être tout à fait exact, Maurice Fischesser possède 26 tracteurs dont un authentique GMC qui a servi lors du débarquement en Normandie. Mais le reste est stricte vérité  : sa ferme de Galfingue est une véritable caverne qui regorge de mille trésors. Maurice -car toute autre façon de l’interpeller lui est insupportable- est atteint de collectionnite aigüe depuis plus d’un demi-siècle. Tout ce qui touche à la vie rurale le passionne et les centaines de mètres carrés de dépendance de sa ferme de Galfingue ne sont pas de trop pour accueillir ses innombrables collections. Une passion pour la ruralité qu’il traduit également dans son art de la marqueterie. Un talent qui vient d’être récompensé par un bretzel d’or décerné par l’Institut des Arts et Traditions Populaires d’Alsace et dont le diplôme qui l’accompagne affiche avec humour  : « A Maurice Fischesser  : paysan, marqueteur, serial collectionneur. » La ferme de Maurice à Galfingue est une véritable caverne qui regorge de mille trésors. ENGAGEZ-VOUS ! Son kiné lui avait conseillé de sortir de chez elle, de bouger, de rencontrer du monde. Alors Marie-Thérèse, 87 ans, a obtempéré. Et pour bouger utile, a rejoint la journée citoyenne où elle a intégré l’équipe de cuisine en charge de la préparation des repas des bénévoles. Tom, lui, à tout juste 11 ans, a déjà un riche passé au service de la collectivité puisqu’il en est à sa 6 e journée citoyenne, participant cette année à la construction d’un pont en bois sur un petit cours d’eau. Née à Berrwiller, à l’initiative d’un maire soucieux de l’harmonie dans sa commune, la journée citoyenne crée du lien intergénérationnel et fait de chaque citoyen l’acteur de son territoire. Céréalier à Galfingue, Paul Deguille est à l’initiative de la station collective de lavage d’engins agricoles. DES AGRICULTEURS RESPONSABLES La démarche n’est pas encore obligatoire, mais un groupe de 18 agriculteurs du canton a fait un pari sur l’avenir et a résolument opté pour une agriculture plus durable et plus respectueuse de l’environnement, en se dotant d’une station de lavage d’engins de traitements phytosanitaires. « Même si nous avons fortement réduit l’usage et le dosage des produits de protection des cultures, il en subsiste toujours un peu dans nos appareils de traitement » explique Paul Deguille, à l’initiative du projet. « Et ces molécules ne doivent absolument pas se trouver dans le milieu naturel où elles peuvent contaminer nos ressources en eau. » Cette installation d’un coût de 250 000 euros, et qui a bénéficié de l’aide de l’Agence de l’eau, de l’Etat et de l’Union européenne, récupère les eaux de lavage dans des phytobacs, remplis d’un mélange de terre et de paille, où les molécules sont lentement dégradées. Une fosse de récupération des eaux pluviales de 90 mètres cubes pour le remplissage des cuves de traitement complète le dispositif. LE CANTON DE KINGERSHEIM EN CHIFFRES 8 communes 40 225 habitants 67,97 sa superficie en km 2 591 sa densité humaine au km 2 51 64 JUILLET janvier 2015 2019 L’aire de lavage des engins agricoles de Galfingue est le premier équipement de ce type dans le département. Marie-Thérèse Meyer, 87 ans, de Morschwiller-le-Bas, et Tom Gillmann, 11 ans, de Richwiller. La doyenne et le benjamin des journées citoyennes organisées par les deux communes. En alsacien Ùf Elsassisch 33 37



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :