[68] Haut-Rhin magazine n°5 sep/oct 2005
[68] Haut-Rhin magazine n°5 sep/oct 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de sep/oct 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,8 Mo

  • Dans ce numéro : à la découverte du Ried.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le magazine du Conseil Général du Haut-Rhin 12 Les collèges en chiffres ● 55 collèges publics et 12 collèges privés ● Plus de 32 100 collégiens dans le public et plus de 6 500 dans le privé sont attendus à la rentrée 2005-2006 ● 443 000 m² de surface de plancher ● 25 millions d’euros pour l’investissement et la maintenance semi-lourde en 2005 ● 10 millions d’euros versés chaque année aux collèges publics et privés pour l’entretien et le fonctionnement En 1986, l’Etat a transféré aux Départements la compétence des collèges. A eux désormais la charge d’entretenir,d’agrandir et de restructurer les collèges de leur territoire. Et si besoin, de construire de nouveaux établissements. Si besoin et, bien sûr, si volonté de donner à leur jeunesse le cadre pour étudier,grandir et évoluer dans les meilleures conditions possibles. Construire construction Des collèges qui donnent envie d’apprendre Neuf collèges construits ou reconstruits par le Conseil Général du Haut-Rhin depuis la décentralisation des années quatre-vingt.Trente-quatre collèges restructurés. Un seul objectif : donner à chaque élève un environnement de qualité propice à sa scolarité. Ainsi, dans le Haut-Rhin Altkirch,Brunstatt, Colmar,Fessenheim, Illfurth, Mulhouse,Wittenheim sud et nord et Munster ont été, au fil des ans, dotés de nouveaux collèges. Soit que les effectifs de ces secteurs l’exigeaient ou que les structures existantes ne bénéficiaient plus des conditions suffisantes de confort et de sécurité. Trois autres nouvelles constructions sont actuellement en projet,à Buhl, à Burnhaupt et au sud de Colmar. Et deux reconstructions : le Collège Jules Verne à Illzach et le collège Bel Air à Mulhouse. Restructurer Mais le quotidien du Conseil Général,en matière de collèges,réside essentiellement dans les travaux d’extension et de restructuration. Salles d’enseignement, demi-pension, locaux administratifs,sanitaires,CDI, hall d’entrée et espaces extérieurs : tout ce qui doit être revu est revu et amélioré pour tendre vers le même niveau de prestation que le neuf. Extrêmement lourds, ces travaux s’effectuent sur plusieurs mois et s’organisent de façon à perturber au minima la vie scolaire. Un programme sur plusieurs années prend en compte les besoins des différents collèges selon le degré d’urgence de chaque situation. Entretenir Le Conseil Général assure également le plus gros de l’entretien courant, lorsque celui ne peut attendre d’être inscrit dans une opération globale de restructuration. Remplacement inopiné d’une chaudière défectueuse, par exemple.Le nettoyage et l’entretien courant sont assurés par les collèges eux-mêmes. Pour conclure, un chiffre parle de lui-même : alors que le nombre de collégiens haut-rhinois augmentait de 295 entre 1987 et 2004,la surface des collèges s’agrandissait de 69 214 m². Où l’on voit que l’espace et son corollaire, le confort des jeunes haut-rhinois sur leur lieu d’étude, ont été et sont toujours au cœur des préoccupations du Conseil Général.
reconstruction Munster : un collège qui ne laisse pas de bois Le nouveau collège de Munster a vu le jour non loin de la gare et à deux pas du lycée. Son coût, avec le mobilier et les équipements informatiques, s’élève à 15,5 millions d’euros. Il a été intégralement pris en charge par le Conseil Général (hors achat du terrain par la commune). Sa réalisation a été pilotée par la SEHMA. Son architecte, Jean-Marie Martini, évoque pour nous cette infrastructure originale. Dans son cahier des charges, le Conseil Général souhaitait un collège en bois.Comment avez-vous répondu à cette demande ? Nous voulions un bâtiment moderne. Surtout pas un chalet géant. Aussi avons-nous utilisé le bois comme un vrai matériau de construction, notamment pour la superstructure et les parois, sans pour autant qu’il soit visuellement omniprésent.Le fait de le suggérer plus que de le montrer le met en valeur. Cependant, s’il sait se faire discret, ses qualités de régulation thermique et hygrométrique ainsi que d’absorption acoustique sont bien tangibles. Le cahier des charges insistait également sur la fonctionnalité du bâtiment. Le Conseil Général souhaitait regrouper les espaces qui constituent la plaque tournante d’un collège : administration,CDI,salle polyvalente, salles de réunions etc… De là,nous est venue l’idée d’un hall circulaire autour duquel s’articulent ces espaces. Restait à placer quarante-huit salles ! Ce qui a été fait en accolant à cette rotonde un bâtiment d’enseignement. Pour ce qui est de la fonctionnalité des salles elles-mêmes,nous les avons toutes équipées d’une niche vidéo et d’un espace « dépôt ». « Nous avons joué sur les contrastes et les contradictions : banaliser le bois par endroit afin de le mettre encore plus en valeur à d’autres endroits. » Vous avez également intégré dans votre projet beaucoup de verre.Une simple question d’esthétisme ? Pas seulement. L’ouverture des espaces vers l’extérieur, mais aussi leur ouverture les uns vers les autres par l’intermédiaire de parois vitrées ou de hauts jours fait entrer beaucoup de lumière. Elle donne aussi la possibilité de se repérer facilement sans avoir à forcer sur la signalétique. On retrouve cette transparence dans les espaces de circulation qui donnent tous sur l’extérieur. Par conséquent, ces « couloirs » ne desservent qu’une seule rangée de salles. D’où la forme particulière du bâtiment d’enseignement : un long rectangle doté de trois ailes perpendiculaires. L’ensemble évoquant, par un heureux hasard,une clé… peut-être celle de la réussite dont nous voudrions doter nos collégiens... Vous n’avez pas utilisé de béton ? Si bien sûr, on ne peut pas l’éviter. Ne serait-ce que pour les contreventements répondant aux normes antisismiques de même que pour les fondations et le dallage.D’autre part,l’association du bois et du béton est tout de même assez heureuse. Aussi par endroit l’avons nous volontairement soulignée. Mais le bois reste le matériau majoritaire.Ce qui répondait aussi à la demande du Conseil Général d’utiliser essentiellement des matériaux renouvelables. le dossier Septembre-Octobre N°5 I Le collège de Munster en chiffres ● 24 723 m² de terrain ● 12 000 m² de plancher ● 15,5 millions d’euros Le collège de Munster en dates ● Concours d’architecte : février 2002 ● Permis de construire : janvier 2003 ● Début des travaux : mai 2003 ● Fin des travaux : août 2005 haut-rhin'44ei• 13



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