[68] Haut-Rhin magazine n°42 jan à mai 2013
[68] Haut-Rhin magazine n°42 jan à mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de jan à mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : à la découverte de notre patrimoine arboré... des arbres au coeur de nos vies.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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bien vivre ensemble Haut-Rhin magazine Haute-Alsace 28 Remède à la solitude ou auxiliaire précieux, la médiation animale dans les maisons de retraite fait surgir spontanément des sentiments d’affectivité, de sensibilité et d’attachement qui apaisent et soulagent les résidents. Olivia Gobilliard-Schreck L'hygiène, une préoccupation majeure L’hygiène reste préoccupant pour les réticents à la médiation animale’explique Robert Kohler, directeur de La Roselière. ‘Un protocole a été mis en place avec notre infirmière car intégrer un animal dans une maison de retraite nécessite certaines mesures d’hygiène telles que le lavage de main pour les résidents ainsi que des soins animaliers comme le brossage régulier, un traitement externe et interne de parasites et des vaccins obligatoires. Un dialogue stimulant, la médiation animale Thérapeutique et sécurisante, la présence d’animaux au sein d’une institution apporte des bienfaits énormes et immédiats. C’est le choix qu’a fait la maison de retraite La Roselière basée à Kunheim. En accueillant des chiens dans son quotidien, en utilisant l’animal comme outil dans ses activités, La Roselière a ouvert ses portes à une approche différente dont les bénéfices sont indéniables. "Le chien apporte de la vie, de la joie et du mouvement. Le dialogue s’installe entre les résidents et les relations envers les chiens qu’ils côtoient quotidiennement peuvent être très fortes surtout pour ceux qui n’ont pas de famille" explique Christèlle Wolff, aide médicopsychologique à La Roselière. "L’animal ne juge pas. Les résidents se sentent libres en leur présence. Il n’y a pas de rapport de force, moins d’intrusion". Eduqués par l’association Handi’Chiens, les chiens sont formés pendant deux ans en fonction de leur caractère et de leur sensibilité. Ils bénéficient d’une reconnaissance juridique, sont protégés par le Code Pénal et reconnus dans leur sensibilité par les instances Européennes. La Roselière en accueille deux pratiquement tous les jours qui proviennent de l’association de chiens visiteurs "4 pattes pour un sourire". Glinka, un golden retriever toujours en formation et Upton, un nova scotia, font partie intégrante de l’équipe. Accompagné de son référent, le chien n’est pas laissé seul à vagabonder dans l’établissement, il prend part aux activités proposées et sert souvent de repère dans la journée grâce aux soins quotidiens tels que la prise de repas ou les sorties. "Il y a quelque chose chez l’animal qui ne laisse pas insensible, qui provoque des réactions, des paroles, des sourires qu’on ne voyait pas autrement" ajoute Valérie Behra, animatrice en médiation animale, famille d’accueil et déléguée régionale. Les résidents se sentent valorisés par la présence du chien qui s’intéresse à eux, les stimule et attire leur attention. Une présence affective Le grand bienfait à 90% est le côté affectif que le personnel ne peut pas apporter, mais lors d’un soin difficile, d’une prise de sang ou d’une toilette, et en se focalisant sur Glinka, les résidents supportent mieux les soins qui deviennent moins contraignants. Tendre le bras pour caresser le chien est un geste thérapeutique qui favorise la dextérité en plus de créer un lien. Pour Madeleine Sutter, résidente, "c’est vraiment bien, il y a des personnes qui ne sourient jamais, ne parlent pas et quand le chien est là, elles se dérident totalement. Parfois quand on passe, les chiens se lèvent et nous reconnaissent". "La médiation animale n’est ni une méthode, ni un médicament, c’est quelque chose de différent qui marche avec parfois des résultats poignants" conclut continue Valérie Behra.
Le chien, facilitateur de la communication Les bienfaits de la présence d’un animal sont reconnus depuis le Moyen-Age pour son rôle d'aide, mais l’industrialisation du XIX e siècle fait perdre au chien son statut utilitaire pour celui d’animal de compagnie. Dans les années 70, la place grandissante des animaux domestiques démontre que l’attachement à l’animal est facteur de santé psychologique. Aujourd’hui, le chien est considéré comme facilitateur de la communication et catalyseur de la santé psychique et physique. "Etat des lieux, la médiation animale dans les maisons de retraite" de Robert Kohler Haut-Rhin magazine N°42 - Janvier 2013 Zoom sur les EHPAD dans le Haut-Rhin Il existe actuellement 76 établissements d'hébergement des personnes âgées dépendantes (EHPAD) dans le département, soit 7 095 places. Des réhabilitations et rénovations ont été mises en place pour améliorer l'accueil des malades d'Alzheimer. D’ici 2015, 549 places supplémentaires dont 2 EHPAD seront créées. Pour 2013, le budget du Département consacré aux établissements s'élève à 55,7 M € 29



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