[68] Haut-Rhin magazine n°42 jan à mai 2013
[68] Haut-Rhin magazine n°42 jan à mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de jan à mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : à la découverte de notre patrimoine arboré... des arbres au coeur de nos vies.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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dossier Haut-Rhin magazine Haute-Alsace 22 On peut gagner gros à faire ses propres jus de fruits. De riches saveurs retrouvées et le bonheur de contribuer à la préservation de nos paysages. Faites vos jus ! Gel tardif, pollinisation hasardeuse… 2012, loin s’en faut, n’aura pas été au niveau de 2011, une année record pour l’atelier de jus de pommes de Lapoutroie : 180 clients, 23 408 litres de jus ! Quelle meilleure façon de préserver les vergers que de trouver de nouveaux débouchés aux fruits dont plus personne n’avait l’usage. C’est ainsi qu’est née l’idée dans plusieurs communes du département de créer des pressoirs communautaires ou de redynamiser des ateliers de jus associatifs. Des initiatives qui partout ont rencontré le succès. A Lapoutroie, l’association « L’atelier du jus de pommes » a été créée il y a 28 ans déjà. Grâce à diverses subventions, l’association a pu considérablement moderniser son équipement et ainsi offrir à sa clientèle des prestations de qualité. Une dizaine de membres bénévoles se relaie pendant la saison des fruits pour animer et faire fonctionner l’atelier. Lorsque l’heureux propriétaire d’un verger apporte ses fruits -des pommes et des poires le plus souventceux-ci sont tout d’abord lavés, hachés et pressés. Puis le jus obtenu est pasteurisé et mis en bouteilles. Pour quelques euros, de riches saveurs retrouvées, la joie de produire son propre jus de fruits et le bonheur de contribuer à la préservation de formidables milieux de vie. Les vergers distillent du bonheur La distillation a toujours tenu une place de choix dans l’univers culturel alsacien. Au moment de la distillation, le « Brenhisla » devient un lieu de rencontre, de partage et d’entraide entre les hommes du village. Avec la régression de cette activité, ce sont non seulement les vergers qui risquent de disparaître mais également toute une culture et avec elle ses savoir-faire et son cérémonial. A Muespach-le-Haut, le « Sundgauer Obst Brennhisle » est une initiative qui mérite un grand coup de chapeau. Première distillerie associative d’Alsace, née de la volonté d’arboriculteurs passionnés avec l’aide financière des collectivités, elle s’adresse à toute personne désireuse de transformer une partie de sa production fruitière en eau de vie. Inutile d’avoir des connaissances en matière de distillation puisque la prestation, en contrepartie d’une petite contribution, est assurée par un membre compétent (et bénévole !) de l’association.
Le bon et le beau vont de pair Depuis 2005, le Département du Haut- Rhin est propriétaire de 663 ha de forêts répartis dans la vallée de Munster et dans la vallée de la Doller. Du fait de leur étagement entre 420 mètres pour la forêt de Lauw et 1252 mètres pour celle de la Haute Bers, ces ensembles forestiers offrent des milieux d’une extrême diversité abritant des biotopes originaux, parfois rares, des vestiges archéologiques également comme les châteaux du Hohlandsbourg et du Schrankenfels. En 2009, la totalité des forêts départementales a obtenu le label FSC, le label le plus strict et le plus recherché à travers le monde, cautionné par les plus grandes ONG environnementales tels que le WWF et Greenpeace et décerné par une organisation internationale, indépendante, le Forest Stewardship Council. Ses forêts, le Département les gère en bon père de famille, y pratique une sylviculture écologiquement responsable qui arrive à concilier Préserver la biodiversité implique parfois « de limiter le développement de certaines espèces « parfaitement rentabilité économique et préservation de l’environnement. Pour les secteurs les plus difficiles d’accès, les plus riches également sur le plan floristique et faunistique, pas question par contre d’ouvrir des pistes d’exploitation. Priorité absolue à la biodiversité ici, ce qui ne signifie nullement absence d’intervention. Car préserver la biodiversité implique parfois de limiter le développement d’espèces ayant tendance à prendre le dessus. Sitelle, la jument comtoise de Francis Dopff a ainsi beaucoup œuvré dans les forêts départementales au cours de ces derniers mois. Faire appel à un cheval pour débarder les arbres abattus -des hêtres, des douglas, des épicéas principalement, afin de favoriser le développement du sorbier des oiseleurs, de l’alisier, du sapin pectiné et d’autres essences favorables à de nombreuses espèces animales- est la méthode la plus douce et la plus respectueuse du milieu forestier. Haut-Rhin magazine N°42 - Janvier 2013 « Il faut cesser d’opposer écologie et économie « Pierre GSELL Conseiller Général et Président de la commission Agriculture, Environnement, Cadre de vie et Montagne La bonne gestion des forêts départementales est avant tout le fruit d’un partenariat exemplaire entre l’Office National des Forêts et le Département. Mais c’est la preuve surtout qu’il n’y a absolument aucune contradiction entre rentabilité économique et préservation de la biodiversité. Une forêt peut être tout à la fois, et nous en donnons la preuve, belle sur le plan esthétique, très riche sur le plan écologique et parfaitement rentable du point de vue économique. 23



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