[68] Haut-Rhin magazine n°36 sept/oct/nov 2011
[68] Haut-Rhin magazine n°36 sept/oct/nov 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de sept/oct/nov 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 7,7 Mo

  • Dans ce numéro : priorité aux collèges... retour sur 25 ans de décentralisation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 nos priorités Les 20,22 et 23 juin dernier, à Altkirch, Colmar et Sausheim, le Conseil Général a pris l’initiative d’organiser trois grandes réunions publiques afin de débattre avec les Haut- Rhinoises et les Haut-Rhinois de l’avenir du développement futur de notre territoire et du projet de réforme des collectivités. Retour sur paroles. « Nous sommes au quotidien dans la proximité « De vive voix avec La proximité et l'efficacité C'est notre vision Les Départements sont des éléments clé de l’organisation et de l’égalité territoriale de la France depuis plus de deux siècles. A travers l’action du Conseil Général, nul ne peut contester leur irremplaçable efficacité en matière de proximité et de qualité des services rendus à la population. L’étendue des compétences du Département, en particulier dans le domaine routier, social, scolaire…, leur diversité surtout, dont nous profitons à toutes les étapes de notre vie et dans tous les domaines de notre quotidien, font de cette collectivité une organisation territoriale appréciée par la population. Un sondage récent a ainsi révélé que 83% des Haut- Rhinois se sentent proches de leur Conseil Général et C'est vous qui le dites « Je suis maire d’une commune et j’ai un réseau d’eau en régie municipale. Nous avions imaginé prendre une entreprise quelconque pour la gestion de l’eau. Or c’est le genre de système qui, selon moi, ne fonctionne pas. L’eau est vraiment un service public et doit le rester. Pourquoi ? Parce que je me verrais très mal refuser un verre d’eau à une personne qui n’aurait pas payé sa facture. Dans le même esprit, je me verrais très mal rationaliser des heures d’assistance sociale et laisser des gens de côté uniquement parce qu’il aura fallu rationaliser et rentabiliser un système. Il est des domaines qui appartiennent au Département…, et il est ne souhaitent pas sa diparition. C’est là, la reconnaissance du travail effectué par les Conseillers Généraux, appuyés en cela par les 2 450 agents départementaux que compte notre collectivité, et qui accomplissent leurs missions au plus près de la population, dans les collèges, les centres médico- sociaux, les pôles gérontologiques, les unités routières… Faut-il pour autant faire des Départements d’incontournables monuments ? L’Europe de Schengen et de l’euro, l’avènement d’un monde d’échange et de mobilité obligent nos territoires à s’adapter en permanence aux réalités contemporaines. C’est un choix que le Conseil Général du Haut-Rhin a fait depuis longtemps, convaincu que « qui veut grandir doit s’ouvrir », pariant sur les vertus de l’échange, du partenariat et de la coopération avec l’ensemble de nos voisins. Le développement de notre économie et de nos entreprises, la prospérité des Haut-Rhinois et la consolidation des services aux habitants sont à ce prix. élu de la CCI de Colmar. Je voudrais dire que je comprends parfaitement les propos qui ont été tenus ce soir sur la proximité. A Colmar, nous sommes la plus petite des chambres de commerce d’Alsace. Mais notre taux de participation aux élections est parmi les plus élevés de France. Ces résultats s’expliquent par notre forte présence sur le terrain. Nous sommes au quotidien dans la proximité et la preuve qu’une petite taille n'est nullement incompatible avec une vision globale et une efficacité régionale. » important que nous les préservions. » « Je suis chef d’entreprise et membre
les Haut-Rhinois L'ouverture vers nos voisins C'est notre vision C'est vous qui le dites « Lors de son allocution télévisée en février 2011, le Président de la République a loué les bienfaits libérateurs et dynamisants de la toute nouvelle autonomie de l’université. C’est exactement ce même principe qui contribue au succès et au dynamisme d’autres pays qui possèdent un système décentralisé. Il cite souvent le modèle allemand en exemple. Pourquoi donc ne pousse-t-il pas sa réflexion jusqu’à l’évidente conclusion qu’il convient de donner de nouvelles compétences aux collectivités locales ? Le modèle archaïque centralisateur des Jacobins n’est qu’un étouffoir des pulsions de liberté et de croissance de l’économie ainsi que de la culture des régions… Voudrait-on faire de nous une espèce de frontière de l’Est qui nous couperait de notre Umwelt européen ? C’est l’impression qu’ont beaucoup d’Alsaciens. » Le Haut-Rhin bénéficie d'une situation de carrefour exceptionnelle et d'un des espaces de vie trinationaux les plus riches d’avenir du territoire européen. Une réalité qui conforte notre conviction : l’Europe et l’ouverture à nos voisins immédiats doivent être des priorités pour notre collectivité. Le futur de la Haute-Alsace se déterminera dans sa capacité à s’inscrire pleinement dans le grand espace aujourd’hui en marche : la Région Métropolitaine du Rhin Supérieur. Deuxième tranche de la phase Est du TGV Rhin-Rhône, raccordement ferré de l’EuroAirport, développement des ports rhénans… sont autant de grandes infrastructures qu’il nous faudra demain concevoir à une échelle qui ne sera plus celle des départements, des régions, ni même des Etats. La légitimité de tels ensembles territoriaux transnationaux n’est pas acquise en France. Au législateur français de nous donner les moyens de contribuer avec les mêmes chances que nos voisins bâlois et badois à ce formidable laboratoire du Rhin Supérieur où s’élaborent les organisations économiques, financières, culturelles, sociales et environnementales de demain. Pour nous permettre d’être pleinement efficaces, privilégions pragmatisme et efficacité en dépassant la stérile controverse entre Jacobins et Girondins, Etat et Europe qui continuent à hanter l’idéologie politique française. Cette ambition pour la Haute-Alsace se heurte malheureusement à un écueil de taille : la perte de la pratique de l’allemand. Au cours de ces 10 dernières années, la jeunesse haut-rhinoise a perdu 10 000 emplois du fait d’une insuffisante maîtrise de la langue de nos voisins. De la reconquête de notre excellence linguistique, il nous faut faire une priorité. « Ne faudrait-il pas dans le projet du Conseil d’Alsace avoir une discussion plus ouverte avec le Pays de Bade ? Parce qu’en matière économique, c’est bien à l’échelle du territoire rhénan qu’il faut raisonner. En fait, nous chefs d’entreprise travaillons de Stuttgart à Neuchâtel, en passant par Karlsruhe et Bâle. » « Ce qui m’a choqué dans la presse ces jours-ci, c’est qu’il est dit que l’apprentissage de la langue régionale coûte de l’argent. Mais c’est un investissement ! Etre bilingue rapporte de l’argent à notre territoire. » « Nous avons le droit à l’expérimentation. Utilisons-le. Si on ne veut pas jeter la pierre à l’Education nationale, pourquoi ne pas régionaliser notre enseignement. » Haut-Rhin magazine N°36 - septembre 2011 C'est bien à l'échelle « du territoire rhénan qu'il faut raisonner ! « 5



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