[68] Haut-Rhin magazine n°33 nov-déc 10/jan 2011
[68] Haut-Rhin magazine n°33 nov-déc 10/jan 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de nov-déc 10/jan 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : déplacements, tansports, mobilités responsables... le Conseil général s'engage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Photo : collection Daniel Roess Photo : collection Daniel Roess 42 territoires Chasseurs alpins : Tranchée française tenue par des chasseurs alpins sur les hauteurs de Soultzeren en 1914. Photo : Terre de Sylphe Tête des Faux 1917 : Les défenseurs allemands dans une tranchée de la Tête des Faux. Ce sera en 1918, le système fortifié le plus dense et complexe de tout le massif des Vosges. une mémoire collective qui longtemps en a conservé le souvenir. Dès le 3 novembre 1870, la région de Montbéliard est envahie par les puissantes armées ennemies. Le colonel Denfert-Rochereau a pour mission d’organiser la résistance de la place forte de Belfort. 40 000 soldats prussiens et 200 pièces d’artillerie contre à peine 15 000 français. Belfort résiste pourtant et continue à se battre jusqu’à l’armistice. Une résistance héroïque que le Colmarien Auguste Bartholdi va magnifier avec son fameux lion accroché à la roche de la citadelle. 1914-1918 : la Haute Alsace en première ligne Quatre jours seulement après la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France, les troupes françaises entrent en Haute-Alsace, se rendent maîtres de Mulhouse et des principaux cols des Vosges du sud, descendent dans les vallées pour prendre St-Amarin, Thann, Guebwiller, Colmar, Munster… Succès de courte durée toutefois. L’échec de l’offensive vers Sarrebourg et l’avancée des troupes allemandes obligent les Français à se retirer. L’agressivité se reporte alors sur les Vosges hautrhinoises. A une courte guerre de mouvement succède une guerre de position ponctuée à intervalles réguliers par des affrontements particulièrement meurtriers. La Tête des Faux Des trois principaux champs de bataille haut-rhinois, celui de la Tête des Faux est assurément le moins connu. Non pas que les combats y furent moins violents qu’au Linge ou au Hartmannswillerkopf. Les affrontements entre les troupes alpines et les Jäger, les chasseurs allemands, y furent au contraire d’une âpreté extrême, tout particulièrement lors de la nuit de Noël 1914. Comme ce belvédère granitique est à l’écart des voies de communication, accessible uniquement après une heure de marche, il est relativement peu visité. Il a conservé de ce fait une grande authenticité, une sorte de mémoire primitive des drames qui s’y sont joués. Visiter. Le sentier de mémoire de la Tête des Faux (12 km), qui permet d’aller à la découverte des ouvrages bétonnés et blindés du sommet mais également du cimetière Duchesne, du complexe souterrain de l’observatoire de la roche du corbeau, des ruines de la gare du téléphérique…, peut s’emprunter depuis le Col du Calvaire ou l’auberge de l’étang du Devin. Très bon balisage du Club Vosgien. Carte IGN Top25 3617 ET Le tombeau des chasseurs Tout le monde en convint après coup : la valeur stratégique du site ne justifia pas de tels sacrifices. L’armée française pourtant avait été prévenue : « Le Linge sera le tombeau des chasseurs » annonçait l’adversaire sur des pancartes. Et de fait, l’offensive du 20 juillet 1915 se heurte à une résistance acharnée de la Landwehr bavaroise qui avait eu le temps mais surtout avait disposé des infrastructures nécessaires pour bâtir de très solides systèmes défensifs. Pour la seule journée du 4 août, plusieurs dizaines de milliers d’obus tombent sur le secteur et 2 000 soldats trouvent la mort. En moins de 6 semaines, les Français perdent plus de 10 000 des leurs. Entre le 20 juillet et le 15 octobre 1915, les combats du Linge feront 17 000 victimes. Visiter. Aucun autre site des Vosges n’offre un tableau aussi saisissant et émouvant de ce que fut la guerre des tranchées. A côté des systèmes de défense allemands très bien conservés et des vestiges des tranchées françaises, le musée mémorial du Linge présente de nombreux objets trouvés sur le site. Un circuit historique « 1914-1918 : Hohrodberg-Linge » d’une longueur de 10 km, fléché avec de nombreuses photos et des panneaux didactiques permet d’aller à la découverte de la totalité du site et d’accéder à une trentaine d’ouvrages
de toutes sortes. Livret guide disponible à l’office du tourisme de Munster. Carte IGN Top25 3718 OT www.linge1915.com La montagne de la mort la 1 e guerre mondiale. (Carte IGN Top25 3620 ET) Nombreux ouvrages et plaquettes consacrés au HWK disponibles à l’Abri mémoire de Uffholtz, un centre de d’exposition et de ressources récemment inauguré. www.abri-memoire.org Du Donon au Nord jusqu’au HWK au Sud, les Vosges ont constitué le seul front de montagne sur le sol français lors de la guerre de 1914-1918. Les rigueurs du climat et le relief très accidenté de la montagne vosgienne ont nécessité la mise en œuvre de moyens technologiques considérables et la « Qui tient les hauts, tient les bas ». En vertu de ce principe incontournable de l’art militaire, le Hartmannswillerkopf (HWK), baptisé Vieil Armand par les Poilus mais plus explicitement encore la montagne de la mort, ne pouvait que devenir un sommet convoité. Surplombant la partie sud de la plaine d’Alsace, offrant sur celle-ci la vue la plus exceptionnelle qui soit, le HWK a été l’un des nacelles du téléphérique du Hohneck. Les chasseurs alpins français déchargent les principaux enjeux des combats de la première guerre mondiale. 90 km de construction d’infrastructures extrêmement audacieuses afin d’assurer la tranchées ont été creusés dans la montagne ainsi que quelque 6 000 abris, logistique et le transport des troupes. casemates et galeries diverses. Nul En de multiples endroits, la montagne autre sommet vosgien n’a subi d’aussi conserve les traces d’hôpitaux de campagne, de gares de téléphériques… violents et intenses pilonnages. 250 000 obus tirés par l’artillerie française pour Mais l’exemple le plus marquant est la seule journée du 21 décembre 1915. la route des crêtes. Aujourd’hui axe Et un nombre de morts malheureusement proportionnel à ces chiffres de était belliqueuse puisque décidée par touristique majeur, sa vocation initiale démesure : 25 000 dans les 2 camps. En le haut commandement français pour souvenir de ces immenses sacrifices, faciliter les communications et le passage des troupes entre les différentes un des 4 monuments nationaux de la grande guerre a été érigé au HWK. vallées. Visiter. Le site du HWK est actuellement 1939-1945 en travaux mais pour partie toujours accessible aux visiteurs. D’importants Le second conflit mondial travaux de rénovation, de restructuration mais aussi de construction un nouveau conflit paraissait iné- Depuis la crise internationale de 1936, -celui d’un historial franco-allemand- y luctable. Trois années plus tard, en ont lieu et devraient s’achever en 2014 effet, l’Alsace devenait une fois de plus pour le 100 e anniversaire du début de champ de bataille et enjeu politique. Haut-Rhin magazine N°33 - novembre 2010 Photo : collection Daniel Roess L’aspect de la pente ouest (tranchées françaises) du Linge en 1921. Le cimetière Duchesne sous la Tête des Faux 43 Photo : collection Daniel Roess



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