[68] Haut-Rhin magazine n°31 jun/jui/aoû 2010
[68] Haut-Rhin magazine n°31 jun/jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de jun/jui/aoû 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : 3 pays, 2 langues, 1 avenir commun.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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nos priorités Rencontre avec le Sénateur Jean-Louis Lorrain Vice-Président du Conseil Général et Président de la Commission Solidarité Avec près de 300 millions d’euros, soit plus d’un tiers du budget annuel consacré à la Solidarité, le Conseil Général mène une politique sociale volontariste sur son territoire. Une présence au plus près des Haut-Rhinois d’autant plus nécessaire que la crise a renforcé la précarité. 4 Propos recueillis par Bérengère Béhotas "La Solidarité, le sens de notre engagement" La solidarité est le premier poste budgétaire du département, pourquoi ? La politique de solidarité a fortement évolué ces dix dernières années. Si le mot reste le même, nos missions se sont étendues. Nous sommes passés de l’aide sociale au développement social territorial. Nous ne sommes plus dans l’assistanat. Nous accompagnons désormais les Haut-Rhinois à tous les âges de la vie. Nous sommes à leurs côtés pour favoriser leur qualité de vie, leur bien-être et le bien vivre ensemble, ce sont d’ailleurs les piliers du projet pour le Haut-Rhin porté par le Président Charles Buttner. Le public concerné est donc plus large. Ce qui explique aussi un budget si important. En tant que Président de la Commission Solidarité, comment abordezvous votre mandat ? Vous savez, je suis depuis des années en direct avec la réalité, confronté à des choses très dures. J’ai une certaine prédisposition de par ma formation médicale à m’intéresser aux problématiques sociales, je suis constamment sur le terrain. C’est même la source et le sens de mon engagement. Je dirai que face à l’individualisme ambiant, il nous faut faire preuve, plus que jamais, d’empathie, c'est-à-dire nous mettre à la place des populations, être à leur écoute, percevoir ce qu’elles ressentent pour être plus à même d’apporter les bonnes solutions. Quels sont les grands défis de demain auxquels nous serons confrontés ? Le logement, c’est incontournable. On ne peut pas s’intéresser à l’individu sans lui apporter une éducation et un toit. Je pense à un véritable service du logement qui serait inspiré par la solidarité. L’emploi, bien sûr, avec notamment le maintien du dispositif rSa pour soutenir le retour à l’activité professionnelle. Je souligne aussi notre investissement important et continu en matière de dépistage des cancers ou encore en matière d’aide à la parentalité. Et puis, il y a un certain nombre de secteurs dans lesquels nous ne serons jamais assez présents ; je pense par exemple au suivi personnalisé des personnes âgées pour anticiper le mieux possible leurs besoins, à la mise en place d’un dispositif plus efficace pour détecter précocement et lutter contre la maltraitance de l’enfant. Je pense aussi à certaines situations très particulières telles que le vieillissement du personnel cultuel ou celui des migrants qui sont là depuis une quarantaine d’années… Car notre objectif est de pouvoir apporter des réponses individualisées et d’aider chacun dans son parcours de vie.
Comment comptez-vous financer ces grands défis ? S’il faut attendre que l’économie soit au beau fixe pour intervenir en matière de solidarité c’est la catastrophe. La crise nous oblige à penser autrement. On doit inventer de nouvelles formes d’actions avec les professionnels, sur le terrain. Il faut quitter le modèle avec lequel on a fonctionné jusqu’ici. En matière sociale, il nous faut une efficacité mais on ne peut pas avoir une exigence de rentabilité. Par contre, si on veut mener des actions sociales fortes, il nous faut inévitablement développer une économie dynamique. Y a t-il une spécificité haut-rhinoise en matière de politique des solidarités ? Je pense que notre spécificité réside surtout dans la proximité et l’adaptation de nos actions au contact des professionnels sur le terrain. Et puis, n’oublions pas non plus la forte densité du réseau associatif. Ce sont des partenaires non négligeables, complémentaires ; on le voit notamment avec des maladies comme Alzheimer ou Parkinson sur lesquelles les associations sont très présentes et ont une vision très réaliste des situations. Je salue leur engagement. Quelles sont les actions qui méritent d’être relevées ? Outre les grandes politiques départementales au service de la petite enfance et des seniors qui sont des missions régaliennes, je dirais la Maison du Handicap, créée en 2006 et qui répond vraiment très bien aux besoins des familles. Il y a également la Maison « MAIA pour les per- Nous accompagnons sonnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et toutes celles qui sont les Haut-Rhinois à tous en perte d’autonomie. Et si cela marche, MAIA sera générali- les âges de la vie. « sée. C’est une priorité départementale. Il nous faut aller vers une prise en charge globale de la personne âgée. En quoi votre nomination récente au Sénat est-elle utile dans votre action locale ? Mes engagements politiques et professionnels ont toujours été très complémentaires. Aujourd’hui, et suite à la nomination d’Hubert Haenel au Conseil Constitutionnel en février dernier, j’occupe une nouvelle fois un mandat parlementaire. Et cette position me permet d’œuvrer en amont des décisions, des débats législatifs et d’anticiper un certain nombre de mesures pour qu’elles soient toujours plus efficaces dans leur application. J’ai un rôle de facilitateur. Haut-Rhin magazine n°31 - juin 2010 5



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