[68] Haut-Rhin magazine n°25 mar/avr/mai 2009
[68] Haut-Rhin magazine n°25 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (149 x 180) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : supplément spécial budget 2009.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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initiatives Le crocus sativus donne naissance à la plus précieuse et la plus convoitée des épices du monde : le safran. Et il se plaît à merveille dans le Haut-Rhin. Pascal Herrscher Safran du Château, rue de l’Ancienne tuilerie 68590 Saint Hippolyte www.safranduchateau.com 32 haut-rhin Dites le avec des Il y a des lectures qui parfois décident de touteune vie.Enfant,HervéBarbizan, dévorait les ouvrages qui retraçaient les aventuresd’intrépidesnavigateurset explorateurs qui, aux périls de leur vie, bravaient mers et océans en quête d’épicesprécieuses.Promis,un jour, il feraitcommeeux. Unrêvequi, prèsde 40 ans plus tard, se concrétise. A une différence notable près : ses épices,et plus particulièrement la plus rare d’entre elles, le safran,HervéBarbizanne vapas les quêterauboutdumonde,mais il les cultive chez lui, dans le Haut-Rhin. 300 fleurs pour un gramme Est-ce parce que les cuisines exotiques et méditerranéennes en font grand usage que le safranestassociéaux climats chauds et qu’on imagine mal que sa culture soit possible sous nos latitudes ? Bien que son origine conserve encore bien les mystères,il semblerait que le berceau de cette plante de la famille des crocus soit à chercher quelque part dans la chaîne himalayenne, probablement au cachemire.Voilà qui explique la parfaite adaptation du safran aux hivers alsaciens.Fait unique dans le règne végétal,c’est la fleur qui donne naissance à l’épice. Il en faut près de 300 pour produire un gramme de safran ce qui en fait de loin l’épice, et de façon générale la denrée alimentaire, laplus convoitéeet la plus chèredu monde. Un prix pourtant qui ne destine pas le safran exclusivement à une clientèle aisée. Car cette épice s’utilise à des fleurs doses homéopathiques. Un gramme suffit à assaisonner 45 assiettes de riz. La tête dans les étoiles La première récolte d’Hervé Barbizan a suscité la réserve et le scepticisme. Un safranproduitdans leHaut-Rhinpouvait-il raisonnablement rivaliser avec ses homologues iraniens,grecs ou marocains gorgés de soleil ? Hervé Barbizan ne doute pas de la qualité de son produit,démarche les plus grandes toques,est reçu par Marc Haeberlin.Le chef triplement macaronné de l’Auberge de l’Ill est séduit. Un enthousiasme que nombre d’autres chefs vont rapidement partager. 30 000 euros le kilo ! 100000bulbes sontplantésen juillet 2007. 100 000 autres en 2008. A l’heure actuelle, trois parcelles d’une superficie totale de 35 ares sont en production. La première année, la récolte est modeste : 260 grammes à peine. Pas de quoi assurer la viabilité d’une exploitation, même avec un produit qui se vend à 30 000 € le kilo.En 2008, la production grimpe à 1,2 kilo.Encourageant.D’autant plus qu’Hervé adenouveauxprojetsdeplantation. D’ailleurs,avec le safranmieux vaut opter pour un développement sage. Car la plante est capricieuse et sa culture n’est absolument pas mécanisable. Il a fallu ni plus ni moins d’une vingtaine de saisonniers pour cueillir la récolte 2008. Et il en faudra bien davantage demain. Le Haut- Rhin a décidemment bien du talent.
Le temps d’une exposition à l’Hôtel du Département,Paul Kohler, photographe parmi d’autres activités,transporte ses visiteurs au Bangladesh… le temps d’ouvrir son cœur et de réfléchir au sens de la vie. Marie-Odile Kreidl-Haegy Dhaka, capitale du Bangladesh. Sur les rails, une femme nourrit son nouveau né, des enfants jouent avec un ballon crevé,deux vieillardsdiscutent,des hommes vont, viennent, des chiens Rencontre Paul Kohler a découvert le Bangladesh en 1991. En 1996, avec un partenaire et ami rencontré sur place, Pierre Lupi, il fonde l’association « Parcours » et agit avec le soutien de nombreux Haut-Rhinois. Des puits et des réservoirs ont été creusés, des pompes ont été installées, des barrages ont été rénovés, un centre de soins, des La vie entre retournent les ordures. Le train passe dans un bruit d’enfer, chacun s’écarte d’unpas,quelques secondes,puis reprend le cours de sa journée, entre les rails. La bouche du nouveau né n’a pas lâché le sein de sa mère. Les deux vieillardsne sedemandentpasoù ilsen étaient. Les rails sont le pas de leurs portes, à deux choses près : leurs maisons n’ont pas de portes et ne sont pas des maisons.Quelques planches,du plastique déchiré, une tôle déformée les abritent à peine des pluies de la mousson. Au milieu,un espoir : l’école.Ainsi s’écoule la vie du bidonville de la Gare de Tejgaon. EXPO photos du 5 au 25 mars au Conseil Général à Colmar. écoles et des orphelinats ont été édifiés, des malades ont été opérés, des terres ont été achetées et données à des familles de paysans spoliés... De ses voyages, Paul Kohler rapporte des récits, des images et publie de beaux ouvrages. Le produit intégral de leur vente est transféré au Bangladesh. Pour une présentation de l’exposition aux scolaires contactez Paul Kohler au 03 89 26 95 92. initiatives les Conférence le 19 mars à 18H30 Conseil Général à Colmar (amphithéâtre) Haut-Rhin magazine N°25 - Mars 2009 haut-rhin rails 33



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