[68] Haut-Rhin magazine n°23 sep/oct 2008
[68] Haut-Rhin magazine n°23 sep/oct 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de sep/oct 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : opération « 3 jours pour mieux nous conduire ».

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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solidarité C’est un métier qui véhicule encore, parfois, une image surannée. Pourtant les assistantes sociales d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec les dames patronnesses d’antan prodiguant leurs bonnes œuvres, un petit chapeau vissé sur la tête et les mains gantées. D’ailleurs notre époque compte aussi un bon nombre d’assistants sociaux. Coup d’œil sur un métier aux multiples facettes. 30 Marie-Odile Kreidl-Haegy Les Conseils Généraux,fortement impliqués dans l’action sociale, sont les principaux employeurs des assistants sociaux. Mais il existe pour ce métier de nombreux débouchés : hôpitaux, sécurité sociale, éducation nationale,entreprises publiques et privées... haut-rhin Etre assistante sociale aujourd’hui Un travail très varié partagé entre le bureau et les rendez-vous à l’extérieur Ce matin, Sandrine a cherché dans un village de son secteur,une personne sans voiture, logée dans un foyer suite à une expulsion. Ensemble, elles devaient régler un litige financier avec un établissement hospitalier afin d’éviter une imminente saisie. Le RMI de cette maman de plusieurs enfants venait d’être suspendu. Son frigo était totalement vide.Une aide financière d’urgence,débloquée au téléphone par le chef de service de Sandrine, et un détour par le supermarché s’imposaient avant toute autre démarche. Des difficultés qui s’accumulent Sandrine est assistante sociale au Conseil Général du Haut-Rhin. Les situations qu’elle rencontre ne sont pas toujours aussi dramatiques.Mais le quotidien des personnes qu’elle accompagne, le plus souvent, n’est pas rose. Des enfants qui vont mal ou « tournent » mal, signalés par un enseignant, un voisin ou les parents eux-mêmes quand ils se sentent dépassés. Des familles qui se défont, en quête d’information sur leurs droits.Des mamans, parfois de très jeunes futures mamans,qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts et sollicitent une aide financière. « On discute, on creuse un peu, et on découvre une accumulation de difficultés : il faut alors méthodiquement mettre en place tous les outils dont nous disposons pour revenir à une situation acceptable. » Un travail d’équipe Un véritable projet d’équipe démarre. Dans le centre médico-social (CMS) où travaille Sandrine avec deux autres assistantes sociales et une secrétaire qui assure le premier accueil, interviennent une conseillère en économie sociale et familiale,un éducateur,une sage-femme, une puéricultrice.Selon les situations,des intervenants extérieurs peuvent être sollicités : aides ménagères,travailleuses familiales, psychomotricienne,psychologue, pédopsychiatre… Régulièrement des temps de synthèse réunissent l’ensemble des intervenants.Le chemin vers le mieux peut-être plus ou moins long,demander la mobilisation de plus ou moins d’énergies mais il ne s’accomplit qu’avec la personne ou la famille concernée. Des situations qui s’améliorent Le quotidien de Sandrine est aussi éclairé de rayons de soleil.Des personnes qui s’en sortent,retrouvent un travail ou un logement ; des enfants qui vont mieux et s’épanouissent ; des assistantes maternelles remarquables, rencontrées à l’occasion de leur demande d’agrément et revues au fil des ans et de l’évolution de leur activité ; des couples en démarche d’adoption rencontrés pour la première fois au début de leur projet et revus après l’arrivée de leur bambin… « Au bout du chemin parcouru… la satisfaction du travail accompli. »
Devenir assistante sociale L’Institut Supérieur Social de Mulhouse (ISSM) forme chaque année une quarantaine d’assistants sociaux (la formation est aussi ouverte aux hommes...). L’admission se fait sur concours avec un niveau bac. La formation dure trois ans. A la clé, un diplôme d’Etat de niveau III et de très nombreux débouchés. Le concours d’entrée à l’ISSM se déroule en deux parties : une épreuve écrite de trois heures suivie,pour les admis,de deux épreuves orales. En trois années, dont douze mois de stage répartis sur les trois ans, les étudiants valident quatre domaines de compétence : ● L’intervention professionnelle en milieu social (soutenance d’un dossier de pratiques professionnelles) ● L’expertise sociale (rédaction et soutenance d’un mémoire) ● La communication professionnelle dans le travail social (réalisation d’un dossier de communication) ● L’implication dans les dynamiques partenariales (épreuve sur table de connaissance des politiques sociales) « La première compétence est la partie la plus visible du métier »,explique Odile Fournier, directrice adjointe de l’ISSM. « Mais l’expertise sociale,le diagnostic et l’analyse au niveau individuel et collectif, la capacité de « faire savoir » aux partenaires,aux décideurs,aux élus,etc., sont des aspects très importants de ce métier qui oeuvrent pour la progression des politiques sociales » Grâce aux partenariats noués par l’ISSM dans d’autres pays, les étudiants qui le souhaitent peuvent enrichir leur formation à l’étranger. Enfin, moyennant une centaine d’heures supplémentaires dispensées par l’Université de Haute-Alsace à Mulhouse ou l’Université Marc Bloch à Strasbourg,le diplôme d’Etat d’assistant social permet l’obtention de licences correspondantes. Contact : ISSM au 03 89 33 20 00 ou sur www.issm.asso.fr Le Conseil Général du Haut-Rhin, principal employeur des élèves issus de l’ISSM,héberge l’école dans des locaux situés rue Schlumberger à Mulhouse. Il envisage de mettre également à sa disposition les espaces de formation dans le cadre de la restructuration du Centre Sportif de l’Illberg, sur le campus de l’Université, à Mulhouse. Haut-Rhin magazine N°23 - Septembre-Octobre 2008 Pour devenir assistants sociaux, les étudiants de la rentrée 2009 peuvent s’inscrire de fin novembre à fin janvier aux épreuves d’admission de l’ISSM. haut-rhin 31



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