[68] Haut-Rhin magazine n°23 sep/oct 2008
[68] Haut-Rhin magazine n°23 sep/oct 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de sep/oct 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : opération « 3 jours pour mieux nous conduire ».

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Photo : Jean Dotter 16 actualité « Un tiers de notre alimentation dépend directement de l’abeille » haut-rhin L’apiculture vous tente ? Formez-vous près de chez vous. Contacts : André Frieh, Président de la Fédération des Apiculteurs du Haut-Rhin : 03 89 73 74 58 andre.frieh@wanadoo.fr Francis Anchling, Président honoraire de la Confédération des Apiculteurs d’Alsace : 03 89 68 02 27 - franc.anch@wanadoo.fr Un tiers de notre alimentation dépend directement de l’abeille. Elle est le principal pollinisateur de 80% des plantes à fleurs dont une bonne part produit les fruits et légumes indispensables à notre santé. Mais, en vérité, son seul objectif est de remplir son jabot de nectar et ses paniers de grains de pollen. Autant d’occasions, pour deux cents fleurs à chaque sortie, de s’échanger ceux restés accrochés sur les pattes de la butineuse ! De retour à la ruche,ignorant ce qui vient de se tramer,l’abeille rapporte à ses soeurs de quoi concocter,entre autre,la bouillie de leurs larves, la gelée destinée à assurer à l’une d’entre elles son statut royal et, bien sûr, le miel qui les nourrira. Au passage l’api,apiculteur (sur un air d’Alain Baschung) prélève l’excédent… Une amitié millénaire L’abeille a été domestiquée des millénaires avant notre ère. Sur le tombeau du pharaon Rech-Me-Re,des fresques témoignent de l’existence de « ruches » en roseaux, bois ou terre cuite. Longtemps, elle a été notre unique source directe de nourriture sucrée mais aussi, et surtout, de cire. Au XIXe siècle, en Alsace, l’apiculture est encouragée par les autorités. Les premières sociétés d’émulation voient le jour.Le pasteur Frédéric Bastian, inspiré par des travaux américains, met au point une ruche à cadre mobile. Son rendement est trois fois supérieur à celui des ruches archaïques. L’apiculture prend son véritable essor. Menace d’extinction Aujourd’hui l’abeille est menacée d’extinction. L’accroissement des monocultures a restreint la diversité pollinique. Ses défenses immunitaires se sont affaiblies. Elle est devenue plus sensible aux pollutions, aléas de la météo, pesticides, parasites et virus.Les dernières épidémies (Nosema de mai-juin 2008) ont fait disparaître 60% des effectifs des ruches. Désormais, sa santé relève des soins prodigués par l’apiculteur. Le Haut-Rhin en compte environ 1 250 dont la presque totalité exerce en amateur. « Nous préférons parler d’apiculture familiale,précise Francis Anchling,Président honoraire de la Confédération Régionale des Apiculteurs d’Alsace et membre du groupe « miel » auprès de la Commission Européenne. Il s’agit d’une activité exigeante qui ne s’accorde pas avec l’amateurisme ». De nombreux syndicats locaux dispensent des formations et encouragent les vocations. Leur objectif : augmenter et rajeunir les effectifs… pour satisfaire notre gourmandise et surtout assurer la pollinisation de nos plantes à fleurs.
Mais nous avons tous une carte à jouer. Avec un peu de bonne volonté et quelques plantes mellifères, chacun de nous, particuliers et collectivités,pouvons transformer nos balcons, jardins, bords de routes et terre-pleins en autant de petits paradis pour les abeilles. Elles nous le rendront bien ! Depuis vingt ans, le concours régional des miels d’Alsace tire vers le haut la qualité des miels produits dans notre région.Analysés par le Laboratoire Vétérinaire Départemental et scrupuleusement goûtés, les miels participant sont passés au crible. A l’arrivée, des médailles et, globalement, une très bonne qualité. Tous les miels produits en Alsace bénéficient de l’appellation « miel d’Alsace »,marque déposée.Mais depuis 2005,une Indication Géographique Protégée (IGP) donne une reconnaissance Photo : La Pommeraie « Les abeilles vont mal ! » La qualité « Alsace » Dans ce verger professionnel des environs de Colmar, une centaine des ruches de Patrick Georges assure la pollinisation tout au long du printemps et de l’été. Le cri d’alerte est relayé par Patrick Georges, apiculteur professionnel installé à Labaroche. A l’échelle de l’Europe, on parle de la « mort silencieuse » des abeilles. Parmi les causes de cette hécatombe, le déclin de la biodiversité au profit des monocultures intensives. Ou encore l’apparition de bactéries et de virus. Le varroa destructor, un acarien d’Asie du Sud Est introduit dans les années 80 par des chercheurs « apprentis sorciers », fait des ravages. De nombreuses ruches meurent en sortie d’hiver, d’autres se dépeuplent en pleine saison. « Nous passons de plus en plus de temps à renouveler notre cheptel. Cette année est la pire, je suis très inquiet pour l’avenir de la profession. » Depuis longtemps, le Conseil Général, avec son Laboratoire Vétérinaire Départemental, veille sur la santé des abeilles. Cette année, dans le cadre de son soutien au Programme Européen de Développement de l’Apiculture en Alsace, il consacre 14 000 euros à la lutte contre la varroatose. européenne aux miels répondant, après analyses, aux critères exigés par cette indication. « Notre région produit un grand panel de miels grâce à des récoltes courtes et aux déplacements des ruches en fonction des floraisons. C’est un travail laborieux qui méritait reconnaissance », explique André Frieh. Actuel Président de la Fédération des Apiculteurs du Haut-Rhin, il a accompagné dix années de démarches pour l’obtention de l’IGP « Miel d’Alsace ». Haut-Rhin magazine N°23 - Septembre-Octobre 2008 Le « monde de l’abeille » à l’Hôtel du Département Du 12 au 28 novembre, les apiculteurs du Haut-Rhin exposent leur passion : à voir, à écouter et à goûter pour mieux connaître la plus grande amie de l’homme. En semaine, de 8h à 12h et de 14h à 18h. Animations scolaires gratuites sur rendez-vous. Photo : La Pommeraie Photo : Gérard Miclo haut-rhin 17



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