[68] Haut-Rhin magazine n°22 jui/aoû 2008
[68] Haut-Rhin magazine n°22 jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de jui/aoû 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Sundgau... la première antenne délocalisée du Conseil général.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 30 - 31  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
30 31
C’est une image que nous avons tous vue… à la télévision ou au cinéma : un choc électrique sur une poitrine dénudée, le cœur qui repart. C’est une action que nous pouvons tous faire au moyen d’un défibrillateur automatique. De la rapidité de cette intervention dépendent les chances de survie de la victime d’un arrêt cardiaque. C’est la raison pour laquelle trois cent soixante-neuf de ces appareils seront mis à disposition du grand public haut-rhinois. 30 Marie-Odile Kreidl-Haegy « 18, c’est le numéro à appeler en cas d’urgence » haut-rhin Des défibrillateurs accessibles à tous Haut-Rhin magazine N°22 - Juillet-Août 2008 Les étapes d’une réanimation ● Alerte des secours ● Ressuscitation cardio-respiratoire (massages cardiaques + bouche à bouche) ● Défibrillation ● Soins spécialisés par les secours La rapidité de la mise en œuvre de ces étapes conditionne le succès de la réanimation.
Soudain,devant vous,une personne perd connaissance,s’effondre,ne respire plus, son cœur bat mal ou ne bat plus. C’est l’arrêt cardiaque.Plus précisément l’arrêt cardio-respiratoire. Sa vie ne tient plus qu’à un fil. Quelques minutes cruciales. Trois quatre cinq… chacune d’elle qui passe sans que rien ne se passe diminue de dix pour cent les chances de survie.Le temps d’avertir les secours, le temps pour eux d’arriver,même au plus vite,est déjà trop long. Dans notre département, sur les deux cent quatre-vingt victimes réanimées chaque année, seules six s’en sortent sans séquelles. Agir immédiatement Après avoir appelé les secours, deux actions pratiquées immédiatement peuvent inverser l’ordre des choses : la ressuscitation cardio-respiratoire (massage cardiaque + bouche à bouche,si possible) et la défibrillation cardiaque.La première est à la portée de tous moyennant une très courte formation. La seconde dépend de la présence à proximité d’un appareil appelé défibrillateur : d’un simple choc électrique, il peut faire repartir ou resynchroniser l’activité électrique du cœur.La circulation sanguine redémarre. Le cerveau est réalimenté. C’est autant de gagné avant l’arrivée des secours. « Haut-Rhin du Cœur » Depuis sa création en 1989, la Fondation Lucien Dreyfus lutte contre la mort subite cardiaque pré-hospitalière et agit notamment pour l’accès du grand public à la défibrillation cardiaque.Dans ce sens elle a mobilisé les énergies.Avec le groupe Arpège, elle a financé en fonds propres soixante et onze défibrillateurs et leurs boîtiers. Grâce à l’option de l’Association des Maires du Haut-Rhin, au travers de la DGE*, cent soixante dix-neuf autres L’Initiation aux Premiers Secours (IPS) En une heure, une formation près de chez vous accessible à tous à partir de dix ans. Contact : ● Croix-Rouge Française : 03 89 36 81 36 ou www.croix-rouge.fr ● Croix-Blanche : 06 71 75 96 23 ou www.croixblanche68.org Plusieurs associations agréées dispensent également des formations aux premiers secours. appareils seront acquis par les communes. Par ailleurs dix-neuf autres le seront par le Conseil Général du Haut-Rhin,la CPAM, la CAF, la CCI, le groupe Arpège, des Super U et l’aéroport de Bâle-Mulhouse. Au total trois cent soixante-neuf défibrillateurs en accès tout public compléteront le préexistant du SDIS68. C’est l’opération « Haut-Rhin du Cœur » qui se poursuit en 2008. Des défibrillateurs accessibles au grand public En façade de la mairie de Brunstatt, un des premiers défibrillateurs accessibles au grand public. Placés en des endroits stratégiques (façades de mairies,de centres de secours communaux,salles de concert,complexes commerciaux…), les défibrillateurs sont disponibles 24 h/24. Leur utilisation est d’une simplicité extrême,sans risque pour le sauveteur ni la victime : les seules actions possibles sont d’allumer l’appareil et de délivrer un choc si l’appareil le demande. Autrement dit, impossible d’administrer un choc à qui ne serait pas effectivement en arrêt cardiaque.Accompagnée d’une ressuscitation cardio-respiratoire, les chances de réussite de la défibrillation augmentent.Des informations grand public existent et se multiplient. A chacun de s’y mettre : cela peut un jour sauver une vie… la vôtre, peut-être. * Dotation globale de l’Equipement Haut-Rhin magazine N°22 - Juillet-Août 2008 santé « Le Conseil Général s’implique » Jean-Louis Lorrain Vice-président du Conseil Général Pourquoi le Conseil Général financet-il des défibrillateurs ? L’arrêt cardiaque est la première cause de mortalité chez l’adulte. 70 000 personnes en meurent chaque année en France. C’est dix fois plus que les accidents de la route. Dans le Haut-Rhin, l’arrêt cardiaque tue 1 200 fois par an. Permettre une défibrillation rapide, si possible dans les quatre premières minutes suivant l’arrêt du cœur, c’est augmenter considérablement les chances de survie de la victime et diminuer le risque de séquelles. Aujourd’hui, il existe des appareils de défibrillation manipulables par tous. Les mettre à disposition du grand public dans des lieux très fréquentés ou éloignés des secours est une question de santé publique. C’est pourquoi, le Conseil Général a choisi de s’impliquer dans l’opération « Haut-Rhin du Cœur » initiée par la Fondation Lucien Dreyfus. Dans ce cadre, il finance sept appareils de défibrillation automatisée externe. Ceux-ci seront installés dans sept de ses sites accueillant du public. Il s’agit là d’une première phase. haut-rhin 31



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :