[68] Haut-Rhin magazine n°21 mai/jun 2008
[68] Haut-Rhin magazine n°21 mai/jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de mai/jun 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : le Mulhouse Olympique Natation à Pékin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 dossier En route pour le développement durable Routes et cadre et vie ne riment pas bien ensemble ? Le Conseil Général du Haut-Rhin qui assume à la fois une compétence routière et une compétence environnementale est bien décidé à combattre cette idée reçue. haut-rhin Pour en savoir plus Données chiffrées et cartographiques sur www.infogeo68.fr Multiples informations dont les offres d’emploi du Conseil Général dans le domaine des routes, sur www.cg68.fr 20 000 C’est le nombre d’arbres plantés le long des routes départementales. Un chiffre très important en regard des autres départements. Chaque année, un tiers de ce patrimoine fait l’objet d’une visite de contrôle. En cas de souci sur un arbre, un diagnostic mènera à son élagage,voire à son abattage si son état met en péril la sécurité routière. Mais attention. La cellule « patrimoine arboré » veille : pas question d’abattre un arbre pour d’autres raisons. Haut-Rhin magazine N°21 - Mai-Juin 2008 Respecter l’environnement, se développer durablement n’est pas une question de mode.Aujourd’hui,on le sait,c’est une nécessité pour la planète et,à l’échelle du Haut-Rhin,pour la qualité de notre cadre de vie.Dans notre département dense en population, l’impact des routes et des transports est important. Au ras du sol comme dans les airs : 5 à 6 000 tonnes de liants bitumineux sont utilisés,chaque année,pour l’entretien des routes,4 000 tonnes de CO2 sont émises chaque jour par les véhicules. Dans ce domaine, toute amélioration favorable à l’environnement est donc la bienvenue. Aussi le Conseil Général a-til choisi de se pencher sur la question et de mettre en œuvre différentes solutions. Souvent bien en amont d’obligations ou de réglementations qui pourraient être mises en œuvre par la suite. Chaque année,il participe volontairement à des protocoles nationaux d’essai de nouveaux matériaux ou de nouvelles techniques : enrobés à basse température (moins d’énergie à la fabrication, plus de confort pour les personnels à la mise en œuvre), à liant végétal, enrobés moins bruyants (jusqu’à moins 6 décibels à 90 km/heure),prétraitement de la chaussée permettant la réduction de la couche d’enrobé, etc. Depuis plusieurs années déjà, il a réduit a minima l’usage de produits phytosanitaires sur le domaine public départemental (abords des routes, aires de repos…) optant pour le fauchage.Des essais sont actuellement en cours pour déplacer à fin octobre début novembre la deuxième fauche annuelle traditionnellement effectuée au mois d’août afin de laisser à la faune et à la flore le temps de se reproduire. En hiver,à partir de 500 m d’altitude, excepté sur les axes structurants, le gravillonnage remplace le salage.La faune, la flore et l’eau apprécient !
De la Pologne à l’Alsace Folklore, troupes théâtrales, chorales, fanfares ou encore clubs sportifs, la communauté polonaise est très présente dans notre région.Gros plan sur un moment clef de l’histoire. Le destin des immigrés polonais en Alsace est indiscutablement lié aux mines de potasse. Comme toute immigration de l’époque, celle des Polonais est surtout liée aux besoins de main-d’œuvre de la France. C’est au début du XX ème siècle que remonte l’arrivée,la plus massive, de mineurs polonais : des centaines de milliers de paysans, de mineurs et d'ouvriers viennent travailler dans les régions minières françaises et dans les secteurs agricoles.En 1919,la France signe une convention d'émigration avec la Pologne. En une dizaine d’années, la population polonaise passe de quelques dizaines de milliers de personnes à un demi-million. Puis, ce sont les années noires : les mines cessent de recruter de la main-d’œuvre étrangère,et commencent même à licencier.De 1946 à 48,près de 100 000 Polonais rentrent au pays. L’intégration des Polonais n’a pas toujours été facile : une forte rivalité existe entre les immigrés et les mineurs alsaciens. Seule la pratique religieuse va constituer pour les Polonais un facteur essentiel du maintien de l’identité collective. Aujourd’hui, les relations ont changé : Alsaciens et Polonais se sont mélangés, les mariages mixtes se sont développés. Le seul risque serait de voir enfants et petits-enfants d’immigrés polonais perdre au fil des ans leur tradition. Suzanne Schmitt, petite fille d’immigrants polonais et sa maman « Mon grand-père est venu pour travailler dans les mines de potasse dans les années 20. Un peu plus tard, à la fin de la guerre, ma grand-mère et ma mère sont venues le rejoindre. Pour ma mère, le plus dur était la barrière de la langue. Les Polonais restaient regroupés entre eux ; ils ne parlaient pas avec les Alsaciens. Quelques années plus tard,ma mère a rencontré mon père, également polonais, à Ensisheim.Si certains Polonais sont retournés chez eux en Pologne, mon père n’a jamais envisagé de s’installer là-bas. Notre communauté a gardé certaines traditions polonaises : la fête du partage de l’Oplatek (l’hostie symbole de pardon), le pèlerinage de pentecôte à Notre-Dame de Thierenbach ou encore la fête nationale, en commémoration de la première constitution datant du 3 mai 1791. Haut-Rhin magazine N°21 - Mai-Juin 2008 coopération SZCZESC BOZE GORNICTWU : prière du mineur « Que Dieu nous protège » (en haut) Ste-Barbe : patronne des Mineurs, Ste-Kinga : princesse hongroise, épouse d’un prince de Pologne (au milieu) : mineurs en tenue d’apparat (en bas) : conditions de travail au fond de la mine « Nous apprenons l’un de l’autre » Frédéric Striby, président de la Commission des Actions et des Relations Internationales Quel partenariat le Département a-t-il établi avec la Pologne ? Cela fait déjà 7 ans que nous menons un partenariat avec le Powiat de Wroclaw, l’équivalent d’un département en Pologne, basé sur un échange de savoir-faire. Nous organisons régulièrement des échanges entre nos deux collectivités dans des domaines aussi variés que sont la culture, l’action sociale, la protection de l’environnement. Et nous favorisons les partenariats locaux avec des associations, des établissements scolaires ou encore les communes. Notre objectif est de contribuer à l’intégration de la Pologne dans l’Union Européenne et de développer les échanges entre les populations. D’ailleurs, nous avons organisé en décembre dernier, une exposition intitulée « Noël en Pologne » au Conseil Général pour permettre aux Haut-Rhinois de découvrir les traditions de ce pays. haut-rhin 27



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