[68] Haut-Rhin magazine n°20 mars/avril 2008
[68] Haut-Rhin magazine n°20 mars/avril 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de mars/avril 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : la route verte des Vosges à la Forêt Noire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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OT d’Epinal 38 OT de Contrexéville territoires OT de Contrexéville Jean-Paul David haut-rhin Epinal : la place Pinau Notre-Dame du Tholy Contrexéville Le chef d’orchestre Chemins et routes ont cette vertu de soustraire ceux qui s’y engagent à l’assoupissement, au repli sur soi. Chemins et routes nous rapprochent et nous libèrent de nos certitudes.C’est fort de ses convictions que Joseph Rey,maire de Colmar depuis 1947, initie la création de la route verte en 1961,soit un an avant le traité de l’Elysée qui devait inaugurer une ère de réconciliation entre la France et l’Allemagne.Rien n’avait jamais réussi à faire douter cet européen de cœur et de conviction. Ni son internement dans le camp de Schirmeck,ni son séjour dans les prisons de Freiburg. Retour aux sources Aux curistes de Contrexéville et deVittel, les médecins recommandaient de boire jusqu’à 15 verres d’eau de la contenance d’un tiers de litre par jour. Et si les eaux ne passaient pas, il fallait manger avant d’ingurgiter le premier verre,des… oranges confites et des macarons ! Ces recommandations datent de la fin du 19 e siècle, âge d’or du thermalisme dans lesVosges. Les mondanités et les plaisirs offerts par les cités thermales l’emportaient alors de beaucoup sur les bienfaits qui étaient censés apporter la cure. Radical changement d’esprit aujourd’hui chez les curistes. Mais l’ambiance cosy, délicieusement surannée, a été préservée. Parcs splendides, délicatement fleuris, architectures hôtelières et thermales remarquablement restaurées. Le jardin de Gérard La légende prétend que Charlemagne déjà appréciait Gérardmer comme lieu de villégiature. La cité en tout cas ne manque pas de patronages prestigieux. Abel Hugo, le frère de Victor, qualifia le lac de « perle des Vosges ». Lorsque vous irez goûter à la quiétude des lieux surtout ne dîtes pas Gérardmer en prononçant toutes les lettres du mot, mais Gérarmé. Le lac n’a jamais été salé ! Le « mer » final dériverait de meix, qui signifie propriété agricole, jardin. Le grand cirque Changement radical de décor dès le col de la Schlucht franchi. Car même si les sommets de la vallée de Munster ne culminent qu’à un peu plus de 1 300 mètres, tout ici fait immanquablement penser aux paysages de hautes montagnes : d’imposants et sauvages cirques creusés lors de la dernière glaciation, une très riche flore,des chamois bondissants. Un aspect alpestre accentué par les corniches neigeuses qui, certaines années, persistent jusqu’en été. La route verte, Turckheim l’a inaugurée dès le 16 e siècle en devenant un important centre de négoce de vins et en développant des liens commerciaux très étroits avec les pays germaniques. OT de Gérardmer - Xonrupt
Musée d’Unterlinden Les perles de la Renaissance Son éloignement du Rhin n’a jamais empêché Colmar d’être la plus rhénane des villes alsaciennes. Son passé prestigieux et prospère, la chance aussi d’avoir subi peu de destructions au cours des deux grands conflits mondiaux, lui permettent d’offrir aujourd’hui à ses habitants et à ses visiteurs de nombreux trésors architecturaux ainsi que le prestigieux musée d’Unterlinden dont les plus purs joyaux de l’art rhénan valent à eux seulsunvoyageenAlsace. L’Eglise Saint-Michel de Wihr. Remaniée au xv éme siècle, elle a conservé toute l’harmonie et l’élégance de sa naissance romane. Bienvenue chez les Romains C’est une longue histoire que celle d’Horbourg-Wihr, qui remonte jusqu’à l’âge de bronze. Son site, a priori, n’est pas des plus intéressants. Une zone marécageuse, à la confluence de l’Ill, de laThur et de la Lauch. Mais voilà, l’endroit est hautement stratégique. Les chemins menant à la vallée de Munster et au-delà et ceux qui remontent du nord au sud s’y croisent.La découverte d’importants vestiges romains ont permis aux historiens de dire que se trouvait là l’ancienne cité d’Argentovaria. Paix sur le Rhin Neuf-Brisach et Breisach am Rhein,toutes les deux ont été des places fortes et des sentinelles du Rhin.Aujourd’hui réconciliées, mieux jumelées,elles viennent nous rappeler que depuis que l’homme occupe le fossé rhénan, le Rhin a uni bien plus longtemps qu’il n’a séparé.Joseph Bueb, mairedeBreisachilyaquelquesdécennies, fut le premier à tendre les bras. Sur le pont du Rhin, il fit tendre des banderoles annonçant aux automobilistes : « Du kommst aus Europa,du gehst nach Europa » (tu viens d’Europe, tu vas en Europe). Plus récemment, l’artiste Helmut Lutz, originaire de Breisach, détournalavocationinitialedelaforteresse de Vauban pour en faire l’une des étoiles de son Sternenweg, son chemin de pèlerinage vers l’Europe. Une ville à la campagne Elle passe pour être l’une des villes les plus agréables d’Allemagne.Il est vrai que Freiburg a osé et réussi le pari impossible d’Alphonse Allais qui proposait de « bâtir les villes à la campagne ».Le cœur de ce centre universitaire, culturel, commercial et épiscopal est dominé par un chef-d’œuvre du gothique allemand, le Münster,la cathédrale dont la tour haute de 116 mètres passe pour être « la plus belle de la chrétienté ». Freiburg est une miraculée pourtant, reconstruite à l’identique après avoir été martyrisée pendant la seconde guerre mondiale. La route verte Neuf-Brisach Breisach am Rhein Freiburg, la solaire. L’environnement est au cœur du projet de développement de la cité. Fwtm - Freiburg haut-rhin 39



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