[68] Haut-Rhin magazine n°1 jan/fév 2005
[68] Haut-Rhin magazine n°1 jan/fév 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de jan/fév 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Haut-Rhin

  • Format : (215 x 280) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,0 Mo

  • Dans ce numéro : prévenir les risques d'inondation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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découverte Nostalgiques de la génuflexion Aux dires de certains, Sondre Auversen n'était qu'un bon â rien dont l'unique préoccupation était fainéantise. Des mauvaises langues d'Oslo, très certainement, des bourgeois de la capitale, auxquels ce fils de paysan venait de donner une leçon de ski. C'est en 1825 que naît Sondre Auversen. Mais c'est sous le nom de Sondre Norheim du nom du manoirféodal qui le parraina au grand concours d'Iverslokken que l'histoire du ski gardera sa mémoire. En ce jour du 8 février 1868 donc Sondre s'élance avec le dossard 19 et domine la course de la tête et des épaules. La presse du lendemain est élogieuse, parle de « virtuosité ». Les bourgeois de la capitale n'en revenaient pas. Un petit paysan, natif d'une région pauvre et perdue, située à quelque 25o kilomètres au sud-ouest d'Oslo,venait de leur donner une époustouflante leçon de ski. Et comble d'impertinence, il avait nommé son fameux virage du nom de sa province : leTélémark. Glisser n'est pas skier Jusque là, les Scandinaves habitués à se déplacer dans la neige, savaient glisser mais pas tourner.Sa victoire au concours d'Iverslokken Sondre la devait à unetech- 24• INZI haut-rhin nique révolutionnaire qui rapidement fit le tour du monde. En période hivernale, lorsque Sondre voulait se rendre au village qui se trouvait en contrebas de la colline où il habitait, il lui fallait en effet s'y rendre à pied. La pente était beaucoup trop forte et pour pouvoir l'emprunter à skis il fallait à Sondre mettre au point une technique de virage afin de freiner sa vitesse. Sa formation de menuisier lui permit tout d'abord de créer un nouveau type de ski, plus fin,dit en taille de guêpe, puis, en s'inspirant de la marche il créa le fameux pas de Télémark. Avant de tourner, le skieur devait réaliser un grand pas, le genou intérieur complètement fléchi, position qui permettait de déclencher le pivotement. Le talon quant à lui restait libre grâce à une fixation, à l'origine en osier qui maintenait seulement l'avant du pied. Le ski moderne était né. La revanche des bourgeois Le succès du petit menuisier skieur ne fit que raviver la rivalité ancestrale entre la capitale et la province, et les bourgeois de « Christiania » (aujourd'hui Oslo) n'eurent de cesse de damer le pion au petit insolent qui était venu leur donner une leçon. Plusieurs décennies s'écoulèrent toutefois avant que le premier virage parallèle et son désormais célèbre planté de bâton ne voit le jour. Plus évident à réaliser, plus efficace surtout, le « Christiania » va faire tomber leTélémark dans les oubliettes. Retour aux sources C'est dans le Colorado, en 1974, que le Télémark voit à nouveau le jour. Comme les Etats-Unis comptent de nombreux ressortissants d'origine scandinave, la technique revient rapidement en Norvège et en Suède, pays à partir desquels la mode gagne toute l'Europe. En quelques années, les adeptes de cette technique ont décuplé et ils sont aujourd'hui un bon millier en France dont quelques dizaines dans les Vosges à se prosterner dans la neige. Rien de passéiste toutefois chez ces « nostalgiques de la génuflexion » mais plutôt la quête du beau geste. Nul
doute en effet que leTélémarkest la plus élégante des manières de skier. Mais attention, c'est une pratique nécessitant une grande technicité et beaucoup de souplesse et il vous faudra de nombreuses heures d'entraînement avant de parvenir à descendre les pistes avec grâce. Les adeptes du Télémark sont unanimes toutefois. « On skie moins vite mais avec beaucoup plus de bonheur. C'est une quête de l'équilibre. C'est un vrai ski de plaisir, festif et convivial ». Bien plus que les qualités techniques et physiques, c'est peut être avant tout une grande liberté d'esprit qu'il faut avoir pour pratiquer ce ski.'er Aménagement des stations vosgiennes Une montagne de projets Parce que l'aménagement des Vosges haut-rhinoises constitue un enjeu majeur pour notre département, le Conseil Général du Haut-Rhin a adopté un plan pluriannuel en faveur de l'équipement et de l'animation des stations de montagne. Non pas en lieu et place des acteurs locaux, mais à leurs côtés, dans un esprit de concertation, de complémentarité et d'équilibre. En 2004, le Département du Haut- Rhin a consacré 5,78o millions d'euros à l'équipement et à l'animation des stations de montagne. Rachat, remise en conformité, modernisation... ces investissements concernent les sites du Lac Blanc, du Ma rkstein, du Schnepfenried, du Tanet, du Gaschney, des Bagenel les et du Thannerhubel. haut- h in• 25



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