[67] Tout le Bas-Rhin n°94 mar/avr 2015
[67] Tout le Bas-Rhin n°94 mar/avr 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de mar/avr 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Bas-Rhin

  • Format : (277 x 365) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 16,4 Mo

  • Dans ce numéro : élections... le département a un bel avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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B4Com en vient aux mains 22 ILS FONT LE 67 Comment communiquer quand le bruit, la distance, des vêtements professionnels encombrants… empêchent de se parler ? B4Com invente la communication visiogestuelle. En 2005, le médecin urgentiste Christophe Berna participe à un grand exercice NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) devant la gare de Strasbourg. Engoncé dans sa combinaison blanche étanche, isolé derrière son masque, il remarque qu’un des principaux problèmes est celui de la communication. « On communiquait par des gestes et sur des tablettes, mais c’était très imprécis. » Voilà comment est né B4Com. L’urgentiste de Hautepierre se rapproche de Roberto Biedma, malentendant, qui, au Maillon Blanc, fait le lien entre le monde médical et les sourds qui arrivent dans les services du Nouvel Hôpital Civil. Ensemble ils créent un nouveau système de communication visiogestuelle qui permet d’échanger
r I les messages essentiels en situation d’urgence. Une centaine de signes inspirés – mais pas copiés – de la Langue des Signes Française et qui permet de dire l’essentiel sur l’identité (qui je suis dans la hiérarchie), le matériel (seringue, atèle…), le pharmacopée, quelques actions (chercher, dormir…) En tout, près de 120 codes, grâce auxquels les uns et les autres se font comprendre quand le bruit, les tenues de travail, la distance, la barrière de la langue... empêchent de se parler. Des pompiers aux métiers de bouche Depuis 2006, une centaine de personnes a été formée à ces nouveaux codes : à la protection civile du Bas-Rhin et chez leurs collègues de Kehl et Offenburg, chez les pompiers de Luxembourg. Par ailleurs 24 formateurs ont été formés à un code spécialement créé pour les métiers de bouche : à leur tour, ils portent le bon geste dans six pays d’Europe. La formation dure seulement deux jours : elle est assurée en immersion par Roberto Biedma. « C’est simple et intuitif », insiste Christophe Berna. INFO+ Dorothée Parent/CG67 b4com.eu NOTRE FORMATEUR EST SOURD. IL NOUS PERMET DE GAGNER BEAUCOUP DE TEMPS a Christophe Berna, président de B4Com Jonathan SARAGO/CG67 La clé du D-Clic Évitons de rendre nos parents malheureux ». Cette phrase, Achour Jaouhari, enfant des quartiers populaires de Belfort, se l’est répétée durant toute son adolescence. Elle l’a conduit sur les bancs de l’IUT Robert Schumannd’Illkirch en licence pro bâtiment génie civil en 1998, et puis à la très prestigieuse ESSEC et aujourd’hui à la tête du développement d’un grand promoteur immobilier du Grand Est. Voilà pour le parcours, basé sur une motivation : « Je savais que la valeur ajoutée n’était pas dans le quartier et que la réussite passait par les études et le travail. » « Le problème, explique-t-il, ce n’est pas le système. C’est que les jeunes des quartiers n’ont pas les clés du système. » Alors, en 2008, avec quatre potes des quartiers strasbourgeois, il se lance dans l’aventure de D-Clic avec une idée : aider les jeunes à s’orienter. « La clé, c’est souvent au collège qu’on la trouve, au moment de SOUVENT LES JEUNES DES QUARTIERS IGNORENT QU’ILS ONT UNE ÉCOLE D’INGÉNIEURS À QUATRE STATIONS DE TRAM DE LEUR DOMICILE. Avec ses amis, Achour Jaouhari a créé D-Clic en 2008. Son objectif : « Aider les jeunes, notamment des quartiers, à croiser des expériences positives. » l’orientation : c’est là qu’on fait le bon ou le mauvais choix. » 1 500 jeunes orientés Les cinq copains décident d’aider les jeunes à s’orienter. Hautepierre, La Meinau, l’Elsau, Ostwald… ils interviennent dans les collèges avec un objectif : aider les ados à se projeter, à s’identifier par l’exemple. Aujourd’hui D-Clic accompagne chaque année près de 1500 jeunes des quartiers de l’Eurométropole dans leur démarche d’orientation. Et en 2015, Achour Jaouhari et ses amis franchissent une nouvelle étape : ils conduisent leurs jeunes protégés sur les voies de l’entreprenariat. C’est Créa D-Clic. Un concours de jeunes créateurs d’entreprises qui met en compétition quelques idées très lumineuses : des pantoufles à led ou une brosse à dent avec cartouche de dentifrice intégrée. Elle est pas belle la jeunesse ? INFO+ I dclic.asso.fr 23



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