[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°81 jui/aoû/sep 2019
[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°81 jui/aoû/sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°81 de jui/aoû/sep 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'envol des sports de pleine nature.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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RENCONTRE AVEC UN AGENT DU DÉPARTEMENT « Considérer le patrimoine qui est le nôtre avec une vision plus large » Anna Ruiz-Delval est responsable du Centre d’éducation au patrimoine d’Irissarry. Rencontre avec une jeune femme passionnée d’art, de patrimoine, de culture. On ne se lasse pas de l’entendre parler des procès de sorcellerie du XVII e siècle. Anna Ruiz- Delval, responsable depuis 2018 du Centre d’éducation au patrimoine (CEP) Ospitalea d’Irissarry, a une vision précise de la mission du centre qu’elle dirige  : il doit valoriser le patrimoine au sens large, culturel, bâti, linguistique, ethnologique et naturel, en s’adressant à tous les publics, tant locaux que touristiques. C’est par exemple ce que fera l’exposition qui se tiendra à Irissarry à partir du mois de septembre et qui présentera l’imaginaire et la réalité des procès de sorcellerie selon deux entrées  : une artistique, avec des œuvres du dessinateur Marko inspirées de cet imaginaire, une autre entrée plus historique et ethnologique proposée par l’historien Claude Labat. L’intention est d’offrir une exposition accessible à tous, qui permette à quelqu’un qui ne connaît 26 rien au sujet de le découvrir, mais aussi à ceux qui le connaissent de remettre leurs certitudes en question et d’apprendre en adoptant un point de vue plus large. « Tirer des fils » Les scolaires constituent actuellement le public principal du Centre. Il reçoit une quarantaine de classes chaque année, avec une qualité d’accueil reconnue. Ces élèves viennent majoritairement du département, mais Anna nous cite aussi l’exemple d’un lycée de Nice qui organise un séjour chaque année. Les collèges des Pyrénées- Atlantiques bénéficient de tarifs préférentiels mais aussi d’aides pour le transport supérieures à celles attribuées aux écoles et aux lycées. Il s’agit, pour la jeune femme, de profiter de cette qualité reconnue dans la communauté éducative pour élargir les publics touchés par le CEP, de « tirer des fils »  : s’appuyer sur le savoir-faire des médiateurs pour décliner les actions des modules pédagogiques afin d’élargir l’offre à destination du grand public et du public touristique. L’établissement propose des visites guidées de la commanderie, sous une forme traditionnelle ou dans une version plus ludique où les visiteurs se retrouvent soudainement costumés. En outre, de plus en plus de visites en autonomie sont proposées, sous forme de jeux de piste, de livrets etc. « Des projets à échelle humaine » Ce qui plaît à Anna dans son métier est de pouvoir mener un projet d’un bout à l’autre. Elle reconnaît avoir beaucoup appris de son passage dans une grande institution culturelle comme le musée Fabre, en contribuant à de
gros projets, mais son rôle était trop ponctuel (la recherche de partenaires et de mécènes) et pas assez opérationnel à son goût. Elle apprécie aussi de pouvoir mesurer au quotidien les effets des actions mises en œuvre  : « quand on travaille dans la culture, explique-t-elle, on est à la recherche de sens. Il est gratifiant de voir les gens venir. » Surtout que, comme elle le souligne, dans une petite commune comme Irissarry, l’arrivée de touristes venus pour une exposition, une classe qui circule dans les rues à la découverte du patrimoine bâti ou des habitants du village qui viennent participer à une animation sont autant de moyens tangibles de juger de l’impact de ses actions. Cela suppose une grande polyvalence  : il faut assurer la gestion administrative et financière de l’établissement, mais aussi les projets culturels en eux-mêmes  : recherche de partenaires, conventions, conception du plan des expositions, du dispositif de médiation, suivi des prestations de mise en forme graphique des éléments exposés, communication. Ce travail très opérationnel rappelle à la jeune femme l’époque, pas si lointaine, où elle était étudiante et où elle devait réaliser des projets du début à la fin. Et comme alors, chacun est une occasion de s’améliorer  : « A chaque expo, on apprend une nouvelle chose ou on fait une nouvelle erreur, ce qui revient au même ». n Cet été à Ospitalea Tous les jeudis  : visite de la commanderie. Du 5 juillet au 31 août  : exposition Fragile, Regards croisés sur le patrimoine naturel du Pays basque, avec les œuvres des artistes Luc Médrinal, Jana Lottenburger et Judith Millot, du collectif Labo Estampe. Exposition réalisée par le CPIE Littoral. A travers des balades et des interventions, les artistes ont invité le public à découvrir leur territoire et ont puisé dans une récolte collective de matières faite lors de ces rencontres afin de concevoir leurs œuvres. À la manière d’un cabinet de curiosités, alliant photographies, impressions, dessins, objets, cartes réelles et imaginaires... le but a été de récolter les traces, les interprétations, les traductions en images des caractéristiques des trois grands types de paysages - côte, intérieur, montagne - du Pays basque. 21 et 22 septembre  : Journées du Patrimoine. De nombreuses animations et inauguration de l’exposition sur les procès de sorcellerie au Pays basque au XVII e siècle. Bio express Ospitalea  : éduquer au patrimoine Originaire du Gers, Anna Ruiz-Delval a poursuivi des études d’histoire à Toulouse, puis à Montpellier, qu’elle a terminées par un Master Valorisation et médiation du patrimoine. Pendant quatre ans, elle a exercé au prestigieux musée Fabre de Montpellier, où elle était en charge des partenariats et du mécénat. Après avoir obtenu le concours d’attaché territorial, elle a profité en 2018 de l’occasion que présentait le poste de responsable du CEP pour revenir dans le Sud-Ouest. L’équipe des médiateurs du patrimoine « Ce sont eux le visage d’Ospitalea », résume Anna. Les deux médiateurs, Anne Pagola-Blazquez et Emmanuel Iñarra, sont chargés de créer le contenu des modules pédagogiques pour les classes accueillies. Ces contenus, sur des thèmes variés, comme le développement durable ou la mythologie basque, sont, à chaque fois, adaptés à l’âge des élèves et « personnalisés » pour que les activités proposées s’intègrent dans sa progression pédagogique. Les médiateurs déclinent aussi ces contenus pour proposer des activités à d’autres publics dont le public touristique qui découvre le Pays basque. Le Centre d’Education au Patrimoine a été créé par le Département en 2002. Installé dans une commanderie hospitalière du XVII e siècle, il est équipé pour accueillir des classes pour plusieurs jours. L’équipe est composée de cinq personnes, dont Anna Ruiz-Delval  : deux médiateurs du patrimoine, qui bénéficient du soutien d’une gestionnaire administrative et financière, Geneviève Idiart, et d’une agent hôtelier, Jacqueline Jaureguy. Outre l’accueil de scolaires, le CEP propose des expositions et des animations pour le grand public. 64/LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES/www.le64.fr 27



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