[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°79 jan/fév/mar 2019
[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°79 jan/fév/mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°79 de jan/fév/mar 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : le département avec ses agriculteurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CULTURE(S) RENCONTRE L’ÉCRIVANT DEVENU ÉCRIVAIN Enseignant-chercheur à l’université de Pau, David Diop, Prix Goncourt des lycéens, Choix Goncourt (de l’Orient, de la Chine et de l’Espagne), est particulièrement attaché aux Pyrénées-Atlantiques. Rencontre. Sa bonne humeur et son sourire restent son meilleur passeport. Et ce ne sont pas des mois de rendezvous sur les plateaux de télévision qui ont changé David Diop, pourtant dans le dernier carré pour l’attribution des quatre grands prix littéraires français. Le Goncourt des lycéens, le Choix Goncourt de l’Orient, le Choix Goncourt de la Chine et le Choix Goncourt de l’Espagne en poche, le professeur de littérature et chercheur spécialiste de la littérature du XVIII e siècle à l’université de Pau traverse une aventure extraordinaire avec « maturité et une grande joie », glisse-t-il. David Diop prend le temps de répondre aux sollicitations. Mieux, il livre des sentiments personnels, ceux qui le rattachent aux Pyrénées-Atlantiques notamment. « Ma maman est landaise, raconte le franco-sénégalais. Lorsque j’étais enfant, j’adorais venir en vacances chez mes grands-parents. Nous vivions au Sénégal avec mes parents, mais très régulièrement nous venions dans le sud des Landes, tout près de Bayonne. » Des souvenirs de gamins l’accompagnent. « Pour moi, Bayonne, c’était la France. J’adorais me balader dans la rue des Arcades et le chocolat chaud chez Cazenave. » « Une guerre qu’ils n’imaginaient pas » Ses brillantes études à Toulouse puis Paris le conduisent d’abord dans des lycées de Charente- Maritime. « Je ne pensais pas revenir dans ma région maternelle », concède-t-il. Jusqu’à ce poste ouvert à la fac de Pau. « Un pur hasard. J’ai candidaté. » Il est choisi. C’était en 1998. Le prof de littérature, habité par ses souvenirs d’ado sur les berges de l’Adour, s’installe à l’université. Il y est toujours. David Diop, le chercheur, écrit. Des livres scienti- 26
fiques surtout. L’écriture personnelle, il s’y laisse aller « lorsque le temps le permet, dans les interstices d’un emploi du temps très riche », plaisante-t-il. Son roman, Frère d’âme, il l’écrit chez lui, à Billère. « Depuis longtemps, je m’intéressais aux lettres qu’auraient pu écrire les Tirailleurs sénégalais durant la guerre de 1914-1918. Elles n’existent que très peu. » Alors l’enseignant a choisi de raconter ce que ces soldats venus d’Afrique ont pu vivre dans l’enfer « d’une guerre industrielle qu’ils n’imaginaient pas ». Plusieurs maisons d’édition sont tombées sous le charme de son écriture. « J’ai eu la chance de pouvoir choisir. Ce furent les éditions du Seuil, un éditeur prestigieux, une première joie immense », avoue David Diop. La suite n’est que « bonheur extraordinaire ». Les sélections s’enchaînent. Et avec elles, les premières interviews. « Pour moi qui rêvait d’être écrivain, l’aventure est magnifique. Jusqu’à maintenant, je n’étais qu’un écrivant. Désormais, grâce à tous ceux qui lisent mon livre, je suis un écrivain. » Un écrivain qui ne témoigne d’aucune déception alors que son nom, très souvent cité pour le plus prestigieux des prix, n’est finalement pas sorti. « Comment être déçu lorsque l’on a la chance de vivre une telle histoire ? J’ai une maturité, un métier, une famille qui me permettent de garder les pieds sur terre », lâche David Diop. Il ne veut pas davantage entendre parler de défaite, « parce que ce n’était pas la guerre ». Et puis, le Prix Goncourt des lycéens et les Choix Goncourt de l’Orient, de la Chine et de l’Espagne sont une immense satisfaction dont beaucoup rêveraient. « J’ai signé de nombreux contrats de traduction avec les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Allemagne, la Grèce, la Norvège ou encore avec la Hollande », précise l’auteur. L’assurance de centaines de milliers d’exemplaires lus dans le monde. De quoi changer la vie du professeur de littérature ? « Oui et non. Oui, parce que durant de longs mois je vais participer à des salons, des colloques. En particulier à Beyrouth en novembre prochain. Non, parce que je conserve mon métier à Pau pour lequel je me passionne. » La fierté de ses parents Finalement, c’est en écoutant et regardant son entourage qu’il prend conscience de la portée du tumulte qui accompagne sa vie depuis plusieurs mois. A commencer par le regard chargé de fierté de ses parents. « Depuis toujours, ils sont abonnés à L’Obs », s’amuse David. « Un jour, ils ont lu un article sur Frère d’âme dans leur magazine. C’est là qu’ils ont compris que quelque chose se passait. » Sur l’intranet de l’université, pas un jour sans un message de félicitations d’un collègue. Quant à certains de ses anciens élèves, devenus à leur tour enseignants, ils l’invitent à venir rencontrer leurs propres élèves… L’écrivant devenu écrivain, le prof, le chercheur est désormais connu et reconnu. Et attendu ? Il éclate de rire  : « Oui, sans doute. Mais mon éditeur ne me met aucune pression. Je suis libre d’écrire. Je reprendrai la plume quand je le souhaiterai. » Des idées pour un prochain roman, David en nourrit. Pour lui, viendra le temps d’un nouveau roman. Pour l’heure, il profite de sa famille, de ses enfants, dans un département qui fort justement le sollicite. David Diop répond et multiplie les rencontres. Il savoure des instants que peu de gens ont la chance de connaître. Une victoire ? Non, rien que du plaisir. n 64/LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES/www.le64.fr BÉARNAIS, ASCON, OCCITAN GRAPHIE CLASSIQUE Los Sautaprats de Coarrasa Nai  : shens que la competicion Se « Los Sautaprats de Coarrasa Nai » ei purmèr un club de trampolin, que mia tanben d’autas activitats*, mei que mei de cap tà las personas handicapadas  : certificat « club 3 estelas » per la Federacion Francesa Handispòrt, Los Sautaprats que son especialista de HandiTrampGym. Lo HandiTrampGym qu’ei un caminament motor dab trampolin, qui permet a las personas handicapadas de melhorar las emparas, l’equilibri atau com l’ahortiment de las capacitats fisicas e motoras, e atau ganhar en autonomia au quotidian. Tot dia, los Sautaprats qu’arcuelhen grops vienuts d’estructuras especializadas acompanhats d’educators esportius. Que perpausan un tribalh personalizat entà adaptar las sesilhas au perhiu de cadun ; lo ser e lo dissabte, los tanhents que pòden acompanhar la persona dens lo son projècte pedagogic. Un rendetz-ve qui ahorteish los ligams enter la persona handicapada e la soa familha. Qu’ei tanben un lòc d’encontres e d’escambis de compte har per totas las familhas e los educators. L’aliança d’ua presa en carga medicau dab las estimulacions realizadas per aquera practica esportiva que balha resultats deus bèths e progressions vedederas en chic de temps. Ua activitat inclusiva cap e tot, puish a que los esportius valides e pòden tanben participar e seguir las practicas handivalidas. Uei lo dia, Los Sautaprats que son a bastir a Naiua navèra sala d’espòrt, adaptada a l’arcuelh de las personas handicapadas solide, mes tanben a las nòrmas oficiaus per la competicion. L’obertura qu’ei prevista tau mes de març 2019. * En mei d’aqueth tribalh, que perpausan tanben activitats dab los EHPAD e las escòlas. Los Sautaprats  : pas seulement de la compétition Depuis 18 ans, l’association Los Sautaprats, basée à Coarraze-Nay, propose des pratiques gymniques acrobatiques aux personnes valides et handicapées. Des séances d’éveil gymnique, de tumbling ainsi que des « parcours moteurs » adaptés, sont au programme chaque semaine. Les bénéfices tant physiques que moraux peuvent être spectaculaires selon les profils des sportifs en situation de handicap. Los Sautaprats ont lancé la construction d’une nouvelle salle adaptée à la pratique sportive de compétition tout comme à l’accueil des personnes en fauteuil roulant. 27



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