[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°79 jan/fév/mar 2019
[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°79 jan/fév/mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°79 de jan/fév/mar 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : le département avec ses agriculteurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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GRAND ANGLE/TERRITOIRE C’est une petite exploitation familiale  : une soixantaine de vaches gasconnes, 220 brebis tarasconnaises, 30 cochons noirs. Il y a deux ans, Kattalin Pommies a décidé de s’installer avec ses parents agriculteurs et de poursuivre à leurs côtés l’exploitation de la ferme familiale. Celle-ci se répartit sur deux sites  : l’un en plaine, à Coarraze, l’autre en montagne, à Bielle. Pour son installation, Kattalin Pommies a bénéficié de l’Aide jeune agriculteur (AJA) attribuée par le Département. « Cela m’a permis d’aménager un point de vente directe de charcuterie, mais également d’acheter cinq truies et un verrat pour augmenter notre capacité de production », raconte-t-elle. « Mon objectif est d’arriver à 100% de vente directe. Pour être rentable, au regard de la petite taille de nos troupeaux et du peu de terres dont nous disposons, il nous fallait un atelier de transformation à la ferme et compléter cette commercialisation par une activité touristique. » Elle propose notamment des séjours de transhumance, des journées portes ouvertes, des repas à la ferme ou encore, l’hiver, des balades à raquettes. Un lien se crée avec les clients à qui sont expliqués les modes de production, comment sont élevés les animaux, comment ils sont soignés, quelle est leur nourriture. Sur ce mode de transparence et de confiance, les ventes suivent. L’Aide jeune agriculteur constitue l’une des plus grosses lignes budgétaires départementales en matière d’aide à l’agriculture. « C’est un bel exemple qui illustre notre volonté d’être présents auprès de nos agriculteurs, malgré une législation contraignante », explique le président du Département, Jean-Jacques Lasserre. Cet outil financier, par le biais de primes ciblées, permet d’orienter les soutiens, Le Département accompagne les producteurs dans la recherche de qualité. 16 JEUNES  : LE 64 EN TÊTE DES INSTALLATIONS Les Pyrénées-Atlantiques se placent chaque année parmi les tout premiers départements de France pour le nombre d’installations de jeunes agriculteurs. En 2017, elles se classaient ainsi troisième avec un total de 258 installations. AU SALON AVEC LA CHAMBRE Le Département sera présent au prochain Salon international de l’agriculture, du 23 février au 3 mars à Paris. Il y tiendra, avec la Chambre d’agriculture, un stand où seront mis en avant les producteurs. Nouveauté  : le 64 mènera aussi une action de promotion collective des territoires pyrénéens, avec les Hautes-Pyrénées et l’Aragon. 11 260 EXPLOITATIONS Les Pyrénées-Atlantiques comptaient 11 259 exploitations agricoles en 2013, selon les chiffres de la Chambre d’agriculture. Plus d’un tiers des exploitations sont spécialisées dans l’élevage ovins lait. Maïs et bovins viande constituent les autres grands piliers de l’agriculture départementale. LE DÉPARTEMENT EST PRÉSENT AUPRÈS DES AGRICULTEURS, MALGRÉ UNE LÉGISLATION CONTRAIGNANTE notamment vers les zones de montagne. Aujourd’hui, l’élevage d’ovins lait constitue environ un tiers des installations des jeunes agriculteurs du département. Un coup de pouce financier supplémentaire est également accordé aux jeunes exploitants qui créent de la valeur ajoutée en matière d’emploi ou de qualité de production. « Soutenir les éleveurs de montagne » Avec les jeunes agriculteurs, le pastoralisme est l’autre grande priorité du Département. « Notre action a pour objectif de soutenir la subsistance de ces éleveurs de montagne tout en nous inscrivant dans un respect de l’environnement, les Pyrénées étant un patrimoine naturel commun que nous devons préserver et un outil de travail pour les femmes et les hommes qui y habitent », met en avant Jean-Jacques Lasserre. Pour répondre aux besoins spécifiques de cette agriculture de montagne, le Département active une large palette d’outils, notamment par le biais de son soutien aux structures qui travaillent au développement pastoral. Il aide ainsi à la construction et à la modernisation des cabanes où sont fabriqués les fromages. Il participe aux opérations d’hélitreuillage et de « muletage » afin de transporter le matériel indispensable aux bergers dans les zones isolées. Il subventionne le matériel mécanique adapté aux fortes pentes  : motofaucheuse, épandeur, andaineur… Le Département est également l’un des piliers financiers de la cellule pastorale des Pyrénées-Atlantiques qui accompagne les éleveurs. Cette structure se compose de techniciens de la chambre d’agriculture, du Centre départemental de l’élevage ovin d’Ordiarp et du lycée professionnel agricole d’Oloron-Sainte-Marie. Le lien de proximité et de confiance entre acheteurs et agriculteurs est devenu crucial. « Les consommateurs souhaitent légitimement de la qualité. Nos actions visent donc à aider les exploitants à répondre à cette demande tout en leur permettant de vivre de leur travail, ici », résume Philippe Echeverria, conseiller départemental délégué à l’agriculture. Pour les consommateurs, les signes officiels de qualité et d’origine (lire par ailleurs) sont des marqueurs essentiels
Au travers de la démarche Manger bio&local, labels et terroir, le Département développe les circuits courts, sécurise les débouchés des producteurs et développe une restauration collective de qualité. de confiance. « Ils témoignent du savoir-faire de nos territoires et sont une condition de leur développement économique », analyse Philippe Echeverria. Le Département accompagne ainsi les opérateurs agricoles dans leur démarche d’obtention de labels. Rappelons que les Pyrénées-Atlantiques se placent déjà très bien en la matière. L’an dernier, elles sont revenues du Le soutien au pastoralisme est l’une des grandes priorités du Département. Salon international de l’agriculture de Paris avec 67 médailles, arrivant en tête des départements. Une alimentation et une eau saines « La qualité est une chose, mais encore faut-il trouver des débouchés commerciaux et les sécuriser », pointe Charles Pelanne, vice-président du Département en charge du développement et de l’attractivité du territoire, et lui-même agriculteur. C’est tout le sens de la démarche départementale Manger bio&local, labels et terroir. D’un côté, elle contractualise les ventes de quelque 150 producteurs locaux à destination des services de restauration des collèges publics UNE AGRICULTURE RECONNUE POUR LA QUALITÉ DE SES PRODUITS La question de l’origine et du mode de fabrication des produits alimentaires est au cœur des préoccupations des consommateurs. Le Département consacre chaque année 250 000 euros de budget pour soutenir les agriculteurs et producteurs dans leurs démarches d’obtention des Signes officiels de qualité et d’origine (Siqo)  : Agriculture biologique (AB), Appellation d’origine contrôlée (AOC), Indication géographique protégée (IGP), Label rouge (LR), Spécialité traditionnelle garantie (STG). Aujourd’hui, on compte plus de 5 500 opérateurs (producteurs, transformateurs, conditionneurs) qui bénéficient de l’un de ces signes de qualité dans le département. Les trois derniers Siqo obtenus par produit sont l’AOC porc Kintoa, l’IGP Sel de Salies-de-Béarnet le Label rouge Piment doux du Pays basque et du Seignanx. 64/LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES/www.le64.fr 17



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