[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°75 sep à déc 2017
[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°75 sep à déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°75 de sep à déc 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'insertion met le cap sur l'emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
GRAND ANGLE/INSERTION Comment venir en aide aux 10% de la population malmenés par notre société ? Comment faire en sorte que ces personnes cessent de faire des allers-retours entre emploi et nonemploi, quand elles ne sont pas exclues, pendant de longues années, de toute activité professionnelle ou sociale ? Pour lutter contre cette précarité et donner un emploi durable à chacun, car c’est la priorité numéro 1 qu’il s’est fixé, le Département a adopté, le 29 juin dernier, un nouveau programme départemental d’insertion (PDI) pour la période 2017-2021. Ce document fixe les grandes orientations politiques et stratégiques en la matière. Y est adossé le pacte territorial d’insertion (PTI) qui définit, pour sa part, les actions à mettre concrètement en œuvre. Ce PTI est décliné par territoire, selon les sept nouveaux services départementaux de la solidarité et de l’insertion (SDSEI) qui couvrent géographiquement toutes les Pyrénées-Atlantiques. Avec ce PDI, le Département a pris un engagement fort  : faire de l’emploi la ligne d’horizon de tous les publics précaires. « Il s’agit d’un plan dont l’ambition va bien audelà de nos obligations réglementaires. Il est porteur de notre volonté d’agir et de notre véritable souci d’apporter des réponses aux questions de précarité », met en avant le président du Conseil départemental, Jean-Jacques Lasserre. Si les Départements sont tenus d’assurer le versement du revenu de solidarité active (RSA) et de proposer un accompagnement à leurs allocataires, ils ne sont soumis à aucune obligation légale en matière d’accès à l’emploi des publics fragilisés. « Nous voulons favoriser le retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA, tout en évitant que d’autres en soient réduits à vivre de cette allocation », résume l’architecte du nouveau dispositif, Josy Poueyto, ex-vice-présidente(1) du Département, chargée des solidarités et de l’insertion. Un club d’entreprises labellisées 16 UNE NOUVELLE ORGANISATION Sept services départementaux de la solidarité et de l’insertion (SDSEI) couvrent désormais les Pyrénées-Atlantiques. Issus de la mise en place du nouveau modèle départemental, ces SDSEI hébergent sous un même toit les services liés à l’insertion, à la santé, à l’enfance, à la famille, à l’âge, au handicap et aux publics vulnérables. UN PARCOURS POUR CHACUN En fonction de leur profil, les personnes en parcours d’insertion peuvent bénéficier de quatre types d’accompagnement  : professionnel, socioprofessionnel, social ou de veille. Les personnes peuvent passer de l’un à l’autre selon l’évolution de leur situation. 3 500 PERSONNES ACCOMPAGNÉES Le Département compte parmi ses agents 26 animateurs locaux d’insertion par l’emploi (Alie) qui suivent chaque année 3 500 personnes. Sur ce total, 800 d’entre elles trouvent un emploi, une formation ou créent leur propre activité. Par le biais de ses partenaires, le Département finance l’accompagnement annuel de plus de 15 000 personnes. IL S’AGIT D’UN PLAN DONT L’AMBITION VA BIEN AU-DELÀ DE NOS OBLIGATIONS RÉGLEMENTAIRES. IL EST PORTEUR DE NOTRE VOLONTÉ D’AGIR. La volonté d’insérer les publics en difficulté par l’activité économique est inscrite dans le titre même de ce PDI 2017-2021  : L’alliance du social et de l’emploi. « Ces deux secteurs ont été trop longtemps séparés. Aujourd’hui, il ne peut y avoir d’insertion durable sans une implication durable des entreprises », analyse Fabien Tuleu, directeur général adjoint des solidarités départementales. « L’une des avancées majeures de ce PDI est qu’il fait de l’accès à l’emploi la finalité de l’insertion sociale », poursuit Thierry Lescure, directeur de Pôle emploi pour les Pyrénées- Atlantiques. « Ce PDI propose une meilleure articulation entre les compétences d’insertion sociale du Département et celles d’insertion professionnelle qui sont les nôtres. » Autre illustration de cette volonté de rapprochement avec la sphère économique privée  : le Département planche sur la création d’un club d’entreprises labellisées. « Nous voulons travailler avec le secteur privé marchand, à condition qu’il se pose comme un véritable partenaire et non comme un simple recruteur », souligne Marie-Christine Nigou, directrice de l’insertion départementale. Les entreprises ont en effet un rôle à jouer au-delà de leur seul potentiel d’embauche, notamment dans la formation et le tutorat, deux domaines essentiels en matière d’insertion par l’emploi. Le Département entend également montrer l’exemple. D’une part, dans la gestion de ses propres ressources humaines, en réservant une partie de ses recrutements aux publics en parcours d’insertion. Pour la première fois, l’ensemble des directions a été associées à cette démarche. Ainsi, les clauses sociales seront amplifiées dans les marchés publics départementaux. Autrement dit, dans le cadre des chantiers dont il assure la maîtrise d’ouvrage (routes, bâtiments publics, aménagements fonciers, entretien d’espaces naturels, etc.), le Département pourra exiger des entreprises qu’il sollicite qu’elles emploient des personnes en parcours d’insertion. De même, le Département veillera à activer l’ensemble des leviers dont il dispose pour favoriser des démarches d’insertion, avec les établissements dont il assure la tutelle. L’enjeu est que la collectivité soit insérante à tous ses niveaux de responsabilité. Pour les personnes fragilisées, l’entreprise n’est pas toujours directement accessible, ni même appropriée. Avant, il faut souvent retrouver confiance, reprendre ses marques, éventuellement se former. Aussi, les acteurs institutionnels qui œuvrent sur le front de l’insertion disposent-ils de partenaires clé vers lesquels orienter leurs publics  : ce sont les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE). Encadrées par le Code du travail et conventionnées par l’Etat, elles ont pour objet de « permettre à des personnes sans emploi, rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières, de bénéficier de contrats de travail en vue de faciliter leur insertion professionnelle ». Ces SIAE travaillent en collaboration avec le Département et ses partenaires de terrain. Au nombre de 33 dans les Pyrénées-Atlantiques, elles affichent des modalités différentes (lire en p.19) pour un même but d’insertion. Cette variété permet d’offrir une activité
Partenaire du Département, la ferme Saint-Joseph, à Pau, accueille des jeunes de 18 à 21 ans en hébergement temporaire d’urgence. Prévenir la précarité est l’une des priorités départementales. adaptée à chaque profil. Les personnes les plus éloignées du marché du travail ne sont pas oubliées. Elles sont pour leur part orientées vers les centres sociaux ou ateliers d’adaptation à la vie active (AAVA), qui leur proposent une activité doublée d’un accompagnement humain, sans obligation ou objectif professionnels. Pour améliorer l’efficacité de ses politiques, le Département a créé, à sa propre initiative, 26 postes d’agents locaux pour l’insertion et l’emploi (Alie). Ces personnels départementaux, déployés depuis septembre 1999 dans tout le territoire, suivent désormais quelque 3 500 personnes chaque année. Environ 20% d’entre elles sortent du dispositif, c’est-à-dire qu’elles trouvent un emploi (CDI ou CDD d’au moins six mois) ou s’engagent dans une formation qualifiante. Renforcer la prévention Autre axe fort des politiques d’insertion départementales  : la prévention. « Un tiers des enfants pris en charge par les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE) se retrouvent dans des dispositifs d’urgence une fois parvenus à l’âge adulte », rappelle Fabien Tuleu. « Nous L’association paloise A.CO.R. dispose d’un réseau d’entreprises auprès desquelles elle accompagne des personnes en parcours d’insertion. devons donc anticiper la survenue de situations difficiles et empêcher la dégradation de celles dont nos services ont connaissance », explique-t-il. « Cette dimension préventive de la politique d’insertion doit s’incarner dans la prise en compte de différents publics. Parmi eux figurent les jeunes, qu’ils soient pris en charge au titre de la protection de l’enfance ou qu’ils soient accompagnés par les missions locales », poursuit-il. Financés et agréés par le Département, les lieux de prévention spécialisée, qui sont au contact des publics jeunes, sont aux avant-postes de cette veille sociale. Là encore, le Département entend consolider DES PARTENAIRES INDISPENSABLES Le programme départemental d’insertion (PDI) a été élaboré en collaboration avec Pôle emploi, les caisses d’allocations familiales (Caf), la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) de Nouvelle-Aquitaine, ainsi que les représentants de l’insertion par l’activité économique (IAE). A l’échelle des territoires, le Département a également pour partenaires de terrain les centres sociaux, les missions locales, les centres communaux d’action sociale (CCAS), les plans locaux pour l’insertion et l’emploi (Plie), les intercommunalités, Pôle emploi, les chambres de commerce et d’industrie, les représentants d’employeurs, les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE). 64/LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES/www.le64.fr 17



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :