[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°75 sep à déc 2017
[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°75 sep à déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°75 de sep à déc 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'insertion met le cap sur l'emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SOLIDARITÉ(S) AUTONOMIE UN SERVICE DE NUIT QUI CHANGE LEUR VIE A Pau, les auxiliaires de vie sociale d’AIDBS se rendent, après 20 heures, au domicile de personnes handicapées ou âgées. Il est 19 h 45. Dans la voiture de l’association Aide et intervention à domicile Béarnet Soule (AIDBS), les auxiliaires de vie sociale ont pris place pour leur tournée nocturne. Elles se rendent au domicile des usagers du service de garde de nuit itinérante. Celuici fonctionne dans l’agglomération paloise depuis septembre 2014. Il est soutenu par le Département. L’équipe de sept salariés offre une continuité de service aux personnes âgées ou en situation de handicap. « Nos usagers peuvent bénéficier d’un service de jour mais celui-ci s’arrête en début de soirée. Au-delà de 20 heures, nous répondons à un réel besoin des familles et des aidants pour qui le coucher et la nuit sont souvent source de complications », explique Laure Orozco, directrice d’AIDBS. Un service similaire, Les Lucioles, existe également sur la côte basque (« 64 », n°63). Pour Sylvie Fouassier, la garde de nuit itinérante est un service précieux qui complète l’ensemble des soins apportés à son père lourdement handicapé. « Quand venait l’heure du coucher, c’était très éprouvant pour moi, aussi bien physiquement que moralement. Depuis que l’équipe du soir s’occupe de mon père pour le couchage, je suis beaucoup plus sereine », témoigne-t-elle. 14 Françoise Simao, auxiliaire de vie, au domicile de Michèle Lagelouze, au moment du coucher. Si les sentinelles d’AIDBS suivent une feuille de route précise indiquant les personnes qu’elles doivent visiter, elles peuvent à tout moment répondre à une urgence. Les personnes équipées à leur domicile du dispositif Téléassistance n’ont qu’à presser un bouton pour donner l’alerte. En quelques minutes, les auxiliaires de vie se portent à leur chevet. Une coordination des salariés est alors mise en place pour assurer sans accroc la continuité de la tournée. Retrouver une vie sociale Ce soir-là, aux alentours de 22 h 30, Françoise Simao, l’une des sept salariés d’AIDBS, se trouve au domicile de Michèle Lagelouze, une personne handicapée moteur et cérébrale. L’auxiliaire de vie l’aide pour la toilette du soir et le coucher. Depuis qu’elle bénéficie de ce service, Michèle Lagelouze a retrouvé le chemin du Palais des sports et du stade du Hameau où elle encourage ses équipes favorites. Françoise Simao raconte  : « Avant l’instauration de la garde de nuit, l’auxiliaire de vie de jour couchait Michèle vers 20 heures. Or, Michèle est une personne qui aime beaucoup sortir mais son état physique ne lui permet plus de se mettre au lit sans une assistance. Depuis que nous intervenons, elle a retrouvé une vie sociale. » Françoise Simao reprend le volant pour se rendre chez Julie Durdilly, une jeune femme en fauteuil. « Quand j’étais à la fac, on me couchait à 18 heures alors que mes cours se poursuivaient jusqu’à 20h. Aujourd’hui, j’ai une vie sociale, je travaille. La garde de nuit itinérante me permet de remplir pleinement mes journées, avec des horaires de vie normaux », appuie Julie Durdilly. Les tournées sont remplies d’humanité. Des paroles douces et beaucoup de bonne humeur enveloppent des gestes souvent techniques. A la simple vérification de la prise de médicaments s’ajoutent des manipulations parfois très délicates de personnes lourdement handicapées. La garde de nuit itinérante permet aussi de préserver l’hygiène des usagers ou de repositionner des personnes dans leur lit. Les auxiliaires de vie peuvent, à la demande, passer plusieurs fois chez la même personne entre son coucher et son réveil. Récemment, une enquête de satisfaction a démontré la pertinence de la garde de nuit itinérante. Autonomie, sérénité, chaleur humaine, respect des rythmes et habitudes de vie sont les mots qui reviennent le plus souvent. n
GRAND ANGLE Christian Alçugarat, animateur local d’insertion par l’emploi (Alie) du Département, accueille les personnes en situation précaire et les accompagne dans leur parcours d’insertion. INSERTION UN CHEMIN VERS L’EMPLOI Avec le nouveau programme départemental d’insertion (PDI), les acteurs de la solidarité entendent mieux accompagner les personnes en situation de précarité. Et faire de l’emploi un horizon pour tous. 64/LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES/www.le64.fr 15



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