[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°74 jun/jui/aoû 2017
[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°74 jun/jui/aoû 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de jun/jui/aoû 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : une fabuleuse nature à découvrir ensemble.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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SOLIDARITÉ(S) UNE JOURNÉE DE TOUT REPOS AUTONOMIE En Basse-Navarre, les personnes âgées qui vivent à domicile peuvent être accueillies le temps d’une journée dans l’un des quatre établissements du dispositif Geldi Aldi. Un répit pour les familles et une ouverture stimulante pour ces résidents temporaires. Danielle Darguy et Manon Pouey forment le duo qui assure l’accueil de jour itinérant dans les quatre Ehpad de Basse-Navarre. Grâce à l’accueil de jour, les personnes âgées en perte d’autonomie vivant à domicile ont désormais la possibilité d’être accueillies, le temps d’une à deux journées par semaine, dans des établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) du département. Au domicile, les familles en profitent ainsi pour souffler un peu. Ce n’est pas un luxe. Pour les proches, la dépendance d’un des leurs s’avère souvent épuisante. 10 En Basse-Navarre, les places en accueil de jour étaient soumises à une forte demande. Jusqu’à ce que quatre établissements mutualisent leur compétence et créent un dispositif itinérant. Une première dans le département qui a permis de porter la capacité d’accueil de 4 à 12 places. Manon Pouey, conseillère en économie sociale et familiale, et Danielle Darguy, assistante de soins en gérontologie, forment le duo qui se déplace durant toute la semaine entre Iholdy, Saint- Palais, Ispoure et Saint-Etienne-de-Baïgorry. Dans les établissement où elles se rendent pour visiter les résidents temporaires, elles peuvent compter sur le soutien du médecin coordinateur, des infirmières et des aides soignantes pour rendre cette journée la plus bénéfique possible. Eviter les longs trajets Deux fois par semaine, Arnaud Pochelu est ainsi accueilli à l’Ehpad Goxa Leku d’Iholdy. Cet agriculteur à la retraite qui sort peu de chez lui retrouve à cette occasion des visages connus. Pour son épouse, Odette Pochelu, cette
parenthèse a des effets très positifs sur le moral de son mari. Sa famille ne ferait pas marche arrière. « L’accueil de jour, c’est souvent une vie sociale qui se recrée et le maintien d’une activité physique et cognitive », explique Anne-Marie Bruthé, directrice de l’Ehpad Goxa Leku. Arrivé à Iholdy vers 10 heures, Arnaud Pochelu suit jusqu’à 17 heures le rythme des activités mises en place par l’équipe. Chant, gymnastique douce, dessin, rencontre avec les crèches… le programme est renouvelé toutes les semaines. Si l’accueil de jour bénéficie d’un espace dédié à l’intérieur de l’établissement, ses responsables encouragent les passerelles avec les résidents permanents. « C’est aussi un moyen de préparer en douceur une éventuelle entrée en institution », souligne Cathy Bareigts, directrice de l’accueil Sainte-Elisabeth à Saint-Palais. Grâce à son nouveau maillage de proximité, la Basse-Navarre a levé l’un des principaux freins à l’accueil de jour pour les familles  : le temps de transport entre le domicile et l’établissement d’accueil. « Au-delà de 30 minutes de trajet, on engendre de la fatigue. Qui plus est, ici au Pays basque, les familles ont un attachement fort au territoire et les en éloigner revient à les couper de leurs repères », témoigne Christian Wright, directeur de l’Ehpad Larrazkena de Saint-Etienne-de-Baïgorry. En Basse-Navarre, les familles ont désormais des solutions pour le bien-être des leurs. n 12 PLACES D’ACCUEIL DE JOUR EN BASSE-NAVARRE Baptisé Geldi Aldi, le dispositif mis en place entre les Ehpad Goxa Leku (Iholdy), l’accueil Sainte-Elisabeth (Saint-Palais), la fondation Luro (Ispoure) et Larrazkena (Saint-Etienne-de-Baïgorry) offre quatre places fixes du lundi au vendredi  : deux à Saint-Palais et deux à Iholdy. Huit places itinérantes sont ouvertes un jour par semaine, du mardi au vendredi, au sein des quatre structures qui maillent le territoire. A l’Ehpad d’Iholdy  : les personnes de l’accueil de jour se mêlent aux résidents permanents pour les activités de groupe. 64/LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES/www.le64.fr PAROLE D’ÉLUE « En développant un accueil de jour de proximité, nous facilitons le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes qui se voient offrir une à deux fois par semaine un temps de sociabilité et de stimulation, là où les aidants trouvent quant à eux un temps de répit. Ce dispositif permet aux familles de souffler un peu et d’éviter de se retrouver dans une situation de rupture. Pour les résidants permanents, c’est aussi une ouverture sur l’extérieur avec, chaque semaine, des visages nouveaux qui viennent passer quelques heures à leur contact. » Anne-Marie Bruthé, conseillère départementale de Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre. A la clinique paloise Les Jeunes Chênes. Les bénévoles de l’association se rendent dans les établissements pour alléger le sentiment de solitude des patients. BÉARNAIS, GASCON, OCCITAN GRAPHIE CLASSIQUE La VMEH a l’escota deus pacients Ajudar los pacients a oblidar un temps la lor condicion, qu’ei essenciau. Qu’ei la mission màger de l’associacion de Visita aus malauts dens los establiments espitalèrs (VMEH) qui perpausa visitas a personas ospitalizadas. Lo personau deus establiments de santat qu’an de mensh en mensh de temps tà escotar. Los benevòles de la VMEH qu’an donc un ròtle de charnièra enter los infirmièrs e los pacients. « Que cau parlar de tot, la malaudia compresa, çòns’a dit Jean-Claude Dupuis, president de la seccion bearnesa de la VMEH, que son los pacients qui causeishen lo subjècte de conversacion. » Uns « visitaires » que’s serveishen de la lenga nosta tà batalar dab los pacients o residents per’mor que facilita la comunicacion. « Quan dintram densua cramba, que’ns cau estar un ralh de sorelh, especiaument en maison de retirada, çò precisa lo sénher Dupuis, mes que cau tanben aver lo cuer solide ! » Cada benevòle qui s’engatja e començarà en har sèt visitas, acompanhat d’un visitaire experimentat. Après, que haràua visita per setmana dens un servici diferent. Que serà format a l’escota, au decès e tanben a l’igièna en mitan espitalèr. A noste, qu’avem la particularitat d’aver duas seccions autonòmas (Bearne Bascoat) qui recampan uns 250 benevòles. Que cèrcan volontaris mei, en rason de l’obertura de nombrosas maisons de retiradas, dab residents atenhuts de patologias pesugas qui reclaman hòrt d’atencion e d’escota. http://vmeh64.free.fr Bearn  : 06.24.17.09.55 - Bascoat  : 06.09.63.38.67 A l’écoute des patients L’association Visite des malades dans les établissements hospitaliers (VMEH) a pour vocation de se rendre auprès des patients pour leur proposer un temps d’échange qui leur permette de sortir du quotidien. Cette mission d’écoute est essentielle pour atténuer l’anxiété et le sentiment de solitude. Les sections béarnaise et basque de la VMEH sont à la recherche de bénévoles supplémentaires. 11



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