[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°73 jan à mai 2017
[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°73 jan à mai 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de jan à mai 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : un département plus proche, plus solidaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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SOLIDARITÉ(S) CULTURE(S) LE RIRE COMME LIEN AVEC LES ANCIENS L’association Les Moissons clowns intervient dans les crèches, structures de soins et Ehpad de la Soule et du Haut-Béarn. D’intenses émotions sont souvent au rendez-vous. Les Moissons clowns ne proposent pas d’animations ou de spectacles, mais de créer une relation privilégiée avec les personnes en perte d’autonomie. Nous ne faisons ni animation, ni spectacle auprès des personnes âgées, mais des visites régulières individualisées, autour de l’improvisation », explique Pierre Vissler. Formé à l’école Uhartean, ce membre actif de l’association collégiale Les Moissons 12 clowns est aussi responsable du collectif Hebenkit, à Mauléon-Licharre, qui organise des ateliers clowns. « J’avais un groupe d’une douzaine de personnes. On a décidé de monter une association qui mettrait en lumière, dans un cadre réel, la pratique des ateliers. » De cette envie commune naissent Les Moissons clowns en juin 2013. Les rencontres font le reste. Les clowns interviennent en Soule dans des crèches, des structures de soins, des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Tous viennent d’horizons professionnels divers  : éducation, agriculture, informatique, musique. « Notre idée n’est pas d’animer, mais
d’être en relation avec les personnes. Cette relation constitue la démarche artistique », ajoute Pierre Vissler. Cette démarche est réalisée en lien étroit avec le personnel aidant, psychologues, animateurs ou psychomotriciens, et avec l’aval de la direction. C’est le personnel de soin qui liste les personnes à visiter, accompagne les clowns dans les lieux dédiés, fait le bilan avec eux de leur intervention de deux heures environ. « Il faut rester vrai, en connexion avec le présent, faire remonter la part d’enfance mais ne pas infantiliser les résidents. Le personnel nous rassure beaucoup là-dessus », poursuit Pierre Vissler. Effet de surprise Depuis 2015, Anne Lavis, chevrière près de Mauléon et clown, intervient dans les Ehpad. « Au départ, l’approche n’est pas évidente. Toucher à la dépendance, à la vieillesse, c’est aborder des questions très personnelles. Le clown permet de traiter la relation à l’autre de manière plus simple. Je me souviens d’un couple auprès de qui nous étions intervenus. La dame ne parlait plus et son mari était assez réticent. Finalement, on a joué au ballon ensemble, les rires sont venus. Ce moment a été d’une intense émotion », raconte Anne Lavis. Avec le personnel de soin aussi, l’approche a évolué. « Au départ, ils pensaient qu’on était uniquement dans le divertissement. Aujourd’hui, un rapport de confiance et d’échange s’est établi et il arrive même que le personnel se prenne au jeu », s’exclame-t-elle. « Pour que ça fonctionne, il faut ménager l’effet de surprise, l’arrivée SIX ÉTABLISSEMENTS VISITÉS inopinée », précise encore Nathalie Etchart, animatrice socioculturelle à l’Ehpad de Saint-Palais. « Les clowns se servent de l’environnement. Ils apportent quelque chose qui relève du rire, de l’imprévu, un petit moment d’imaginaire qui se concrétise en partage de sourires, de regards. J’ai en tête une dame en fauteuil roulant qui ne participait plus aux activités de groupe. Les clowns ont joué avec elle autour d’une plume et ça a marché. Ce qui est intéressant, c’est leur approche très individualisée et très personnalisée », ajoute l’animatrice. « On intervient souvent auprès de personnes très isolées, en perte d’autonomie ou de mémoire, et parfois en basque et en béarnais pour créer une proximité supplémentaire. Toutes les tentatives sont faites pour créer du lien. L’art du clown, c’est de s’approcher des gens. Parfois, on perçoit des regards perdus qui se concentrent tout d’un coup vers nous. Avec ceux qui sont atteints d’Alzheimer par exemple, on se rend compte qu’il y a le souvenir, la mémoire du corps qui laisse une trace. Là où on est passé, ça modifie l’ambiance. C’est comme un courant d’air frais dans un quotidien très millimétré. On apporte de l’inattendu », précise encore Pierre Vissler. « Parfois, l’échange n’est pas verbal. Il tient dans un regard, un geste, une main que l’on touche. On apprend autant qu’on donne. Être clown, c’est un moyen d’expression très profond. » Une belle moisson d’expériences enrichissantes que l’association souhaiterait étendre aux enfants malades, « mais on doit se former spécifiquement pour cela » conclut Pierre Vissler. n Soutenue par le Conseil départemental depuis 2014, la compagnie des Moissons clowns est passée de quatre à six établissements visités cette année. Neuf clowns interviennent en binôme à l’hôpital de Mauléon-Licharre, dans les Ehpad de Saint- Palais, Tardets, Iholdy et Aramits, ainsi qu’à la fondation Pommé à Oloron. Cela représente 44 interventions programmées chaque mois. BÉARNAIS, GASCON, OCCITAN GRAPHIE CLASSIQUE La domotica au servici de l’autonomia deus seniors Melhorar la vita vitanta de las personas vielhas e perméter lo mantien a domicili, qu’ei tot lo sens deu projècte DomAssist. Qu’ei estat aviat per la còla Phenix de l’Institut Nacionau de Recèrca en Informatica e en Automatica (INRIA). Dempuish lo mes d’abriu,ua aplicacion concrèta d’aqueth dispositiu qu’ei experimentada dab ancians deu Bearnhaut, en partenariat dab lo Conselh departamentau. Aqueths seniors 2.0 qu’an tot un catalògue d’utís domotics e d’aplicacions numericas que pòden utilizar sus tauletas e ordenadors a l’interfaci simplificat. Que dispausan atau d’utís tà la lor securitat (susvelhança de la pòrta d’entrada, camin luminós dempuish la cramba dinc aus comuns, susvelhança de la cosinèra...), la supervision de las activitats quotidianas (repaishs, medicacion, rendetz-ve en çò deu mètge, levar, cocar, etc.) e tanben lo ligam sociau (corrics, messatgeria instantanèa, video-devisada, etc). Qu’ajudan tanben a ligar miélher las personas isoladas dab las equipas medicosociaus qui las enquadran. Aqueras aplicacions que son a la carta, segon los besonhs de cadun. Per exemple, au moment deu repaish, que pòt har hrèitaua simpla rampelada o alavetz,ua aplicacion interactiva tà seguirua recèpta de cosina, etapa per etapa. Los pròches deu beneficiari d’aqueth programa que pòden aver accès ad aqueths utís e interviéner en cas de situacion a risca. Que permet tanben a l’ajudaire designat tà s’ocupar de la(s) persona(s) de bohar drin, si an l’autonomia melhorada pauc a pauc. La domotique au service des seniors Le projet DomAssist, élaboré par une équipe de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), propose des solutions pour l’autonomie et le maintien à domicile des personnes âgées. Comprenant tout un catalogue d’outils domotiques et d’applications numériques, son expérimentation est en cours avec des seniors du Haut-Béarn. 64/LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES/www.le64.fr 13



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