[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°73 jan à mai 2017
[64] Pyrénées Atlantiques le mag n°73 jan à mai 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de jan à mai 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : un département plus proche, plus solidaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SOLIDARITÉ(S) AUTONOMIE MIEUX VIVRE A SON DOMICILE PILOTÉ PAR LE DÉPARTEMENT, LE DISPOSITIF MAIA RENFORCE LA COORDINATION DE TOUS LES ACTEURS DU MAINTIEN À DOMICILE, DU MÉDECIN DE FAMILLE AU PORTAGE DE REPAS. POUR UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE DES PERSONNES ÂGÉES. 10 Au domicile de Berthe Sarthou, à Aast. Katia Bérésina, sa gestionnaire de cas, accompagne Chantal Contri, de l’association Instants partagés, pour une première visite.
Pour les personnes âgées et leurs familles, s’informer sur les solutions du maintien à domicile n’est pas toujours facile. Pilote de la Méthode d’action pour l’intégration des services d’aide et de soins dans le champ de l’autonomie (Maia) pour le secteur est-Béarn, Cécile Touyarou met en quelque sorte de l’huile dans ces rouages complexes. Sur le terrain, elle s’appuie sur les gestionnaires de cas, un poste charnière du dispositif qui permet à des personnes en perte d’autonomie de trouver des solutions autres que l’entrée définitive dans un établissement. Katia Bérésina est gestionnaire de cas dans ce secteur qui s’étend d’Arzacq à la plaine de Nay. « Nous rencontrons toute sorte de situations, souvent des personnes seules qui, parfois, n’ont pas de médecin traitant ou qui vivent dans des conditions de confort assez précaires. Pour autant, elles ne veulent pas s’éloigner de leur domicile. Mon rôle, lorsque nous repérons ces personnes, est d’établir un premier contact et si la situation l’exige, après une évaluation, de coordonner une action au long cours pour améliorer les conditions de vie au domicile », explique cette infirmière formée à la gestion de cas. Tout au long de l’accompagnement, elle promeut la coordination entre les professionnels appelés au chevet des personnes en détresse. Elle assure le contact avec la famille lorsque celle-ci se trouve physiquement éloignée ou dans l’incapacité d’agir. Elle tisse alors patiemment un lien avec la personne âgée. Et ce lien ne sera coupé que si la personne entre en institution. Gains en confort et sécurité Avec le concours des professionnels, Katia Bérésina a orchestré chez un habitant du secteur de Nay, un homme âgé et isolé, des avancées considérables qui posent les bases d’un maintien à domicile pérenne. « Nous avons réintroduit le médecin traitant, mis en place des soins infirmiers à domicile ainsi qu’un portage de repas le week-end. Le foyer a été équipé d’un lave-linge et d’un sèche-linge ainsi que d’un lit médicalisé. Tout cela ne peut se mettre en place qu’avec l’accord des intéressés et de leur famille. » La coordination passe par le travail de terrain. Grâce au gestionnaire de cas, il n’est pas rare que se retrouvent au domicile, autour de la même table, la personne aidée, son médecin, des infirmières et les auxiliaires de vie. Si son 64/LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES/www.le64.fr A gauche, Katia Bérésina, gestionnaire de cas, fait le point sur un dossier avec Cécile Touyarou, pilote du dispositif Maia pour le secteur Est-Béarn. rôle soulage en premier lieu un public fragile, le poste du gestionnaire vient aussi en appui des professionnels. Le manque de temps et la charge de travail imposent leur limite à des hommes et des femmes très sollicités. Les informations recueillies et savamment distillées par Katia Bérésina sont précieuses. Soulignons qu’elle ne peuvent être données que par des professionnels. Un socle commun d’informations Des points de ruptures, des blocages, il en existe forcément dans un domaine où les intervenants sont multiples. La méthode Maia attend de son pilote qu’il lève ces freins. Dès sa prise de fonction, Cécile Touyarou s’est attelée à faire connaître ce modèle organisationnel à l’ensemble des institutions concernées. Puis, elle a travaillé à la mise en place d’un super annuaire, sorte de référentiel de missions pour que chaque acteur connaisse précisément les missions des autres partenaires. « L’objectif est que toute personne à la recherche d’informations sur le maintien à domicile puisse avoir une orientation efficace, qu’elle frappe à la porte d’un centre communal d’action sociale, d’une maison de la solidarité départementale, de son médecin ou même d’un secrétariat de mairie. » La concertation et la mise en réseau des partenaires, intrinsèque au dispositif Maia, permet de faire remonter des difficultés sous-jacentes. « Lorsqu’une personne sollicite le service de portage de repas, il se peut qu’en face d’elle un professionnel détecte d’autres besoins parfois très urgents. Le partage d’informations montre alors toute sa pertinence. » La Maia prévoit des temps de concertation pour faciliter la mise en commun des expériences. L’intensité des discussions durant ces tables rondes montre l’existence d’un réel besoin d’échanger et de mieux connaître le rôle de chacun. D’ici fin 2017, une Maia portée par le Département, le centre hospitalier d’Oloron-Sainte- Marie et le service hospitalier du Haut-Béarnsera entièrement opérationnelle dans le secteur d’Oloron. Une autre Maia, portée par le Département et les principaux acteurs du territoire, couvrira également la Soule et le secteur de la Basse-Navarre. Avec les Maia déjà en place au Pays basque, c’est tout le département qui sera alors couvert par ce dispositif. n LA PRÉVENTION, AFFAIRE DE TOUS Le Département coordonne les politiques de prévention de la perte d’autonomie. Dans ce cadre, il a pour partenaires l’agence régionale de santé (ARS), l’agence nationale de l’habitat, les régimes d’assurance vieillesse et maladie, la Mutualité française et les fédérations d’institutions de retraite complémentaire. Il établit un diagnostic des besoins des personnes âgées de 60 ans et plus. Il fédère ensuite les actions et les stratégies de tous les partenaires au sein de la Conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées. 11



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