[63] Puy-de-Dôme en mouvement n°197 octobre 2019
[63] Puy-de-Dôme en mouvement n°197 octobre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°197 de octobre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Puy-de-Dôme

  • Format : (230 x 290) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : une vision d'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 — 197 DOSSIER Parole d’élu Serge Pichot Vice-président chargé de l’aménagement du territoire « L’agriculture et la forêt constituent un pan essentiel de l’économie de notre département notamment dans les territoires ruraux. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, le Conseil départemental mène une politique volontariste qui s’articule autour de trois axes  : la rentabilité, la qualité et la durabilité. Ces actions se concrétisent, par exemple, en aidant financièrement les producteurs qui se lancent dans la transformation (lait en fromages, viandes en charcuteries…) et les circuits courts ou encore en soutenant les filières de qualité ainsi que l’agriculture biologique. Face aux défis du réchauffement climatique, nous réfléchissons à adapter notre politique agricole. Déjà, notre système d’aide de mise en place de cultures fourragères dérobées est systématiquement reconduit depuis trois ans. Une réflexion globale doit également être entamée, avec l’ensemble des acteurs, autour de la gestion de la ressource en eau. » CONTACT Nicolas Portas Tél.  : 04 73 42 20 98 Stratégie foncière Un service pour animer les territoires Le Département aide les communautés de communes à définir et mettre en œuvre leurs politiques agricole et forestière en mettant à leur disposition des animateurs territoriaux. Illustration avec Thiers-Dore-Montagne et Dômes-Sancy-Artense. ENCOURAGER LES INSTALLATIONS Un service public de proximité Pour aider les communautés de communes qui le souhaitent à définir leur politique agricole et forestière, le Conseil départemental met à leur disposition des animateurs. Ces agents travaillent dans les territoires et leurs postes font l’objet d’un co-financement. Six groupements de communes bénéficient actuellement de ce service. Faisant face à une forte baisse du nombre d’exploitations, la communauté de communes Thiers-Dore-Montagne entend bien réagir pour que l’agriculture reste un pilier de la vitalité de son territoire. « Aujourd’hui, nous comptons 280 exploitations agricoles, soit 118 de moins qu’il y a dix ans, et plus d’un tiers des agriculteurs ont plus de 55 ans, résume Jean-François Delaire, vice-président chargé de l’agriculture. Pour relancer cette activité, nous sommes ouverts à la nouveauté et soutenons les porteurs de projets qui souhaitent s’installer. » Un important travail d’amélioration foncière et de suivi des exploitations a été entamé. Pour assurer cette mission, Thiers-Dore-Montagne peut compter sur Thomas Barcelo. Cet agent du Département travaille in situ pour développer l’animation de proximité. « Chaque commune a un référent communal, préciset-il. Cela permet d’avoir une perception la plus fine possible, d’engager des opérations foncières pour consolider les exploitations en place et faciliter la reprise quand un agriculteur souhaite partir à la retraite. » LUTTER CONTRE LE MORCELLEMENT FORESTIER Avec 22 000 ha de forêt sur son territoire, la communauté de communes Dômes-Sancy-Artense a souhaité mettre en place une véritable stratégie de développement forestier. Pour Alain Mercier, son président, il s’agit avant tout de valoriser et de pérenniser une ressource importante. « La plupart des propriétaires forestiers ont reçu leur parcelle lors d’héritages familiaux et n’ont plus la culture de l’exploitation forestière », explique-t-il. Avec Gabriel André, l’agent du Conseil départemental, un travail de fond a été engagé depuis le début de l’année  : « la taille moyenne des parcelles fait moins d’un demi hectare, c’est un véritable frein au développement de cette activité », souligne ce dernier. Une des principales missions de cet animateur territorial consiste donc à renseigner et conseiller gratuitement les propriétaires pour les aider à mieux gérer leurs parcelles et encourager les regroupements. Simon Lamiot, Jérémy Goypiéron et Erwan Drexler sont installés à Arconsat depuis 2017.
Mettre en avant nos terroirs Produits locaux Aider les agriculteurs à valoriser leur production  : le Département soutient les filières de qualité. Exemple avec la marque Mont Lait et l’ail rose de Billom. BIENTÔT UNE IGP POUR L’AIL ROSE DE BILLOM Grâce à la spécificité de ses sols et de son climat, la plaine de la Limagne est un terroir particulièrement propice à la culture de l’ail. Elle fait d’ailleurs partie des cinq principaux bassins de production d’ail en France. Malgré cette situation, la culture de cette plante à gousses a beaucoup diminué ces dernières années, concurrencée notamment par les céréales, moins exigeantes en main d’œuvre et plus facilement mécanisables. Seulement 42 ha sont cultivés actuellement contre plus de 120 au début des années 2000. Mais la tendance pourrait très vite s’inverser. Pour Laurent Heinis, président de la fédération de l’ail d’Auvergne, cette plante ne manque pas d’atout  : « elle apporte une forte valeur ajoutée, sa culture ne demande que peu d’intrants et peut se travailler facilement en bio. Le désherbage peut se faire uniquement de façon mécanique. » S’il est reconnu pour ses qualités gustatives, l’ail rose de Billom est également apprécié pour sa très bonne conservation. « Nous sommes les seuls en France à cultiver un ail dit « de printemps », souligne Laurent Heinis, il est récolté plus tardivement et ne nécessite pas de conservateurs. » Afin de développer cette production historique du Puyde-Dôme, le Conseil départemental a validé un contrat de filière pour la période 2018-2020. Des aides financières sont proposées aux agriculteurs qui souhaitent se lancer dans cette culture. Une aide technique est également apportée pour la réalisation d’un cahier des charges en vue d’obtenir une indication géographique protégée (IGP). DU BEURRE 100% MASSIF CENTRAL Mettre en avant les spécificités du lait de notre région, c’est la philosophie de l’Association des producteurs de lait de montagne qui regroupe actuellement près de 860 agriculteurs (dont 117 dans le Puy-de-Dôme). En 2010, face aux crises laitières à répétition et à la fin des quotas, plusieurs éleveurs du Massif central ont décidé de réagir en s’associant et en créant une marque, Mont Lait, dont ils sont les propriétaires. Celle-ci leur garantit un contrôle et un retour financier sur chaque litre de lait vendu. « Le lait en zone de montagne est moins compétitif à produire et à collecter qu’en plaine, mais il est de meilleure qualité qu’un lait standard, affirme Dominique Barreau, président de l’association. Par exemple, les vaches sont nourries essentiellement à base d’herbe de prairies à la flore diversifiée. » Depuis 2013, la marque Mont Lait commercialise du lait en briques et en bouteilles (conditionné à Theix). La gamme s’est étoffée en octobre 2018 avec un fromage à raclette (produit à Fournols). Et, depuis la rentrée, le beurre de montagne Mont Lait est disponible en magasins. Véritable beurre de baratte, son goût prononcé reflète la diversité des prairies du Massif central. DOSSIER La foire à l’ail de Billom est un événement incontournable de l’été puydômois. Le beurre Mont Lait est produit avec du lait issu des zones de montagne. Comme ici, au Gaec de la Brousse, à Cisterne-la-Forêt. 7



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