[63] Puy-de-Dôme en mouvement n°191 mars 2019
[63] Puy-de-Dôme en mouvement n°191 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°191 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Puy-de-Dôme

  • Format : (230 x 290) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : inscription Unesco, et après ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES GROUPE SOCIALISTE, RADICAL ET RÉPUBLICAIN UNION DES RÉPUBLICAINS Le Département au service de la République La France traverse depuis plusieurs mois une crise politique et sociale grave. Le mouvement des « gilets jaunes », apparait comme porteur de contradictions en opposant les revendications de baisse de taxes et de plus de services publics. Mais ce qui ressort surtout c’est une revendication de pouvoir d’achat, de lutte contre l’injustice et de prise en compte des territoires. Nous, élus départementaux, sommes confrontés depuis plusieurs années à ces questions notamment à travers le financement de l’aide aux plus démunis, l’accompagnement de tous tout au long de la vie et le soutien à nos territoires. Souvent, nous avons eu le sentiment d’une incompréhension de l’Etat face aux nécessités et aux besoins républicains d’égalité et de fraternité. Il est urgent que le Gouvernement réponde à la crise inégalitaire à la fois sociale et spatiale qui ne cesse de s’aggraver. L’aspiration à une fiscalité plus juste passe par une réelle participation des revenus du capital et de la propriété au financement des besoins collectifs. Il faut aussi rechercher plus de justice dans la répartition de la valeur ajoutée entre le travail et le capital. La recherche d’un consensus autour de l’intérêt général passe par une revalorisation de l’idéal républicain. On a parfois qualifié la V e république de « monarchie républicaine ». Cette tentation peut être vécue comme la transformation du citoyen en sujet trop souvent méprisé. Ne transformons pas le citoyen en simple consommateur de « politique » par l’abus du sondage, voire du référendum. Donnons tout son sens au débat que doivent conduire des assemblées délibérantes composées d’élus dans la recherche du consensus. L’ensemble des corps intermédiaires, notamment les plus « proches du terrain » doivent retrouver toute leurs valeurs. Le lien entre le citoyen et ses représentants retrouvera alors tout son sens. C’est dans une République revivifiée que la violence des casseurs pourra être combattue sans porter gravement atteinte aux libertés publiques, dont le droit de manifester. Gageons que les élus locaux pourront pleinement jouer leur rôle dans les années qui viennent, en particulier que les conseillers départementaux disposeront des moyens nécessaires à la mise en œuvre quotidienne de la solidarité des hommes et des territoires. CONTACT Tél.  : 04 73 42 23 85 LE PRÉSIDENT  : PIERRE DANEL Les élus du groupe › Claude Boilon - Catherine Cuzin (Aigueperse), Nicole Esbelin - Bernard Sauvade (Brassac-les-Mines), Valérie Bernard - Alexandre Pourchon (Clermont-Fd 1), Gérald Courtadon - Manuela Ferreira De Sousa (Clermont-Fd 2), Pierre Danel - Sylvie Maisonnet (Clermont-Fd 3), Dominique Briat - Damien Baldy (Clermont-Fd 4), Jean-Yves Gouttebel - Elise Serin (Clermont-Fd 5), Nadine Déat - Patrick Raynaud (Clermont-Fd 6), Monique Pouille (Cournon-d’Auvergne), Serge Pichot - Emilie Vallée (Gerzat), Florent Moneyron - Eric Gold (Maringues), Gilles Pétel - Bernadette Troquet (Les Martres-de-Veyre), Jean-Luc Coupat - Dominique Giron (Les Monts du Livradois), Gérard Bétenfeld - Nathalie Cardona (Pont-du-Château), Pierrette Daffix-Ray - Laurent Dumas (Saint-Eloy-les-Mines), Elisabeth Crozet, Olivier Chambon, Antoine Desforges - Jeanne Espinasse (Vic-le-Comte) 26 — 191 Une politique départementale « des interrogations » L’indécision et l’attentisme de nos gouvernants sur de nombreux sujets dont celui du pouvoir d’achat sont graves et ont instauré un climat de défiance à l’encontre de nos institutions, un climat de défiance envers les élus locaux, un climat de défiance sociale entre les citoyens eux-mêmes. Ce contexte incertain engendre des conséquences sociales désastreuses sur la vie de nos concitoyens, des conséquences auxquelles les Départements font face en exerçant leurs missions de solidarités sociales et territoriales. L’incapacité de l’Etat à se réformer et à apporter des réponses au quotidien, explique en partie le « ras-le-bol » exprimé et vécu pas de nombreux concitoyens et territoires qui en ont assez qu’on leur explique ce qui est bon pour eux, en les regardant de haut qui plus est. La politique de la majorité départementale suscite beaucoup d’interrogations, mais aussi beaucoup d’efforts pour appréhender les perspectives financières et politiques. Interrogations sur la capacité à investir de notre collectivité avec une épargne brute en diminution et un encours de dette toujours élevé. Interrogations sur la mise en œuvre des politiques territoriales, avec une ingénierie « à tout va », sans évaluation financière de celle-ci, et des aides aux communes amoindries. Interrogations sur la gouvernance du Département  : - avec la valse des vice-présidents qui se poursuit et questionne sur l’équilibre précaire de la majorité où, à ce rythme et à la fin du mandat, chaque conseiller/conseillère départemental(e) du groupe au président Gouttebel aura occupé une vice-présidence ! Cette instabilité est inquiétante pour la mise en œuvre et l’efficacité des politiques départementales, ainsi que pour le suivi des projets portés par notre collectivité ! - avec la réorganisation des services de l’action sociale et des services routiers qui ne semble pas correspondre aux exigences des missions exercées et laissent craindre une baisse de la qualité des services rendus à la population ; au malaise ressenti par les agents, s’ajoutent une vacance à la tête de la Direction générale de la solidarité et de l’action sociale et un changement pour la Direction générale des routes. Ce n’est pas rien tout de même ! Les élu(e)s du groupe Union des Républicains répondent à cette politique « des interrogations » par une politique de l’action et de proposition car nous sommes souvent les plus nombreux, voire parfois les seuls élus présents et à se mobiliser lors de commissions thématiques, réunions de travail ou événements organisés par le Département ! Le Département, nous y croyons, notre implication est totale ! CONTACT groupeUR@puy-de-dome.fr Tél.  : 04 73 42 23 11 www.uniondesrepublicains.org LE PRÉSIDENT, JEAN MARC BOYER Les élus du groupe › Valérie Prunier - Michel Sauvade (Ambert) - Eléonore Szczepaniak - Pierre Riol (Aubière) - Anne-Marie Picard - Jean-Paul Cuzin (Beaumont) - Colette Bethune - Flavien Neuvy (Cébazat) - Marie-Anne Marchis - Jean Ponsonnaille (Chamalières) - Anne-Marie Maltrait - Lionel Chauvin (Châtel-Guyon) - Jocelyne Bouquet - Bertrand Barraud (Issoire) - Martine Bony - Jean Marc Boyer (Orcines) - Stéphanie Flori-Dutour - Jean-Philippe Perret (Riom) - Audrey Manuby - Lionel Muller (Saint-Ours-les-Roches)
LA GAUCHE 63 Le grand débat  : tout changer pour que rien ne change ? Le succès des mobilisations successives des « gilets jaunes » et le profond soutien populaire qui les accompagne nous interpellent tous et doit conduire à de profonds changements. Les revendications portent toutes sur une remise en cause de notre société. Sont notamment pointés les problèmes ayant trait à la fracture sociale, au pouvoir d’achat, à la répartition des richesses, au déficit démocratique… Quarante années de politiques libérales se sont attaquées frontalement aux solidarités collectives. Elles ont rendu la fiscalité toujours plus injuste en privilégiant le recours à des taxes qui mettent davantage à contribution ceux qui ont le moins, au détriment de la progressivité de l’impôt qui peut permettre un financement équitable des politiques publiques et une redistribution juste. Elles ont conduit à mettre en concurrence les individus entre eux, les privant de cadres de rassemblement et d’expression collectifs. Cette colère qui explose aujourd’hui est à la hauteur du mépris social et de la violence symbolique dont a fait preuve Emmanuel MACRON, autant par ses politiques accentuant les inégalités économiques et sociales, que par leur traduction directe à travers des propos hautains et stigmatisants. Les réponses minimalistes du gouvernement n’ont pas suffi, car derrière la colère sociale et les fins de mois difficiles, c’est tout le modèle libéral et ses contradictions qui sont en cause. Pour tenter d’apaiser la contestation, le Président organise un grand débat national. Seulement, dans la lettre écrite aux français.es, pas une seule fois les mots égalité, fraternité, justice sociale et redistribution n’y figurent. Ce débat national apparaît comme un coup de communication bien orchestré pour amener les mesures que le gouvernement comptait de toutes façons mettre en place, sans remettre en cause les récentes réformes fiscales  : c’est ce qu’illustre l’enjeu de l’ISF…On ouvre la discussion tout en la limitant fermement ! Les fiches thématiques, prévues pour orienter les discussions, rendent les débats tronqués et limités à la seule alternative de la pensée libérale. Sur le volet fiscalité, par exemple, le choix proposé est  : réduire le déficit public en augmentant les impôts ou en réduisant les services publics ? Le gouvernement feint d’oublier que conserver un service public fort, sans augmenter les impôts des classes moyennes et populaires, reste possible en répartissant mieux les richesses et en cessant d’octroyer des cadeaux aux plus riches. Ne nous laissons pas enfermer dans les thématiques définies par le président de la République  : tous les sujets devraient pouvoir être débattus par celles et ceux qui souhaitent y participer, notamment la mise en place d’une assemblée constituante vers une 6 ème République que nous appelons de nos vœux. CONTACT lagauche63@gmail.com Tél.  : 04 73 42 25 26 LES CO-PRÉSIDENT.E.S  : JOCELYNE GLACE LE GARS (CANTON DE BILLOM) ET LIONEL GAY (CANTON DU SANCY) Les élus du groupe › Grégory Bonnet (canton de Saint-Georges-de-Mons) ; Annie Chevaldonné (canton de Thiers) ; Caroline Dalet (canton de Maringues) ; Jacky Grand (canton de Billom) ; Bertrand Pasciuto (canton de Cournon) ; Clémentine Raineau (canton de Saint-Georges-de-Mons) ; Monique Rougier (canton de Lezoux) EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES 27



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