[63] Puy-de-Dôme en mouvement n°188 oct/nov 2018
[63] Puy-de-Dôme en mouvement n°188 oct/nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°188 de oct/nov 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Puy-de-Dôme

  • Format : (230 x 290) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : une agriculture d'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES GROUPE SOCIALISTE, RADICAL ET RÉPUBLICAIN UNION DES RÉPUBLICAINS « Pauvreté n’est pas vice » Ce dicton - utilisé comme adage moral - signifie qu'il vaut mieux être pauvre tout en restant honnête plutôt que de s'enrichir d'une façon contraire à la morale. A cela Molière, dans Dom Juan, répond que dans l'attente du respect, le pauvre peut mourir de faim. La pauvreté caractérise la situation d’un individu qui ne dispose pas des ressources suffisantes pour lui permettre de satisfaire ses besoins fondamentaux et de se développer normalement. En France, plus de 8 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Mais au-delà de cet indicateur, la pauvreté se manifeste chaque jour. Qui n’a pas rencontré des personnes dépourvues de logement devant vivre dans la rue ou qui connaissent des difficultés pour se nourrir ? Le Département est le "chef de file" en matière d’aide sociale, d’autonomie des personnes et de solidarité des territoires. La lutte contre la pauvreté est donc une de ses premières préoccupations. Des associations d’aide aux personnes en difficulté tentent aussi d’apporter des réponses à l’urgence humanitaire. Chaque année, notre collectivité soutient financièrement leurs actions à hauteur de 170 000 € au titre de l’aide alimentaire. Avec le RSA, les départements concourent à la lutte contre le manque de ressources financières. Mais ce qu’induit la pauvreté exige bien d’autres actions car elle exclut de la société, isole et rend difficile la possibilité de reprendre pied. Il s’agit au-delà d’un soutien immédiat de permettre au plus grand nombre d’accéder à un emploi durable en utilisant toute la palette de moyens disponibles. C’est à cela que souhaite répondre la politique d’insertion départementale. Par exemple, le volontarisme de notre collectivité dans l’expérimentation du « Territoire zéro chômeur de longue durée » à Thiers fait ses preuves pour aider ces personnes à trouver un emploi durable. Nous nous félicitons d’ailleurs que le plan pauvreté du gouvernement aille dans le bon sens en souhaitant étendre ce dispositif. De plus, ce plan s’appuie sur des innovations lancées auparavant et qui ont montré leur efficacité. Gardons cependant à l’esprit que la tâche est immense, que les départements y ont un rôle déterminant et que la dimension humaine doit primer sur une approche seulement comptable. Nous demandons à l’Etat de mettre les moyens financiers adéquats afin de répondre efficacement aux besoins des plus démunis. CONTACT Tél.  : 04 73 42 23 85 LE PRÉSIDENT  : PIERRE DANEL Les élus du groupe › Claude Boilon - Catherine Cuzin (Aigueperse), Nicole Esbelin - Bernard Sauvade (Brassac-les-Mines), Valérie Bernard - Alexandre Pourchon (Clermont-Fd 1), Gérald Courtadon - Manuela Ferreira De Sousa (Clermont-Fd 2), Pierre Danel - Sylvie Maisonnet (Clermont-Fd 3), Dominique Briat - Damien Baldy (Clermont-Fd 4), Jean-Yves Gouttebel - Elise Serin (Clermont-Fd 5), Nadine Déat - Patrick Raynaud (Clermont-Fd 6), Monique Pouille (Cournon-d’Auvergne), Serge Pichot - Emilie Vallée (Gerzat), Florent Moneyron - Eric Gold (Maringues), Gilles Pétel - Bernadette Troquet (Les Martres-de-Veyre), Jean-Luc Coupat - Dominique Giron (Les Monts du Livradois), Gérard Bétenfeld - Nathalie Cardona (Pont-du-Château), Pierrette Daffix-Ray - Laurent Dumas (Saint-Eloy-les-Mines), Elisabeth Crozet, Olivier Chambon, Antoine Desforges - Jeanne Espinasse (Vic-le-Comte) 26 — 188 L’Europe, c’est aussi du concret  : le Fonds social européen Les Départements sont les chefs de file en matière d’action sociale. A ce titre, les politiques départementales concernent des publics fragiles comme par exemple l’enfance, les personnes handicapées, les personnes âgées ou les personnes bénéficiant de prestations d’aide sociale comme le revenu de solidarité active. A l’heure où une stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté est lancée au niveau national, les Départements sont souvent les premiers acteurs publics, avec les communes, pour aider les personnes en difficultés. Ce rôle de premier plan peut se traduire par la mise œuvre d’une politique en matière d’insertion et de retour à l’emploi. Ce que l’on sait moins, c’est la participation de l’Europe dans ce domaine d’action. Le Fonds social européen (FSE) est le principal levier financier de l’Union européenne pour la promotion de l’emploi. Le FSE bénéficie ainsi aux groupes les plus exposés au chômage et à l’exclusion, comme les chômeurs de longue durée, les personnes sans qualification éloignées de l’emploi, les habitants de territoires peu attractifs. Le FSE n’accorde pas d’aide directement aux personnes individuelles mais les fonds sont versés aux organismes de formation, à des associations ou à des collectivités territoriales ayant la compétence insertion. C’est ainsi le cas pour le Département du Puy-de-Dôme  : en tant que chef de file de l'insertion, notre collectivité est gestionnaire de ce fonds qui permet notamment de financer des actions relatives à l’insertion par l’activité économique. Ce soutien financier permet un accompagnement et une activité professionnelle aux personnes sans emploi rencontrant des difficultés d’insertion, de mobilité. Le Département peut bénéficier de financements de près de 10 millions d’euros pour une période déterminée. L’Europe peut paraître éloignée des préoccupations liées aux compétences sociales exercées par le Département du Puy-de- Dôme. Pourtant, le FSE démontre l’accompagnement de cette même Europe sur des actions bien concrètes relevant de notre collectivité départementale. CONTACT groupeUR@puy-de-dome.fr Tél.  : 04 73 42 23 11 www.uniondesrepublicains.org LE PRÉSIDENT, JEAN MARC BOYER Les élus du groupe › Valérie PRUNIER - Michel SAUVADE (Ambert) - Eléonore SZCZEPANIAK - Pierre RIOL (Aubière) - Anne-Marie PICARD - Jean-Paul CUZIN (Beaumont) - Colette BETHUNE - Flavien NEUVY (Cébazat) - Marie-Anne MARCHIS - Jean PONSONNAILLE (Chamalières) - Anne-Marie MALTRAIT - Lionel CHAUVIN (Châtel-Guyon) - Jocelyne BOUQUET - Bertrand BARRAUD (Issoire) - Martine BONY – Jean Marc BOYER (Orcines) - Stéphanie FLORI-DUTOUR - Jean-Philippe PERRET (Riom) - Audrey MANUBY - Lionel MULLER (Saint-Ours-les-Roches)
FRONT DE GAUCHE ET GAUCHE CITOYENNE Déserts médicaux  : les centres de santé, un outil à saisir et à soutenir Dans le département du Puy-de-Dôme, comme dans de très nombreux territoires en France, la désertification médicale, avec les difficultés croissantes d’accès aux soins, figure parmi les premières préoccupations des habitants. Face à l’évolution de la démographie médicale, au souhait de plus en plus de médecins de privilégier l'activité salariée plutôt que l'exercice libéral, à leur aspiration d’accéder à une meilleure qualité de vie, l’outil que constituent les centres de santé peut être l’une des réponses au problème des déserts médicaux. Qu’est-ce qu’un centre de santé ? Il s’agit d’une structure* dans laquelle, à la différence par exemple des maisons de santé, les médecins sont salariés et non pas libéraux. C’est un élément d’attractivité, qui présente l’intérêt du salariat, de l’exercice regroupé, de la coordination médicale et du travail d’équipe, notamment pour une génération de soignants caractérisée par sa féminisation. Cette structure a un gestionnaire (mutuelle, association, établissement de santé et, depuis 2018, collectivités territoriales) qui assure son fonctionnement, libérant les médecins des tâches administratives leur permettant ainsi de se consacrer au seul travail médical. Ces centres de santé peuvent aussi être adossés à des hôpitaux de proximité ou à des EHPAD déjà existants sur les territoires. Pourquoi soutenons-nous cet outil ? Le centre de santé répond à la fois aux attentes de la nouvelle génération de praticiens, tout en assurant ses missions de prévention, de diagnostic et de soins et contribue à la permanence des soins ambulatoires. Les centres de santé sont financés par les actes réglés par la Sécurité sociale sur la base des tarifs conventionnés des médecins libéraux. Au moment de leur création, l’engagement financier de l’ensemble des collectivités et des gestionnaires parapublics est nécessaire pour conforter leur installation. Pour preuve, l’initiative ambitieuse portée par le Conseil départemental de Saône-et-Loire, qui vient de mettre en place le premier centre de santé départemental de France. Avec son réseau de 4 centres de santé territoriaux et des antennes avec accès aux soins dans de nombreuses communes en grave déficit de médecins généralistes, il constitue un exemple sur lequel nous pouvons nous appuyer. Avec ses compétences fortes en matière sociale et médico-sociale, nous souhaitons que notre Département s’investisse - même si ce n’est pas l’une de ses compétences obligatoires - en soutenant le déploiement de centres de santé, de façon à améliorer l’offre de santé sur nos territoires. *(cf. décret et arrêté du 27/02/2018, J.O. du 13/01/2018). CONTACT fdg.gc.cd63@gmail.com Tél.  : 04 73 42 25 26 CONTACT groupediversgauche63@gmail.com Tél.  : 04 73 42 38 89 LES CO-PRÉSIDENT-E-S  : JOCELYNE GLACE LE GARS, GREGORY BONNET Les élus du groupe › Jocelyne Glace Le Gars – Jacky Grand (Billom), Caroline Dalet (Maringues), Clémentine Raineau – Grégory Bonnet (Saint-Georges de Mons) EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES GROUPE « DIVERS GAUCHE 63 » Cause commune pour les élus-es de proximité La vague de démissions de maires et d’équipes municipales continue à déferler. Le milieu rural et les petites communes sont particulièrement touchés par un sentiment de désarroi légitime au vu du travail que ces élus-es de proximité fournissent et du peu de considération que le pouvoir central leur accorde. Disparition des services publics, baisse des dotations, incertitudes quant à la compensation de la suppression de la taxe d’habitation, affaiblissement des marges de manœuvre des municipalités et besoins croissants des habitants… Le mandat de maire est aujourd’hui particulièrement difficile. Ainsi, beaucoup d’élus-es se posent des questions quant au sens de leur engagement municipal. Puisque les maires démissionnent, et que les communes ne sont plus capables de répondre aux besoins des administrés-es, la commune ellemême n’aurait plus vraiment de raison d’être. Voilà l’habile et cynique manipulation dialectique qui nous menace aujourd’hui. Alors que le maire est le premier représentant de la République au niveau local, sa démission est l’illustration même d’une République qui va mal. L’État, défaillant, abandonne peu à peu ses missions de sécurité, d’éducation et de santé. Cette situation inquiétante se rapproche fâcheusement de celle des départements de France. Privés de bon nombre de dotations depuis plusieurs années, aujourd’hui menottés par les orientations budgétaires du gouvernement, les marges de manœuvre s’effritent. Impossible dans ce contexte de subvenir pleinement aux attentes des Puydomois-es. La conséquence pourrait être celle de la disparition de l’échelon départemental qui, à l’instar des petites communes, permet de conserver le lien entre politique et proximité. Cette situation de restriction budgétaire est née de ce fameux serpent de mer qu’est la dette publique et sert de bon prétexte pour assommer les citoyens-nes et les collectivités avec des politiques d'austérité. Chimère libérale, l’objectif de réduction des dépenses publiques n'est en réalité qu’illusion. Ce sont en réalité les recettes qui s'amenuisent. En allégeant la fiscalité des plus riches et des grandes entreprises, le gouvernement et sa majorité parlementaire contribuent largement à appauvrir la France. Alors que l’État se désengage dans de nombreux domaines, les associations et nombre de citoyens œuvrent au quotidien pour apporter des réponses pertinentes et innovantes aux urgences sociales et écologiques qui se dressent devant nous. La politique se doit d’être le réceptacle et le débouché des aspirations citoyennes mais doit permettre également à l’ensemble des élus-es de la République de pouvoir pleinement exercer leurs mandats. En ce sens, les conseillers-es départementaux-ales du Groupe Divers Gauche 63 expriment leur entière solidarité à celles et ceux qui transforment notre avenir et agissent pour l’intérêt général. Les élus du groupe › Lionel Gay, Président du groupe Divers Gauche 63 Annie Chevaldonné, Monique Rougier, Bertrand Pasciuto 27



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