[63] Puy-de-Dôme en mouvement n°184 mai 2018
[63] Puy-de-Dôme en mouvement n°184 mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°184 de mai 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Puy-de-Dôme

  • Format : (230 x 290) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : un territoire connecté.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES GROUPE SOCIALISTE, RADICAL ET RÉPUBLICAIN UNION DES RÉPUBLICAINS Le Temps des cerises Au cœur du printemps, le mois de mai est riche de symboles qui nous rassemblent autour des valeurs de paix et de progrès  : le 1er Mai, la Fête du travail et du muguet ; le 8 Mai, anniversaire de l’Armistice, signal de la fin d’une période d’intense barbarie ; le 9 Mai, fête de l’Europe. Cette année, nombreux sont ceux qui pensent à Mai 68 qui a marqué des avancées sociales et culturelles. Aujourd’hui s’entremêlent l’optimisme, l’espoir, mais aussi l’inquiétude que les progrès que nous avons pu construire soient remis en cause et que les totalitarismes soient de retour. Nous voyons émerger à nouveau des pouvoirs animés par l’intolérance, le repli sur soi, la peur de l’Autre. Nous assistons, avec parfois un sentiment d’impuissance, à des guerres et à l’extension du terrorisme. Dans le contexte mondial, nous pensons fermement que les valeurs de liberté, de démocratie et de justice sociale, partagées en Europe, doivent constituer une base pour l’Humanité. Pour cela, il faut redonner tout son sens à l’Intérêt Général face à l’individualisme et à la puissance des entreprises tels que les géants du numérique, qui s’exemptent de tout devoir par rapport aux Etats et qui développent leur contrôle sur nos choix, nos comportements et en fin de compte sur nos vies. Il nous faut redonner du sens aux projets communs porteurs d’ambitions de progrès et de paix. L’Union européenne doit devenir une puissance dotée d’un réel projet social, environnemental et culturel. Nous devons avoir conscience que l’Europe fait partie de notre quotidien et appuie la réalisation de nombreux projets, ici dans le Puy-de-Dôme  : rénovation thermique de nos collèges, opération Cocon 63, mise en place de Wifi 63, aménagement des sites de la Chaîne des Puys ou du plateau de Gergovie. Sur la période 2014-2020, c’est ainsi plus de 10 millions d’euros dont notre territoire bénéficie pour son développement économique et agricole grâce aux programmes européens FEDER et FEADER ou pour la cohésion sociale avec le FSE géré par le Département. A sa mesure, la majorité départementale continuera chaque jour à porter les valeurs de Fraternité toujours plus indispensables pour l’avenir de chacune, de chacun et de tous. CONTACT Tél.  : 04 73 42 23 85 LE PRÉSIDENT  : PIERRE DANEL Les élus du groupe › Claude Boilon - Catherine Cuzin (Aigueperse), Nicole Esbelin - Bernard Sauvade (Brassac-les-Mines), Valérie Bernard - Alexandre Pourchon (Clermont-Fd 1), Gérald Courtadon - Manuela Ferreira De Sousa (Clermont-Fd 2), Pierre Danel - Sylvie Maisonnet (Clermont-Fd 3), Damien Baldy - Dominique Briat (Clermont-Fd 4), Jean-Yves Gouttebel - Elise Serin (Clermont-Fd 5), Nadine Déat - Patrick Raynaud (Clermont-Fd 6), Monique Pouille (Cournon-d’Auvergne), Serge Pichot - Emilie Vallée (Gerzat), Florent Moneyron - Eric Gold (Maringues), Gilles Pétel - Bernadette Troquet (Les Martres-de-Veyre), Jean-Luc Coupat - Dominique Giron (Les Monts du Livradois), Gérard Bétenfeld - Nathalie Cardona (Pont-du-Château), Pierrette Daffix-Ray - Laurent Dumas (Saint-Eloy-les-Mines), Elisabeth Crozet, Olivier Chambon, Antoine Desforges - Jeanne Espinasse (Vic-le-Comte) 26 — 184 Un budget 2018 déprimant et décevant Les orientations budgétaires 2018 laissaient apparaître que la loi de programmation des finances publiques pour 2018-2022 mettait véritablement les collectivités territoriales sous tutelle. Cette loi fait injustement porter la prise en charge d’une partie du déficit de l’Etat par les collectivités territoriales. Il est incompréhensible que les collectivités qui dégagent des excédents, et contribuent ainsi à la réduction du déficit public, soient pénalisées. Cette loi de programmation aura au contraire des effets néfastes avec de nouvelles réductions des investissements, voire la remise en cause de certains services à la population. Le budget départemental 2018, élaboré par la majorité de gauche, repose a priori sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement, le maintien des investissements et la non-augmentation de la fiscalité. Sur le dernier point, c’est vrai, pour le reste, c’est tout le contraire qui est mis en œuvre ! Les dépenses de fonctionnement ne sont pas maîtrisées puisqu’elles augmentent. Les dépenses de personnels progressent de plus de 700 000 € (sans prendre en compte les postes qui vont être créés au sein de l’animation agricole et forestière). Les charges courantes s’accroissent de plus de 1,8 million d’ € . Les dépenses d’investissement ne sont pas maintenues, alors que l’encours de dette repart à la hausse. De plus, certains choix politiques de la majorité du président Gouttebel font l’objet d’un sauvetage par d’autres collectivités  : que dire de la proposition de rachat par la Région Auvergne-Rhône-Alpes de la Halle aux Blés ? Il aura juste fallu attendre plus de 10 ans pour trouver une issue salvatrice sur cet immobilier emblématique au cœur de la ville ! Mais à quel coût pour le Département ! Les politiques territoriales subissent l’emprise départementale sur certaines actions, ignorant ce qui existe déjà localement, et fonctionne bien. Il s’agit des animations dans les domaines agricole et forestier, ou la lisibilité des moyens humains et matériels mis à disposition de l’Agence Départementale d’Ingénierie Territoriale. Il ne faut pas créer une structure supplémentaire au détriment des territoires, mais bien un outil de développement partagé au service de ces mêmes territoires. Les choix budgétaires opérés ne sont pas ceux de notre groupe ! « L’automne est une mutation, l’hiver une lutte, le printemps un épanouissement », dit-on. Bien loin de l’épanouissement attendu, le budget qui a été voté est donc tout le contraire  : sans ambition et déprimant ! CONTACT groupeUR@puy-de-dome.fr › Tél.  : 04 73 42 23 11 › www.uniondesrepublicains.org Les élus du groupe › Valérie PRUNIER - Michel SAUVADE (Ambert) - Eléonore SZCZEPANIAK - Pierre RIOL (Aubière) - Anne-Marie PICARD - Jean-Paul CUZIN (Beaumont) - Colette BETHUNE - Flavien NEUVY (Cébazat) - Marie-Anne MARCHIS - Jean PONSONNAILLE (Chamalières) - Anne-Marie MALTRAIT - Lionel CHAUVIN (Châtel-Guyon) - Jocelyne BOUQUET - Bertrand BARRAUD (Issoire) - Martine BONY – Jean Marc BOYER (Orcines) - Stéphanie FLORI-DUTOUR - Jean-Philippe PERRET (Riom) - Audrey MANUBY - Lionel MULLER (Saint-Ours-les-Roches)
FRONT DE GAUCHE ET GAUCHE CITOYENNE Mon train, j’y tiens ! Le 15 février dernier, Jean-Cyril Spinetta, remettait son rapport au Premier ministre sur l’organisation du système ferroviaire. La lettre de mission était claire  : il s’agissait de proposer un système d’organisation ferroviaire adapté à l’ouverture à la concurrence. Pour M. Spinetta cela passe par la suppression du statut des cheminots pourtant intrinsèquement lié à l’idée de service public. Cela passe également par un changement de statut des entreprises publiques qui deviendraient de simples sociétés anonymes. C’est une concurrence totalement libre qui serait organisée pour le plus grand plaisir des opérateurs privés, qui pourront se placer sur les axes rentables, délaissant des pans entiers du territoire puisque le rapport n’envisage pas de contraindre les opérateurs à assumer les petites lignes. Une telle démarche renforce le sentiment d’abandon de certains territoires notamment ruraux. Dans la droite ligne des bus Macron, le seul prisme de ce rapport est donc de garantir la rentabilité économique, indépendamment de toutes les autres exigences, particulièrement environnementales. Or, les transports sont un secteur particulièrement émissif de gaz à effet de serre. Organiser le déclin du rail comme le prévoit ce rapport est donc irresponsable. Il est important de rappeler que l’Allemagne a épuré par 2 fois la dette du ferroviaire, que la Grande Bretagne commence à renationaliser le rail après avoir subi les affres de la privatisation et de la mise en concurrence, que la France a construit un des chemins de fer les plus performants et sécuritaires au monde. Les lignes régionales qui couvrent notre département jouent au quotidien un rôle essentiel pour les habitants, pour l’activité économique et doivent contribuer à irriguer l’ensemble des zones d’emplois. Les récentes annonces de la direction régionale de la SNCF confirment ces craintes. Après la fermeture des boutiques de Jaude et d’Aubière en 2016, la fermeture des guichets de vente de Brassac-les-Mines, Ste-Florine, La Bourboule, Ambert et la réduction des jours d’ouvertures de ceux de Vic-le-Comte et Le Cendre- Orcet en 2017, la direction de la SNCF vient d’annoncer la fermeture du guichet de Thiers et celui de la gare de Royat-Chamalières. Les guichets de Riom verraient leurs horaires d’ouverture réduits ; ceux de Clermont passeraient de 8 à 5. Leur démarche est claire  : tout faire pour désorganiser le service public (EHPAD, hôpital, autoroutes, EDF, etc.) pour prouver ensuite qu’il n’est pas rentable puis, dans la foulée, le privatiser. Les entreprises ferroviaires ne sont pas des entreprises comme les autres. Il ne s’agit pas d’un simple service marchand mais, bien au contraire, des conditions fondamentales du droit à la mobilité pour toutes et tous ! CONTACT fdg.gc.cd63@gmail.com › Tél.  : 04 73 42 25 26 LES CO-PRÉSIDENT-E-S  : JOCELYNE GLACE LE GARS, GREGORY BONNET Les élus du groupe › Caroline Dalet, Clémentine Raineau et Jacky Grand CONTACT gay.lionel63@orange.fr 0473423889 EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES GROUPE « DIVERS GAUCHE 63 » Un budget sous contraintes Depuis la création du groupe Divers Gauche 63, nous avons dénoncé l’étranglement financier qui assèche depuis plusieurs années le budget de notre Département. Cette année, même si le gouvernement n’écrête pas les dotations que l’État octroie à notre collectivité, il nous impose une tutelle. En mettant en place un taux d’encadrement de toutes nos dépenses qui limitera notre capacité à adapter nos dispositifs aux besoins des citoyens, c’est la libre administration des collectivités qui est directement menacée. Jupiter nous foudroie alors même que le Département du Puy-de-Dôme fournit des efforts conséquents depuis plusieurs années. 580 millions d’euros  : cette somme qu’on imagine aisément orientée en faveur de nos politiques sociales, représente l’argent que l’État n’a jamais versé à notre collectivité, afin de financer le transfert de plusieurs compétences obligatoires, tel que les aides aux personnes en situation précaire, de handicap ou en perte d’autonomie. Au-delà des conséquences néfastes pour les Puydômois.ses, ce sont aussi nos agents qui sont pénalisés, et qui voient leur qualité de travail se détériorer de façon vertigineuse. Le libéralisme dans lequel nous baignons depuis plusieurs années consiste peu à peu à se soustraire de l’État afin de renforcer la logique marchande, sous prétexte de « libérer les énergies productives ». Ce que nous observons quotidiennement, ce sont les inégalités qui croissent, la précarité qui se renforce, et l’incapacité des agents du service publique à réaliser pleinement leurs missions, pourtant vitales à notre territoire. La méthode ne dupe personne  : on coupe les moyens d’une collectivité, on montre du doigt ses défaillances, et on conclut qu’il faut la supprimer. A terme, cette logique libérale se traduira par la disparition de la collectivité de proximité qu’est le Département. Cessons de hiérarchiser la misère et d’essayer de se rassurer en expliquant que dans les autres départements, la situation est plus grave qu’elle n’est ici. Évoquons plutôt ce que nous pourrions ambitionner et relayons la détresse de ceux pour lesquels nos dispositifs sont essentiels. Réaffirmons que face à la baisse du pouvoir d’achat, l’augmentation du chômage et celle de la précarité, les besoins en solidarité humaine sont en nette augmentation. Faisons acte de résistance, car malgré la bonne volonté des vicesprésidents.es, nos politiques sont squelettiques et offrent peu de place à l’innovation et à la prise en compte de nouveaux dispositifs. Les élus du groupe › Lionel Gay, Président du groupe Divers Gauche 63, Annie Chevaldonne, Monique Rougier, Bertrand Pasciuto 27



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