[63] Puy-de-Dôme en mouvement n°179 novembre 2017
[63] Puy-de-Dôme en mouvement n°179 novembre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°179 de novembre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Puy-de-Dôme

  • Format : (230 x 290) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : bienvenue à la maison de l'habitat.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES GROUPE SOCIALISTE, RADICAL ET RÉPUBLICAIN UNION DES RÉPUBLICAINS Un combat perpétuel pour un habitat et un cadre de vie décent pour tous Il y a deux ans, lors du renouvellement du Conseil départemental, nous avons lancé une réflexion sur la politique de l’habitat du Département en s’appuyant sur la volonté de renouveler nos modes d’actions. La nouvelle politique départementale a pour objectif le développement d’un habitat durable, conscient des enjeux pour les territoires tant urbains que ruraux. Ses priorités sont  : > Lutter contre l’habitat indigne et la précarité énergétique > Prévenir les exclusions, favoriser l’accès et le maintien dans le logement, en particulier des personnes âgées et handicapées > Soutenir l’évolution quantitative et qualitative de l’habitat tant public que privé > Favoriser l’émergence de nouvelles formes d’habitat, comme l’habitat participatif > Conseiller et accompagner les acteurs du développement local dans la mise en œuvre de leurs politiques d’habitat et d’urbanisme La Maison de l’Habitat est un lieu ressources pour les particuliers et les collectivités. Elle réunit 9 organismes compétents en matière d’habitat et d’urbanisme. Elle a pour mission d’informer et de conseiller les meilleures solutions aux problèmes qui lui sont soumis Fin septembre, le gouvernement a annoncé, sans concertation, sa volonté d’imposer aux bailleurs sociaux une baisse des loyers sur les logements accueillant des ménages bénéficiaires des APL. Une telle décision, fragilisera leur action et réduira leurs capacités d’investissements pour la production et la rénovation de logements, notamment pour la transition énergétique. Face à cette situation, nous sommes solidaires des bailleurs sociaux et continuerons de les accompagner selon nos possibilités. Bien que volontariste le Département ne pourra pas compenser le désengagement annoncé de l’Etat en matière de logement. Nous soutenons la demande de l’ADF adressée au Gouvernement pour un moratoire sur le financement du logement social afin d’engager une véritable concertation avec l’ensemble des acteurs pour relever le défi de la loi SRU. Pour mettre à disposition de tous un habitat de qualité, durable, innovant et adapté à leurs besoins. CONTACT Tél.  : 04 73 42 23 85 LE PRÉSIDENT  : PIERRE DANEL Les élus du groupe › Claude Boilon - Catherine Cuzin (Aigueperse), Nicole Esbelin - Bernard Sauvade (Brassac-les-Mines), Valérie Bernard - Alexandre Pourchon (Clermont-Fd 1), Gérald Courtadon - Manuela Ferreira De Sousa (Clermont-Fd 2), Pierre Danel - Sylvie Maisonnet (Clermont-Fd 3), Damien Baldy - Dominique Briat (Clermont-Fd 4), Jean-Yves Gouttebel - Elise Serin (Clermont-Fd 5), Nadine Déat - Patrick Raynaud (Clermont-Fd 6), Bertrand Pasciuto - Monique Pouille (Cournon-d’Auvergne), Serge Pichot - Emilie Vallée (Gerzat), Florent Moneyron - Monique Rougier (Lezoux), Eric Gold (Maringues), Gilles Pétel - Bernadette Troquet (Les Martres-de-Veyre), Jean- Luc Coupat - Dominique Giron (Les Monts du Livradois), Gérard Bétenfeld - Nathalie Cardona (Pont-du-Château), Pierrette Daffix-Ray - Laurent Dumas (Saint-Eloy-les-Mines), Elisabeth Crozet - Lionel Gay (Le Sancy), Olivier Chambon - Annie Chevaldonné (Thiers), Antoine Desforges - Jeanne Espinasse (Vic-le-Comte) 26 — 179 Assistants familiaux  : un métier et des personnes extraordinaires De nombreuses familles accueillent à leur domicile des enfants ayant vécu une situation très difficile  : c’est la mission principale des assistants familiaux. Cette profession, souvent méconnue, consiste à accueillir de façon permanente à son domicile, et dans sa famille, des mineurs ou de jeunes majeurs de 18 à 21 ans. Cet accueil peut être organisé au titre de la protection de l’enfance, d’une prise en charge médico-sociale ou thérapeutique. L’assistant familial doit être titulaire d’un agrément délivré par le Président du Conseil départemental après vérification que ses conditions d’accueil garantissent la santé, la sécurité et l’épanouissement des mineurs accueillis. Dans le Puy-de-Dôme, ce sont environ 1000 enfants qui sont confiés à l’Aide sociale à l’enfance dont un tiers en famille d’accueil. Ce sont plus de 200 assistants familiaux qui se répartissent sur l’ensemble du territoire départemental. Il faut souligner l’engagement fort qu’implique le métier d’assistant familial tant au niveau de sa propre famille qu’à l’équilibre de vie des enfants accueillis qui sont en situation de souffrance du fait de la séparation, et parfois en raison des mauvais traitements physiques ou verbaux qu’ils ont subis. Ce métier pas comme les autres, qui relève parfois d’une certaine vocation, exige à la fois responsabilité et disponibilité, sens de l’écoute, patience, mais aussi beaucoup de pédagogie. Entre la théorie de la professionnalisation qui demeure primordiale, et la pratique éducative liée à l’enfant accueilli, il convient d’élaborer un projet personnalisé qui a pour finalité ultime le bien-être et l’épanouissement de l’enfant. Pour ce faire, l’accompagnement continu des assistants familiaux dans leurs conditions de travail est essentiel. Une mission départementale est actuellement en train d’être menée de façon globale sur le placement familial et sur les assistants familiaux ; l’objectif principal étant une meilleure reconnaissance de cette activité pour mieux la valoriser et mieux la développer. Les débats qui s’en suivront au sein de notre assemblée permettront sans nul doute d’apporter des réponses adéquates aux attentes des assistants familiaux liées aux spécificités de leur profession  : c’est le vœu que nous formulons dès à présent. CONTACT groupeUR@puy-de-dome.fr › Tél.  : 04 73 42 23 11 › www.uniondesrepublicains.org LE PRÉSIDENT  : JEAN MARC BOYER Les élus du groupe › Valérie Prunier - Michel Sauvade (Ambert) - Eléonore Szczepaniak - Pierre Riol (Aubière) - Anne-Marie Picard - Jean-Paul Cuzin (Beaumont) - Colette Bethune - Flavien Neuvy (Cébazat) - Marie-Anne Marchis - Jean Ponsonnaille (Chamalières) - Anne-Marie Maltrait - Lionel Chauvin (Châtel-Guyon) - Jocelyne Bouquet - Bertrand Barraud (Issoire) - Martine Bony – Jean Marc Boyer (Orcines) - Stéphanie Flori-Dutour - Jean-Philippe Perret (Riom) - Audrey Manuby - Lionel Muller (Saint-Ours-Les-Roches)
FRONT DE GAUCHE ET GAUCHE CITOYENNE Ubert et Ubertine  : les tâcherons modernes résistent* Ubert n’a pas à garder ses fiches de paye, pour une raison simple  : il n’en a pas ! Pas de salaire fixe ni de SMIC horaire car il est payé sur facture, à la tâche. Et pour Ubert et son pourvoyeur, pas de cotisations. Quel homme libre, cet Ubert ! Libre aussi dans le choix et l’entretien de ses outils de travail, à commencer par son smartphone. Ubert a la santé éternelle, il ne pense pas à sa retraite, se passe des allocs et la sécurité routière est son credo. Il l’invoque chaque matin à défaut de sécurité de l’emploi  : à tout moment, son donneur d’ordre peut le déconnecter et supprimer sans motif l’application qu’héberge son téléphone. Ubert est taxi, livreur, dépanneur, … Pour comprendre ce qu’on vit, il suffit de prendre le code du travail... et de ne pas le lire (Steven, livreur parisien). En Europe, Ubert a ses avatars, les salariés précaires. « Contrat zéro heure » au Royaume-Uni  : un salarié disponible à tout moment, un employeur qui ne garantit aucun temps de travail minimum. « Mini-job » en Allemagne  : 1,4 million de contractuels payés moins de 5 € bruts/heure (2013). Depuis 15 ans, l’emploi précaire se répand en Europe. Comme Ubert, ces précaires ne peuvent, ni prévoir un budget mensuel, ni organiser un emploi du temps. Malgré sa liberté, Ubert n’est pas content  : marre de ne pas avoir de bail, marre de la CMU. Marre de tirer le diable par la queue et de lui payer des agios, de bosser seul dans son coin. Libre de n’avoir aucun droit, mais comment Ubert peut-il faire ? Ubert, étudiant.e.s, banlieusard.e.s, s’unissent au sein d’un Collectif des Livreurs Autonomes Parisiens (2017), pour reconstruire une vision collective du travail, une conscience de classe. Ils s’allient à la CGT et SUD, font grève en bloquant des livraisons. Ils obtiennent du patron de la plateforme qui les gère  : la non répression des livreurs mobilisés, la création d’une instance représentant le personnel, une assurance gratuite pour tous les livreurs et une assurance décès. Le CLAP appelle à la Résistance l’ensemble des précaires d’Europe et les futures victimes des ordonnances Macron, « Leur exploitation n’a pas de frontières, notre solidarité non plus ». Au sein de notre Assemblée, des voix s’élèvent, de plus en plus nombreuses, contre cette ubérisation croissante des personnes, contre la dévitalisation programmée des collectivités territoriales, contre la casse du service public, contre la remise en cause des acquis sociaux... Si Ubert et Ubertine, ces damnés du bitume, arrivent à s’unir et à lutter, pourquoi pas nous ? Le Front social nous attend... CONTACT fdg.gc.cd63@gmail.com › Tél.  : 04 73 42 25 26 LES CO-PRÉSIDENT-E-S  : JOCELYNE GLACE LE GARS, GREGORY BONNET Les élus du groupe › Caroline Dalet, Clémentine Raineau et Jacky Grand EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES 27



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