[60] 60 n°90 février 2013
[60] 60 n°90 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°90 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Oise

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 10,2 Mo

  • Dans ce numéro : bienvenue dans l'Oise à très haut débit !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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> L’Oise en tête > PASCAL GRAVIER EN 5 DATES Avril 1970 : naît à melun. 1993 : après une école de commerce, entre chez sagem. 2001 : responsable de la division des opérateurs de siris, filiale de Deustche telecom. septembre 2005 : prend ses fonctions de directeur de teloise. Janvier 2013 : signature du sixième avenant entre teloise et le Conseil général, gage de la relation de confiance entre les partenaires. pASCAL GrAVIEr La fibreisarienne À la tête de TelOise, Pascal Gravier a mené l’installation du haut débit pour le compte du Conseil général partout dans le département. Retour sur une mission accomplie qui ouvre la voie au très haut débit. Éric Facon/Le bar Floréal 22 60 – N o 90 – Février 2013
Après plus de huit années de déploiement, où en est l’aventure TelOise ? Filiale de SFR collectivités et de la Caisse des dépôts, nous avons gagné l’appel d’offres en 2004 pour cofinancer, construire et exploiter le réseau haut débit de l’Oise, le Département restant propriétaire de l’infrastructure au terme de la concession, en 2026. Nous nous sommes engagés sur la construction de 520 km, on en a déjà réalisé 1 200. Nous avions moins de 70 centraux téléphoniques à réaliser, on en a aujourd’hui 150. Un réseau de télécom évolue énormément, il faut s’adapter. TelOise continue à investir chaque année environ 2 millions d’euros pour compléter le projet. Vous vous arrêtez à la frontière du très haut débit ? On fait du haut débit pour le grand public et du très haut débit pour l’entreprise, avec 86 zones d’activités et 81 collèges raccordés. Aujourd’hui, toute l’Oise a-t-elle accès au haut débit ? On est à 99,9%. Sur 370 000 lignes, il reste moins de 255 lignes inéligibles que nous aidons à couvrir via le satellite. « Avec le très haut débit, on va accéder à des nouveaux usages. L’Oise veut être à la pointe. » En termes d’usages, le haut débit a-t-il changé la vie des Isariens ? Avant que TelOise arrive, il n’y avait pas de concurrence. Nous l’avons amené sur 90% des lignes et contribué à faire baisser les prix en permettant la présence de tous les grands opérateurs. En termes de services aussi, nous avons tout de suite amené la télé sur ADSL en apportant un maximum de débit. Avec le programme NRA-ZO mené avec le Conseil général, nous avons permis à 1 800 foyers qui n’avaient rien et à 10 000 autres dotés d’un débit très faible de bénéficier du triple-play. les opérateurs, des offres de bande passante, de 2 Mbits à 1 Gbit. Aujourd’hui, plus de 250 entreprises et collectivités sont directement raccordées sur le réseau départemental. Aujourd’hui, le 512 kbits est déjà dépassé ? Dans l’esprit des gens, le haut débit qui était de 512 kbits a eu tendance à remonter aux alentours de 2 Mbits, seuil d’accès au triple-play. C’est aussi pourquoi le Département de l’Oise a décidé de se doter d’un schéma directeur d’aménagement numérique ambitieux pour aller vers le très haut débit. Comme à Vignemont, où vous venez de poser la dernière armoire relais ? Oui. Ce village avec 200 lignes quasi toutes inéligibles a maintenant accès à un débit égal à celui des meilleurs quartiers de Paris. Tous les foyers sont situés près du central, ils peuvent donc avoir jusqu’à 20 Mbits ! Et pour les entreprises ? TelOise a permis une baisse de prix. Nous leur vendons, via nos clients, En quoi le réseau TelOise favoriserat-il le déploiement du très haut débit ? Comme il y a des centraux téléphoniques cuivre (déployés par France Télécom), il y aura à l’avenir des centraux optiques concentrant les lignes de fibre optique. Ces bâtiments seront construits par le Conseil général. Leur collecte se fera notamment au travers des 1 100 km du réseau de TelOise. Nous accompagnerons la 60 – N o 90 – Février 2013 migration vers le très haut débit pendant la construction du réseau. Quels sont les enjeux du très haut débit dans l’Oise ? Les gens ne supportent plus de ne pas disposer de connexions de qualité. Après huit ans, le pari de la collectivité est réussi. Dans une deuxième phase, avec le très haut débit, on va accéder à des usages nouveaux (TV haute définition, en 3D, télétravail…). Cela devient une nécessité et l’Oise veut être à la pointe. La création du syndicat mixte Oise très haut débit, est-ce un choix judicieux ? Oui, son approche est pertinente, car il vise à mobiliser les échelons administratifs à tous les niveaux pour financer le projet. Sur des zones très rurales, c’est compliqué de faire venir les opérateurs. L’approche du Conseil général s’imposera probablement à toutes les collectivités, elle sera reproduite au niveau national. La bonne idée, c’est d’associer les communes. Pour moi, un maire ne peut pas rester indifférent à cette nécessité. L’adhésion va être massive. Propos recueillis par Stéphane Vieuxmaire 23



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