[60] 60 n°108 octobre 2014
[60] 60 n°108 octobre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°108 de octobre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Oise

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : THD... la révolution est en marche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
14 CYRILLE STRUY ENTREPRENDRE//L’ACTEUR DU MOIS « Une brosse à dents n’est pas un gadget ! » OLIVIER REMOISSONNET, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA BROSSERIE FRANÇAISE, BASÉE À BEAUVAIS Bio express 1970  : naissance à Senlis. 1995  : diplôme d’ingénieur ITII Cnam à Beauvais. 1998  : entrée dans l’industrie de la brosserie. 2007  : directeur industriel de l’usine de brosses à dents de Beauvais. 2012  : reprise de La Brosserie française (29 salariés), avec deux associés. MAGAZINE 60//N O 108//OCTOBRE 2014 I Fondée en 1846 dans la vallée du Thérain, La Brosserie française est la dernière entreprise à produire des brosses à dents 100% fabriquées en France. Elle innove en lançant une formule d’abonnement… pour ne plus oublier de changer régulièrement de brosse à dents. Comment est née l’idée de proposer un abonnement pour recevoir chez soi ses brosses à dents ? L’idée est née de deux constats. D’une part, nous avons participé à la dernière édition du Salon du made in France et nous avons perçu un vrai attachement de notre public à notre marque, Bioseptyl, et à notre positionnement 100% made in France. D’autre part, le taux de remplacement des brosses à dents est assez faible en France comparé à d’autres pays  : il est conseillé de renouveler sa brosse tous les 3 mois, or en moyenne les Français n’en changent que tous les 5 à 6 mois. En tant qu’industriels, animant notre propre marque, nous nous sommes dit que nous pouvions apporter un service en plus via notre site de vente en ligne. Des formules d’abonnement y sont accessibles afin de recevoir sa brosse à dents dans sa boîte aux lettres, à un rythme programmé, pour ne plus oublier d’en changer. Quels sont vos autres axes d’innovation aujourd’hui ? Ces dernières années, l’innovation se situait surtout du côté du design. Notre priorité reste la qualité de la conception de la tête de la brosse à dents et donc son efficacité. Une brosse à dents n’est pas un gadget. Nous segmentons le marché en fonction des pathologies à combattre et des soins à apporter. Une fois la forme conçue, l’implantation et la coupe des poils déterminées, nous nous penchons alors sur l’ergonomie et le design. 8 millions de brosses à dents sont produites chaque année par La Brosserie française, à Beauvais. Comment parvenez-vous à rester compétitifs face à la concurrence asiatique ? Notre politique commerciale, du producteur au consommateur, est beaucoup plus directe. Et nous faisons une chasse aux coûts, avec un investissement permanent dans l’outil de production. Cela nous permet aujourd’hui d’être, à technicité équivalente, au moins aussi compétitifs que les grandes marques internationales. Nous offrons même les frais de port sur les formules d’abonnement car nous ne voulons pas tomber dans la caricature du produit français, de qualité mais forcément plus cher. Quelle est votre brosse « best-seller » ? Deux brosses se disputent le haut des ventes  : la « Ben Lebambin », destinée aux 2-6 ans, et la Max Zeubèste, pour les adultes. Nous voulons donner une image de produits ludiques, accessibles à tous, mais qui restent malgré tout très techniques.
Le génie du réveil olfactif À 18 ans, Guillaume Rolland rafle tous les prix avec sa dernière invention  : le SensorWake, un réveil qui tire du sommeil grâce aux parfums. Le jeune Nantais a intégré en septembre l’UTC, à Compiègne. Fini les alarmes stridentes, place aux fragrances stimulantes ! Grâce à la dernière invention de Guillaume Rolland, passionné de sciences, on va bientôt pouvoir émerger en douceur. « L’idée de départ est d’enlever les frustrations du matin avec le réveil sonore ou lumineux », explique le jeune surdoué. À l’origine de son projet de réveil olfactif  : le constat fait par son père, directeur d’une maison de retraite, que les personnes âgées ont des difficultés à se lever avec des réveils classiques. La vue et l’ouïe baissent avec l’âge, tandis que l’odorat se préserve mieux. Au départ, Guillaume a utilisé des huiles essentielles vendues en pharmacie, comme la menthe ou la cannelle, ou des odeurs qu’il a luimême extraites dans le laboratoire du lycée. Après avoir gagné plusieurs prix (entre autres, Science et Vie Junior en 2013, Prix du public et Prix individuel au Salon des jeunes inventeurs et créateurs de Monts en 2014), il développe son réveil avec Centrale Nantes, qui l’imprime en 3D, et l’entreprise Exhalia, qui lui offre de nouveaux parfums synthétiques comme ceux du café, des fraises Tagada ou encore des viennoiseries. Concrètement, il suffit d’introduire une dosette dans le réveil, un peu comme dans une machine Nespresso. « Le matin, la personne se réveille en 30 secondes ou une minute, on a fait des tests, c’est prouvé », assure Guillaume. Au cas où, au bout de deux minutes, une alarme de secours se met en marche. Finaliste de la Google Science Fair À la rentrée, le jeune scientifique a intégré l’UTC, à Compiègne. Mais il n’a commencé les cours qu’en octobre, en raison d’un mois de septembre très chargé  : Guillaume a tout d’abord remporté plusieurs prix au concours Lépine européen à Strasbourg, dont la médaille d’or. Il a aussi participé fin septembre à la célèbre Google Science Fair. Le jeune homme a eu le privilège d’être le premier Français à être finaliste de cette foire des sciences organisée par le géant américain, qui existe depuis 2011. Il était en concurrence avec 14 autres génies du monde entier. Une étape importante, note Guillaume  : elle devrait lui permettre de se faire connaître auprès des industriels pour un jour, pourquoi pas, vendre son SensorWake. + ENTREPRENDRE//ESPRIT PIONNIER 15 INTERVIEW QUESTIONS À GUILLAUME ROLLAND, INVENTEUR DU SENSORWAKE D’où vient votre passion pour les inventions ? J’ai toujours aimé bricoler. Quand j’étais petit, j’observais mon père. Puis, je m’y suis mis. À 13 ans, j’ai créé un infuseur à thé, une machine avec un bras amovible pour infuser le thé automatiquement. J’ai gagné à cette occasion le prix Science et Vie Junior en 2011. J’ai ensuite appris quelques bases au lycée, ce qui m’a permis de développer l’aspect technique de mes inventions et notamment du réveil olfactif. Pourquoi avoir choisi l’Université de technologie de Compiègne pour préparer un diplôme d’ingénieur ? La faculté m’a tapé dans l’œil. On m’avait dit que c’était le MIT [Institut de technologie du Massachusetts] français. Ça m’a fait rêver ! L’UTC est réputée pour son centre d’innovation. Le parcours pédagogique personnalisé me plaît aussi  : je vais pouvoir continuer à m’occuper de mon réveil pendant les cours de projet. C’est très encourageant d’être dans une école où il y a un suivi. http://sensorwake.com



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :