[59] Nord n°8 juin 2018
[59] Nord n°8 juin 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Nord

  • Format : (190 x 260) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : du RSA à l'emploi...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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47 Nordistes recrutés cet hiver par le Club Med grâce à un partenariat dynamique noué avec le Département. Des nouvelles sessions de recrutement ont été organisées en mai à Lille et à Dunkerque pour la saison estivale. Retrouvez en vidéo le témoignage du directeur du site ONET de Valenciennes. Il a choisi de réserver un tiers de ses recrutements à des allocataires du RSA. lenord.fr/recrutement-logistique 10 I DOSSIER LE RETOUR À L’EMPLOI, ON Y TRAVAILLE ! CES CHEFS D’ENTREPRISES QUI S’ENGAGENT De la start-up aux fleurons industriels de notre territoire en passant par les PME, le tissu économique se mobilise aux côtés du Département du Nord. C’est par la presse que Benoît Galy a entendu parler des initiatives en faveur du retour à l’emploi des allocataires du RSA. « Souvent, ils ne l’ont pas choisi », explique d’emblée le directeur de l’agence ONET de Valenciennes. Cet opérateur se développe dans le secteur de la logistique et recrute 60 personnes cette année. « L’idée était de donner sa chance à ce public ; ça fait aussi partie de la lutte contre l’exclusion à laquelle notre société est sensible », poursuit le chef d’entreprise. Résultat, un tiers de ces embauches bénéficie à des allocataires du RSA, formés ces dernières semaines au métier de cariste-magasinier grâce au dispositif régional Pass Emploi. « Nous avons mobilisé nos différents partenaires de terrain pour réunir des candidats motivés sur ces postes », se souvient Baya Saïdi de la plateforme départementale emploi et insertion du Valenciennois. En février, une quarantaine de candidats avaient participé aux premiers entretiens. « Voir tout ce monde se mettre ensemble, c’est une bonne chose », confiait alors Jean-François, 43 ans. Trois mois plus tard, il s’apprête à prendre son poste chez son nouvel employeur. « Certains n’iront peut-être pas au bout… Mais grâce à cette formation indispensable, beaucoup ont retrouvé confiance en eux, note Benoît Galy. Cela peut leur permettre de postuler plus facilement chez d’autres employeurs. Nous serons alors heureux d’avoir contribué à cette réussite ».
CES FEMMES QUI RÉUSSISSENT DANS L’INDUSTRIE Le secteur automobile recrute et évolue. Et les centres de formation constatent une féminisation du public qui se destine aux métiers de l’industrie. Karine est en contrat de professionnalisation chez PSA site d’Hordain (Sevelnord) mais elle revient de loin. Après la perte de son emploi dans une grande surface, c’est la dégringolade  : « Je suis même devenue SDF. Et puis j’ai manifesté mon envie de travailler dans l’industrie automobile. » Sa demande est entendue  : elle reçoit une convocation pour assister à une première formation préparatoire à la Sofip, (un centre de formation professionnelle) qu’elle suit avec succès  : « Ça m’a fait prendre conscience de mon potentiel », témoigne-t-elle. En contrat d’insertion, Sylvie, elle, prépare les tests pour intégrer Toyota Motor Manufacturing France en « contrat pro ». Cette ancienne auxiliaire de vie est elle aussi formée et accompagnée par la Sofip. Elle avoue avoir été étonnée par le nombre de femmes qui, comme elle, se forment aux métiers techniques. Loin des clichés selon lesquels ce milieu serait réservé aux hommes, elles ont fait le choix de l’industrie parce que « c’est un secteur d’avenir pour l’emploi, qui est valorisant et accessible à tous, à condition d’être motivé et de se former. Nous apprenons par exemple à faire du renforcement musculaire pour être physiquement en forme et nous faisons en sorte d’avoir une bonne hygiène de vie », expliquent-elles. Toutes les deux peuvent désormais se projeter sereinement. Sylvie voit cette opportunité comme « une deuxième chance que la vie m’offre et qui me permettra de m’assurer un avenir ainsi qu’à mes enfants. » Karine devrait enchaîner avec un contrat d’intérim de 18 mois à l’automne, toujours chez Sevelnord. Elle envisage même d’évoluer vers le recrutement, « pour aider à mon tour des personnes en recherche d’emploi... » Karine et Sylvie sont sorties du RSA en choisissant de travailler dans le secteur automobile. JUIN 2018 MAGAZINE LE NORD I 11



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