[59] Nord n°7 mai 2018
[59] Nord n°7 mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de mai 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Nord

  • Format : (190 x 260) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : votre santé nous tient à coeur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Sortir du RSA « Aujourd’hui je suis joyeuse ». Marie- Noëlle apprend à exprimer son humeur du moment. Colère, peur, joie, tristesse... La palette des émotions est passée en revue. Elle assiste ce jour-là à sa première séance collective proposée par l’équipe du service de prévention santé d’Hazebrouck, en collaboration avec le musée de Flandre à Cassel. « Cette action s’adresse aux personnes fragiles et aux Chacun a reçu une boîte à bonheur qu’il est chargé de remplir avec de bons souvenirs. ÇA VA MIEUX EN LE DISANT L’ESTIME DE SOI, UN PREMIER PAS VERS LE RETOUR À L’EMPLOI 12 I DOSSIER PRÉVENTION ET PROXIMITÉ, LES CLÉS DE VOTRE SANTÉ Favoriser la prise en charge psychologique des allocataires du RSA, afin de les aider à aborder le monde du travail de manière plus sereine, tel est l’objectif de « Ça va mieux en le disant ». Cette année, 104 personnes bénéficieront de ce dispositif porté par le CAPEP (Comité d’action pour l’éducation permanente) d’Anzin et financé notamment par le Département. Après deux ans de thérapie, Vanessa, 28 ans, a retrouvé confiance en elle. Elle devrait suivre une formation de web designer cet été. lenord.fr/cavamieuxenledisant À Hazebrouck, une action est proposée aux personnes fragiles afin d’améliorer les indicateurs de santé en levant certains freins psychologiques. L’objectif  : favoriser l’accès à une formation ou à l’emploi. bénéficiaires du RSA que nous suivons. Elles souffrent d’une baisse de l’estime de soi qui les empêche de prendre leur santé en main », relève Karine Pruvost, la responsable du SPS. Durant 9 séances, le groupe travaillera aussi la relation à soi et aux autres pour favoriser le lien social à travers l’écoute, la bienveillance... « Nous les aidons à prendre conscience de leurs compétences psychosociales  : résoudre un problème, s’affirmer dans un groupe ». Il s’agit enfin de développer leur autonomie. « Nous mettons en place du covoiturage pour assister aux ateliers qui ont lieu sur le territoire, et nous irons au Forum des Sciences à Villeneuve d’Ascq pour leur montrer que la culture est accessible. » Grâce à ces séances, Marie-Noëlle apprend à changer le regard qu’elle porte sur elle-même. En reprenant sa santé en main, elle espère bien réussir à retrouver un emploi.
Ce groupe de seniors a testé le podomètre durant plusieurs semaines. DES SENIORS MOBILES ET CONNECTÉS Les habitants de la résidence autonomie Jules Lassalle de Fourmies vont être équipés de podomètres et de tablettes. Il s’agit d’encourager l’activité physique et de les initier aux nouvelles technologies. Durant plusieurs semaines, une quinzaine de seniors de l’atelier marche, animé par le centre socioculturel de Fourmies, a testé des podomètres. Ils se sont retrouvés tous les vendredis matin pour une randonnée autour de l’étang aux Moines. Chacun est allé à son rythme, mais le fait d’enregistrer le nombre de pas, les calories dépensées et leur kilométrage a créé une certaine émulation  : « Cela m’incite à marcher, à rencontrer du monde », témoigne Jacky Baivier, 69 ans. Et c’est bien là l’objectif du dispositif « Un senior averti en vaut deux », qui sera proposé aux habitants de la résidence autonomie Jules Lassalle en mai  : « Nous voulons amener les résidents, qui ont encore une certaine autonomie, à participer à des marches avec les personnes rencontrées lors de conférences que nous organisons le mardi et à utiliser les outils numériques. Il est plus facile de les faire adhérer quand quelqu’un de leur âge leur en explique le fonctionnement », souligne Arnaud Gourland, le directeur de la résidence. Car après les podomètres, des tablettes leur seront fournies. « Elles sont adaptées pour les seniors. Elles permettent de visualiser plus facilement leur activité physique, et pourront être utilisées pour communiquer avec leurs proches, et effectuer des démarches administratives », conclut Sophie Gisselmann, coordinatrice de l’atelier santé au CCAS (Centre communal d’action sociale) de Fourmies. Ce projet qui favorise l’autonomie des personnes âgées et la réduction de la fracture numérique, est le fruit d’un partenariat entre le CCAS, le centre socioculturel et le Département qui a accordé une subvention de 10 000 euros. lenord.fr/seniorsmobiles Favoriser l’autonomie MAI 2018 MAGAZINE LE NORD I 13



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