[59] Nord n°5H mars 2018
[59] Nord n°5H mars 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5H de mars 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Nord

  • Format : (190 x 260) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : RSA, les entreprises se mobilisent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Pour l’enfance et la jeunesse ENFANCE EN DANGER  : la famille en première ligne Lorsqu’un jeune est en difficulté, les travailleurs sociaux du Département favorisent les solutions dans son environnement habituel afin de maintenir les liens familiaux. Mia peine à canaliser ses émotions, à tel point qu’à 10 ans, une mesure d’intervention éducative à domicile (IEAD) lui a été proposée, ainsi qu’à ses parents, par les services de l’Aide sociale à l’enfance. « J’ai pris une claque quand j’ai appris que les services sociaux allaient intervenir, mais ça a été un vrai soutien », explique Elisa. Cette maman, pourtant très impliquée dans l’éducation de ses enfants, reconnaît avoir besoin d’aide. « La mesure s’est traduite ici notamment par un accompagnement à la scolarité et un soutien pour les parents, l’IEAD pouvant prendre une multitude de formes », explique Ruby Dumont, l’éducatrice spécialisée. Une fois les objectifs à atteindre définis ensemble, elle est intervenue régulièrement dans cette famille, auprès de Mia, du couple et de la fratrie. Cela a 4 I HORS-SÉRIE LE DÉPARTEMENT EST LÀ D. Lampla D. Lampla Et APRÈS… Émilie a 23 ans. Elle veut être éducatrice spécialisée. Un choix évident pour celle qui a été placée en foyer à 12 ans, puis en famille d’accueil  : « Je le vis comme une chance qui m’a permis de ne pas mal tourner. » La limite d’âge atteinte, sa référente ASE l’a orientée vers un foyer de jeunes travailleurs, ce qui ne l’empêche pas d’avoir gardé des liens très forts avec sa famille d’accueil. Elle exerce des petits boulots l’été, fonctionné car toute la famille s’est investie dans la démarche. Sorties culturelles ou sportives, goûters… Tout était prétexte à maintenir les liens sociaux. « Mme Dumont nous a donné des outils très utiles », assure Elisa. L’IEAD favorise la responsabilisation des parents  : « On ne fait pas les choses à leur place », relève Ruby Dumont. Elle a aussi permis d’éviter la mise en place de mesures plus difficiles à vivre comme le placement. Parfois incoutournable, cette mesure est envisagée dès que possible au sein d’une famille d’accueil. Aujourd’hui, Mia a 12 ans. La mesure a été levée mais le lien est maintenu par le biais d’une thérapie familiale accompagnée par l’assistante sociale. « Je me suis améliorée même si je dois encore travailler certains points », reconnaît l’adolescente. bénéficie d’une bourse pour ses études, touche l’APL et reçoit une fois par mois un colis alimentaire de l’ADEPAPE*. Elle a bon espoir d’obtenir son diplôme en juin pour voler de ses propres ailes et pouvoir, en décrochant un poste dans une maison d’enfants, « rendre ce qui m’a été donné. » *Association Départementale d’Entraide des Personnes Accueillies en Protection de l’Enfance du Nord.
À LA PMI, on protège les enfants et les mamans Accompagné par sa maman, Rafaël vient régulièrement en consultation infantile de PMI à Douai où il peut rencontrer puéricultrice, infirmière, psychologue et médecin. Ici, une équipe pluridisciplinaire mène un travail de prévention en veillant au bon développement des enfants de moins de 6 ans au sein de leur famille. Outre les consultations infantiles, les bilans de santé des enfants de 3 – 4 ans et un suivi à domicile pour les enfants qui le nécessitent, la PMI propose aux femmes un suivi de la grossesse par une sagefemme, un accompagnement du retour à domicile après l’accouchement et des actions de planification familiale. En lien avec les différents services de l’UTPAS*, elle mène aussi diverses actions pour favoriser l’intégration sociale des mères et de leurs enfants et soutenir la parentalité. La PMI assure également le suivi de la qualité de l’accueil chez les assistants maternels et dans les structures d’accueil collectif du jeune enfant (crèches…). Ce service ouvert à tous est accessible dans près de 400 lieux dans le département, sans compter les deux cars PMI mobilisés pour les territoires ne disposant pas d’équipement. *Unité Territoriale de Prévention et d’Action Sociale. LUTTER CONTRE LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE chez nos ados Pour lutter contre l’absentéisme, le décrochage scolaire et les phénomènes de radicalisation, des éducateurs* interviennent au sein des collèges en réseau prioritaire. Leur connaissance du terrain leur permet une intervention ciblée en lien avec les jeunes, leurs familles et l’équipe éducative avec laquelle ils identifient les besoins au cas par cas. Ils effectuent ainsi un travail de médiation auprès des familles et du collège. « Nous pouvons animer des groupes de parole, intervenir dans les classes et en dehors de l’établissement, assurer une permanence, déjeuner avec les élèves… », explique Marie-Élodie Lenne, éducatrice de prévention spécialisée au CAPEP**. Un dispositif propre au Département du Nord qui souhaite développer 50 postes à l’horizon 2020. *Appelés ALSES, Acteur de liaison sociale dans l’environnement scolaire, ces postes sont financés par le Département. **Comité d’action pour l’éducation permanente. 75 000 CONSULTATIONS PMI/AN P.Houzé D. Lampla Sous l’œil attentif de sa maman, Rafaël, 10 mois, se prête volontiers à l’examen mené par la puéricultrice. À Lourches près de Denain, Marie-Élodie Lenne assure la phase de diagnostic auprès des élèves et en lien avec l’équipe éducative. MARS 2018 MAGAZINE LE NORD I 5



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