[59] Nord n°290 fév/mar 2017
[59] Nord n°290 fév/mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°290 de fév/mar 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Nord

  • Format : (211 x 271) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : la ruralité a de l'avenir !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 44 - 45  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
44 45
bons baisers 44 Magazine Nord le Département *** « La Thaïlande a une culture extraordinaire » Maxime Besnier s’ennuyait dans son travail. Un jour, il a décidé de partir. Loin, très loin, sans savoir ce qu’il ferait. Sept ans plus tard, il est à la tête d’une start-up permettant aux touristes de sortir des sentiers battus. Propos recueillis par Françoise Colonge Photos  : Stéphanie Breton, Nicly Almasi, Stéphane Portier. Bangkok Thaïlande « Bangkok est une ville pleine de contrastes, à la fois très moderne et très typique. C’est une ville qui s’apprivoise… ». *** Lille Prénom  : Maxime Nom  : Besnier Âge  : 38 ans Originaire de  : Lille Vit à  : Bangkok Profession  : Créateur du site Very local trip Quand et pourquoi êtes-vous parti à bangkok ? Je suis parti en Thaïlande le 8 janvier 2010. C’est un pays où j’étais déjà venu deux fois en vacances et que j’avais trouvé plutôt agréable en termes de qualité de vie. à l’époque, je travaillais comme commercial dans l’industrie pharmaceutique. C’était une position confortable mais je m’ennuyais profondément. Tous les matins je me levais avec les pieds de plomb. Jusque là, j’avais beaucoup voyagé mais jamais vécu à l’étranger. J’ai fait un bilan de compétences qui a conforté mon envie de partir. Je regardais les offres d’emploi, mais c’est difficile de trouver quand on est loin. Alors je suis arrivé ici avec ma valise de 25 kg et j’ai enchaîné des petits boulots, avant de trouver un poste chez un fabricant de moustiquaires. J’y suis resté pendant deux ans et me suis créé un réseau dans la communauté des experts du paludisme ! 9. 3 4 3, 8 1 k m
« Avec nous, les voyageurs découvrent Bangkok autrement. C’est l’intérêt du concept. » « La valeur de ce que nous proposons tient dans la qualité des échanges avec les populations locales. » « Je passe souvent les week-ends au bord de la mer, à Prachuap Khiri Khan. » Puis vous avez créé votre start-up… bons baisers La société pour laquelle je travaillais a fermé en 2012 et j’ai fait du consulting free lance, ce que je continue encore un peu. Mais le gros de mon activité, c’est Very local trip, un site dont le but est de mettre en relation des voyageurs avec des locaux ou des expatriés qui leur font découvrir le pays autrement durant quelques heures, une journée ou une soirée. C’est de l’économie collaborative, comme un Airbnb du tourisme. Le concept plaît beaucoup et ça marche bien, surtout en Thaïlande, où le choc culturel est assez fort. J’ai commencé à le développer dans d’autres pays d’Asie, Cambodge, Laos, Japon, Vietnam et bientôt Birmanie, Corée et Indonésie. Est-il facile de s’intégrer en thaïlande ? Contrairement à ce que les gens pensent, ce n’est pas un pays facile. Il est à des années lumière de ce qu’on vit en Europe. Quelqu’un qui voudrait s’intégrer totalement dans la culture thaï serait frustré. Un Européen qui vit ici même depuis 30 ans restera toujours le « farang », un mot qui désigne ici le Blanc. Dans les relations humaines, il faut s’adapter. En France on est très direct et assez râleur. Ici, il ne faut pas du tout agir comme ça. Les gens gardent toujours le sourire mais cela peut cacher une antipathie. C’est quand même un pays très agréable à vivre au quotidien, les gens sont très polis, il n’y a pas de sentiment d’insécurité, la culture est extraordinaire, on trouve de la nourriture partout et le climat est parfait… Pensez-vous revenir vivre dans le nord ? Pas à court terme, car ce que j’ai créé est ici. Cependant, je reviens toujours avec plaisir une ou deux fois par an dans le Nord voir ma famille et mes amis. J’adore le Vieux-Lille et les bons petits plats familiaux. Ici, le maroilles, la bonne bière et l’humour me manquent un peu. Mais quand je rentre en France je me sens un peu en décalage. La Thaïlande me semble plus dans l’énergie, le dynamisme entrepreunarial. C’est à nous de nous assumer. Par exemple, la santé et l’éducation coûtent cher. En France, on a une chance extraordinaire et les gens ne s’en aperçoivent pas. En partant, j’avais une tendance au « french bashing », maintenant, je me réconcilie avec mon pays mais j’aimerais qu’il se bouge davantage ! www.verylocaltrip.com n°290 ı Février-mars 2017 45



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :